Le blog politique de Luc Mandret

15 décembre 2005

Homophobie et législation

Classé dans : UMP, politique — lucmandret @ 04:40
Monsieur Christian Vanneste, député UMP de la 10è circonscription du Nord, professeur de philosophie de formation, a déclaré entre autres phrases, celles-ci:

“Je n’ai pas dit que l’homosexualité était dangereuse. J’ai dit qu’elle était inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel. Ce serait dangereux pour l’humanité.”
“Je critique les comportements, je dis qu’ils sont inférieurs moralement (…).”
“Pour moi, leur comportement est un comportement sectaire.”
“Le comportement homosexuel est une menace pour la survie de l’humanité.”

Monsieur Vanneste est donc poursuivi pour ces propos peu homophiles par le SNEG, Act-Up et SOS Homophobie. Avant d’attendre le jugement fixé au 24 Janvier du tribunal correctionnel de Lille, il est nécessaire de rappeller la schyzophrénie du gouvernement et de l’UMP. Ces derniers ayant en effet voté une loi condamnant les propos homophobes à 45000€ et un an de prison, ne sont pas gênés d’avoir en leur sein un député tenant de tels propos.

Mon avis très personnel va sembler ambigü, réclamant la démission et l’exclusion de ce député (à moins qu’il ne présente ses excuses, ce dont je doute) par son propre parti. Il faut un minimum de cohérence dans les propos du parti majoritaire. Et surtout ce genre de propos sont insupportables de la part d’un élu d’un parti se voulant combattre l’homophobie. Mais à chaque parti de faire son ménage en ses rangs.

En même temps, j’ai toujours jugé cette loi (contre l’homophobie) abherrante et ne rejoins absolument pas les associations plaignantes, trouvant qu’elle entrave les liberté d’expression et de la presse. A quoi bon cette loi, alors que tout citoyen est déjà protégé par les lois condamnant la diffamation et la violence ?

14 décembre 2005

Devinette et pétition

Classé dans : medias — lucmandret @ 11:41
Petite devinette: quel lien peut-il bien exister entre Jeanne Moreau, Philippe Torreton, Alain Delon, Robert Hossein Francis Huster, Michel Leeb, Maurice Béjart, Mireille Mathieu, Françoise Hardy, Julien Clerc, Mireille Darc, Enrico Macias, Laurent Ruquier, Guillaume Durand, Stephane Bern, Karl Zéro, Wolinski, Bernard Tapie, Olivier Besancenot, Laurent Fabius, Marie-George Buffet, François Bayrou, Jean d’Ormesson, Philippe Sollers, Alain Prost, Yannick Noah et Dalil Boubakeur ?

A première vue, vous ne voyez pas ? Dans la liste, des chanteurs et des acteurs ? Des femmes politiques de gauche (dont extrême) comme de droite ? Des présentateurs de TV et des sportifs ? Des écrivains et des comiques ? Des has-(never-)been et des stars ?

Etrange, nan ? Et pourtant ils ont un point commun :

Bon, allez, je vais vous le dire: tous ces people ont signé la pétition pour sauver le quotidien France-Soir. Vous allez me dire: magnifique ! Les barrières sautent pour se retrouver derrière une bonne cause.

Soit ! Bon, en réfléchissant plus longuement, on se dit que ce n’est pas un engagement très difficile que de clamer haut et fort à la diversité de la presse, qui, paraît-il, entraine sa liberté. Je suis curieux de savoir si tous déclameraient toujours « la presse se doit d’être présente et plurielle, afin de jouer son rôle d’information, de décryptage et de consolidation du lien social » si National Hebdo était en redressement financier. Mais passons, je me fais l’avocat du diable …

Ces mêmes stars signent ensuite : « Oui, il y a une place en France pour un quotidien populaire de qualité. Oui, France Soir est un titre qui parle à chacun d’entre nous. Le sauver, en lui donnant des moyens financiers, voire de nouveaux propriétaires, c’est assurer le renouveau d’un titre majeur ». Personnellement, je n’ai lu qu’une demi-douzaine de fois France-Soir. Chaque journal a sa place et son lectorat et je ne me permettrais surement pas de critiquer la qualité de ce quotidien. Alors qu’ils sauvent France-Soir ! Que tous ces humanistes de la presse écrite lancent une cagnotte ! Au moins la moitié d’entre eux doit payer l’ISF, cela ne doit donc pas être très compliqué pour eux de réunir les 7 millions d’euros (ils peuvent toujours faire appel à leurs amis people de leurs carnets d’adresse).

Que vive l’hypocrisie ! Et la presse (vraiment) populaire !

Devinette et pétition

Classé dans : medias — lucmandret @ 10:41
Petite devinette: quel lien peut-il bien exister entre Jeanne Moreau, Philippe Torreton, Alain Delon, Robert Hossein Francis Huster, Michel Leeb, Maurice Béjart, Mireille Mathieu, Françoise Hardy, Julien Clerc, Mireille Darc, Enrico Macias, Laurent Ruquier, Guillaume Durand, Stephane Bern, Karl Zéro, Wolinski, Bernard Tapie, Olivier Besancenot, Laurent Fabius, Marie-George Buffet, François Bayrou, Jean d’Ormesson, Philippe Sollers, Alain Prost, Yannick Noah et Dalil Boubakeur ?

A première vue, vous ne voyez pas ? Dans la liste, des chanteurs et des acteurs ? Des femmes politiques de gauche (dont extrême) comme de droite ? Des présentateurs de TV et des sportifs ? Des écrivains et des comiques ? Des has-(never-)been et des stars ?

Etrange, nan ? Et pourtant ils ont un point commun :

Bon, allez, je vais vous le dire: tous ces people ont signé la pétition pour sauver le quotidien France-Soir. Vous allez me dire: magnifique ! Les barrières sautent pour se retrouver derrière une bonne cause.

Soit ! Bon, en réfléchissant plus longuement, on se dit que ce n’est pas un engagement très difficile que de clamer haut et fort à la diversité de la presse, qui, paraît-il, entraine sa liberté. Je suis curieux de savoir si tous déclameraient toujours « la presse se doit d’être présente et plurielle, afin de jouer son rôle d’information, de décryptage et de consolidation du lien social » si National Hebdo était en redressement financier. Mais passons, je me fais l’avocat du diable …

Ces mêmes stars signent ensuite : « Oui, il y a une place en France pour un quotidien populaire de qualité. Oui, France Soir est un titre qui parle à chacun d’entre nous. Le sauver, en lui donnant des moyens financiers, voire de nouveaux propriétaires, c’est assurer le renouveau d’un titre majeur ». Personnellement, je n’ai lu qu’une demi-douzaine de fois France-Soir. Chaque journal a sa place et son lectorat et je ne me permettrais surement pas de critiquer la qualité de ce quotidien. Alors qu’ils sauvent France-Soir ! Que tous ces humanistes de la presse écrite lancent une cagnotte ! Au moins la moitié d’entre eux doit payer l’ISF, cela ne doit donc pas être très compliqué pour eux de réunir les 7 millions d’euros (ils peuvent toujours faire appel à leurs amis people de leurs carnets d’adresse).

Que vive l’hypocrisie ! Et la presse (vraiment) populaire !

11 décembre 2005

Appel à votation citoyenne

Classé dans : politique — lucmandret @ 07:07
Parmi nous, les résidents étrangers non communautaires, nos voisins, sont mis à l’écart de la participation aux élections locales alors qu’ils peuvent voter aux élections professionnelles, scolaires, associatives, syndicales…
Pourtant l’opinion publique est désormais favorable au vote des étrangers non communautaires : 56 % s’y sont déclarés favorables dans le sondage effectué en novembre 2004 à la demande de la commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH). De nombreux pays d’Europe ont accordé le droit de vote à ces résidents. Depuis 1992, les Allemands, les Britanniques, les Italiens, les Portugais… résidant en France peuvent participer à ces élections mais ni les Algériens, ni les Canadiens, ni les Chiliens, ni les Maliens, ni les Marocains, ni les Turcs…

Pourtant, le 3 mai 2000, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une loi qui donne le droit de vote à tous les résidents étrangers pour les élections municipales, loi qui n’a jamais été éxaminée par le Sénat alors que des personnalités, des partis de gauche et de droite se sont clairement prononcés en sa faveur.
Pourquoi donc maintient-on les résidents étrangers non communautaires à l’écart du droit de vote en France ? Ne sont-ils pas concernés comme nous par la vie de la cité et par le «vivre ensemble» ? Leur reconnaître ce droit, c’est prendre acte d’une citoyenneté qu’ils ne cessent d’affirmer par leur activité quotidienne. C’est donner plus de force à l’ensemble des acteurs et électeurs de notre rue, de notre quartier, de notre commune.

Qu’attendent donc nos élus ?


Ont signé l’appel Votation citoyenne


Organisations, Associations et Syndicats :
ACER, ACORT, Accueil Goutte d’Or, ADELS, AGISIT Association, A.S.L.C (Association d’Assistance Scolaire Linguistique et Culturelle), Association des Tunisiens en France, Association de Solidarité avec les Travailleurs Turcs (ASTTu), ATMF, ATTAC, Autremonde, CECEDEF, CEDETIM, Collectif féministe « Ruptures », Confédération syndicale des familles, Délégation intégration et droits citoyens, Demain le monde… Les migrations pour vivre ensemble, Echanges et Partenariat, Fac Verte – l’écologie universitaire, FCPE, Fédération Léo Lagrange, FSU, FTCR, GLMU, IFAFE, IPAM, LDH, Lettre de la citoyenneté, La Ligue de l’Enseignement, MJS, Mouvement pour une Citoyenneté active, MRAP, Observatoire des libertés publiques, Pastorale des migrants, Plateforme Cojépienne d’Europe, RACORT (Rassemblement des Associations Citoyennes des Originaires de Turquie), SGEN – CFDT, UEC (Union des étudiants communistes), Territoires, Union des travailleurs immigrés Tunisiens – Paris et Ile de France (UTIT–Pidf), Union syndicale Solidaires, UNSA, UNEF

Partis Politiques : Les Alternatifs, les Jeunes Radicaux de Gauche, LCR, PC, PRG, PS, Les Verts

Appel à votation citoyenne

Classé dans : politique — lucmandret @ 06:07
Parmi nous, les résidents étrangers non communautaires, nos voisins, sont mis à l’écart de la participation aux élections locales alors qu’ils peuvent voter aux élections professionnelles, scolaires, associatives, syndicales…
Pourtant l’opinion publique est désormais favorable au vote des étrangers non communautaires : 56 % s’y sont déclarés favorables dans le sondage effectué en novembre 2004 à la demande de la commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH). De nombreux pays d’Europe ont accordé le droit de vote à ces résidents. Depuis 1992, les Allemands, les Britanniques, les Italiens, les Portugais… résidant en France peuvent participer à ces élections mais ni les Algériens, ni les Canadiens, ni les Chiliens, ni les Maliens, ni les Marocains, ni les Turcs…

Pourtant, le 3 mai 2000, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une loi qui donne le droit de vote à tous les résidents étrangers pour les élections municipales, loi qui n’a jamais été éxaminée par le Sénat alors que des personnalités, des partis de gauche et de droite se sont clairement prononcés en sa faveur.
Pourquoi donc maintient-on les résidents étrangers non communautaires à l’écart du droit de vote en France ? Ne sont-ils pas concernés comme nous par la vie de la cité et par le «vivre ensemble» ? Leur reconnaître ce droit, c’est prendre acte d’une citoyenneté qu’ils ne cessent d’affirmer par leur activité quotidienne. C’est donner plus de force à l’ensemble des acteurs et électeurs de notre rue, de notre quartier, de notre commune.

Qu’attendent donc nos élus ?


Ont signé l’appel Votation citoyenne


Organisations, Associations et Syndicats :
ACER, ACORT, Accueil Goutte d’Or, ADELS, AGISIT Association, A.S.L.C (Association d’Assistance Scolaire Linguistique et Culturelle), Association des Tunisiens en France, Association de Solidarité avec les Travailleurs Turcs (ASTTu), ATMF, ATTAC, Autremonde, CECEDEF, CEDETIM, Collectif féministe « Ruptures », Confédération syndicale des familles, Délégation intégration et droits citoyens, Demain le monde… Les migrations pour vivre ensemble, Echanges et Partenariat, Fac Verte – l’écologie universitaire, FCPE, Fédération Léo Lagrange, FSU, FTCR, GLMU, IFAFE, IPAM, LDH, Lettre de la citoyenneté, La Ligue de l’Enseignement, MJS, Mouvement pour une Citoyenneté active, MRAP, Observatoire des libertés publiques, Pastorale des migrants, Plateforme Cojépienne d’Europe, RACORT (Rassemblement des Associations Citoyennes des Originaires de Turquie), SGEN – CFDT, UEC (Union des étudiants communistes), Territoires, Union des travailleurs immigrés Tunisiens – Paris et Ile de France (UTIT–Pidf), Union syndicale Solidaires, UNSA, UNEF

Partis Politiques : Les Alternatifs, les Jeunes Radicaux de Gauche, LCR, PC, PRG, PS, Les Verts

Rénover, maintenant

Classé dans : PS, politique — lucmandret @ 06:05
Voici le texte adopté lors de la réunion de constitution du nouveau courant “Rénover, maintenant” autour des valeurs exprimées depuis 3 ans par Arnaud Montebourg. Ce texte se veut apporter des idées neuves à la gauche en général et au PS en particulier.


Trois ans déjà

Dès le soir de la double et terrible défaite des élections Présidentielles et Législatives de 2002, nous, Socialistes, savions le travail auquel nous devions désormais nous atteler : il fallait changer. Crise sociale, crise politique, insuffisance de renouvellement de notre projet se conjuguaient pour expliquer l’ampleur de notre défaite. Notre incapacité à admettre l’ampleur de la crise sociale nous avait résignés dans nos ambitions de réforme, ce qui nous avait coupés de notre base sociale traditionnelle. L’acceptation du cadre paralysant des institutions de la Vème république où les pouvoirs de blocage interdisent toute transformation sociale et le refus de mettre fin à l’irresponsabilité des pouvoirs présidentiels et judiciaires ajoutaient à ce sentiment d’impuissance. Enfin, dans l’impossibilité de définir clairement notre position sur les principaux enjeux de société du moment (sécurité, capitalisme et travail, immigration, discriminations, rôle de l’Etat, etc…) nous ne pouvions répondre aux préoccupations des couches modestes et populaires, ni intéresser la jeunesse au débat politique. Pour beaucoup d’entre nous, la réponse à ces échecs passait par des changements profonds dans les lignes politiques qui structurent notre Parti : cette nouvelle donne, ce projet élevé de rénovation, devait être mis en œuvre immédiatement.

Trois ans plus tard, où en sommes nous ? Congrès de Dijon ; référendum interne ; congrès du Mans. Trois ans de débats internes pour réorienter en quoi ? Le texte de la synthèse du Mans marque bien quelques inflexions, mais n’a pas opéré le changement d’axes espéré. Le réarmement de la politique devant les constats d’échec et de crise a échoué. Le Mans restera comme une nouvelle occasion manquée de rénover.

Occasion manquée

Ainsi, malgré l’angoisse de nos concitoyens face à la mondialisation, les aspirations à plus de contenu social et environnemental des règles du commerce international restent des vœux, pas des obligations. Si la gouvernance mondiale est bien évoquée, c’est sans que l’objectif de contrôle effectif de la mondialisation ne soit en pratique affirmé, pas plus que le rôle que pourrait jouer une régulation par de grands ensembles continentaux disposant le cas échéant d’outils d’actions appropriées (tarifs extérieurs communs).

Notre projet européen reste tout aussi indécis : peu d’avancées par rapport aux plates-formes que nos congrès votent depuis 10 ans, sur la gouvernance économique, révision des statuts de la Banque Centrale Européenne, augmentation des pouvoirs du parlement, retrait des directives libérales, perspective fédérale. Mais face au défi de la nouvelle situation née de la constitution d’un nouvel ensemble européen à 25, la question centrale, celle de la structuration politique de l’Europe d’aujourd’hui et de demain, n’est pas abordée, parce qu’elle n’a toujours pas été tranchée entre nous. Nous avons proposé un projet ambitieux, global, de réorganisation de la décision collective, à travers la « République européenne ». Le problème n’est pas que ce projet n’ait pas été retenu, le problème est que rien d’autre ne lui ai été substitué : il n’existe pas de synthèse socialiste sur la construction politique européenne au moment où les impasses budgétaires rendent plus nécessaires que jamais cette redéfinition.

Certes notre projet social pour la France a évolué. Les priorités au pouvoir d’achat, à la réforme de la fiscalité et à un encadrement renforcé du droit du travail sont plus marquées, tout comme les engagements nouveaux que sont l’exigence renforcée en matière du logement social ou du SMIC. Mais l’analyse des moyens politiques de mise en œuvre d’une nouvelle politique économique et sociale n’est même pas ébauchée : comment repenser les politiques d’innovation, de recherche et de développement industriel pour redynamiser la croissance économique ? Comment refonder la légitimité et la représentativité du fait syndical pour rendre possible une grande négociation nationale sans laquelle les réformes des systèmes de protection sociale (retraite, santé) du droit du travail et de la fiscalité seront vaines ? Comment réorganiser l’action publique et moderniser l’Etat quand la décentralisation non financée et l’enchevêtrement de niveaux de décisions multiples paralysent toute possibilité de changement véritable ?

Quant à la crise politique et démocratique elle est exemptée de toute rénovation véritable : plus que jamais présidentialistes, nous restons dans l’illusion de pouvoir appliquer de nouvelles politiques économiques et sociales audacieuses quand le système politique de la Vème République, en organisant l’éloignement des dirigeants et la coupure d’avec les citoyens, interdit de pouvoir compter sur l’appui populaire au moment où il y en aurait besoin pour réformer. Avec le refus d’envisager la VIème République, primo ministérielle, laïque et sociale, on se prive des moyens concrets de la réforme.

L’obligation de rénovation

Pour toutes ces raisons, nous ne nous reconnaissons pas dans la synthèse générale. Elle n’est pas à la hauteur de l’obligation de conduire la rénovation. Nous aurions aimé qu’elle soit beaucoup plus audacieuse, beaucoup plus authentique et pour tout dire, beaucoup plus durable. Mais nous ne croyons ni à sa force d’entraînement ni à sa pérennité. Au regard des premières conditions de sa mise en œuvre au plan national comme dans les fédérations nous voyons bien qu’elle a d’abord pour objectif d’afficher une image d’unité vis-à-vis de l’extérieur tout en couvrant souvent des pratiques d’exclusions.

Nous voulons plus que toute la victoire de notre parti et de ses projets en 2007. Nous la croyons encore possible, malgré le retard pris sur la nécessité du renouvellement. Nous entendons consacrer désormais toute notre force militante à cette victoire, au bénéfice du candidat que notre parti se sera choisi, en imposant la Rénovation et en y associant tous ceux et celles qui sont convaincus que c’est le seul chemin possible.

C’est pourquoi nous décidons aujourd’hui de fonder le mouvement « Rénover, maintenant » et appelons tous ceux et celles qui le souhaiteront à nous rejoindre et à s’organiser avec nous pour cela. Courant d’idées, de projets et de programmes renouvelés, notre mouvement participera naturellement à toutes les échéances internes de notre parti, y présentera des textes et des candidatures chaque fois que cela sera nécessaire. Mais courant ouvert sur l’extérieur aussi, pour réduire la coupure qui grandit entre l’intérieur de notre parti et le reste de la société : à ce titre, nous appellerons les sympathisants du parti, les jeunes, les responsables associatifs et tous ceux et celles qui croient à la nécessité du renouvellement à gauche, à participer pleinement aux ateliers de la Rénovation que nous mettrons en place dans tous les départements et aux laboratoires de la Rénovation, séminaire ouvert trimestriel que nous organiserons au niveau national pour être le débouché du grand brassage et de travail collectif d’idées nouvelles auquel nous voulons contribuer.

Rénover ; maintenant ; sans attendre.

Pour pousser – malgré lui – notre parti à se renouveler. Et pour y associer dès aujourd’hui les énergies qui doivent en faire sa force demain. C’est la voie que nous avons choisie parce que nous aimons notre parti, parce que nous croyons en son avenir pour peu qu’il se renouvelle et parce que nous voulons plus que tout battre la droite en 2007.

Rénover, maintenant

Classé dans : PS, politique — lucmandret @ 05:05
Voici le texte adopté lors de la réunion de constitution du nouveau courant “Rénover, maintenant” autour des valeurs exprimées depuis 3 ans par Arnaud Montebourg. Ce texte se veut apporter des idées neuves à la gauche en général et au PS en particulier.


Trois ans déjà

Dès le soir de la double et terrible défaite des élections Présidentielles et Législatives de 2002, nous, Socialistes, savions le travail auquel nous devions désormais nous atteler : il fallait changer. Crise sociale, crise politique, insuffisance de renouvellement de notre projet se conjuguaient pour expliquer l’ampleur de notre défaite. Notre incapacité à admettre l’ampleur de la crise sociale nous avait résignés dans nos ambitions de réforme, ce qui nous avait coupés de notre base sociale traditionnelle. L’acceptation du cadre paralysant des institutions de la Vème république où les pouvoirs de blocage interdisent toute transformation sociale et le refus de mettre fin à l’irresponsabilité des pouvoirs présidentiels et judiciaires ajoutaient à ce sentiment d’impuissance. Enfin, dans l’impossibilité de définir clairement notre position sur les principaux enjeux de société du moment (sécurité, capitalisme et travail, immigration, discriminations, rôle de l’Etat, etc…) nous ne pouvions répondre aux préoccupations des couches modestes et populaires, ni intéresser la jeunesse au débat politique. Pour beaucoup d’entre nous, la réponse à ces échecs passait par des changements profonds dans les lignes politiques qui structurent notre Parti : cette nouvelle donne, ce projet élevé de rénovation, devait être mis en œuvre immédiatement.

Trois ans plus tard, où en sommes nous ? Congrès de Dijon ; référendum interne ; congrès du Mans. Trois ans de débats internes pour réorienter en quoi ? Le texte de la synthèse du Mans marque bien quelques inflexions, mais n’a pas opéré le changement d’axes espéré. Le réarmement de la politique devant les constats d’échec et de crise a échoué. Le Mans restera comme une nouvelle occasion manquée de rénover.

Occasion manquée

Ainsi, malgré l’angoisse de nos concitoyens face à la mondialisation, les aspirations à plus de contenu social et environnemental des règles du commerce international restent des vœux, pas des obligations. Si la gouvernance mondiale est bien évoquée, c’est sans que l’objectif de contrôle effectif de la mondialisation ne soit en pratique affirmé, pas plus que le rôle que pourrait jouer une régulation par de grands ensembles continentaux disposant le cas échéant d’outils d’actions appropriées (tarifs extérieurs communs).

Notre projet européen reste tout aussi indécis : peu d’avancées par rapport aux plates-formes que nos congrès votent depuis 10 ans, sur la gouvernance économique, révision des statuts de la Banque Centrale Européenne, augmentation des pouvoirs du parlement, retrait des directives libérales, perspective fédérale. Mais face au défi de la nouvelle situation née de la constitution d’un nouvel ensemble européen à 25, la question centrale, celle de la structuration politique de l’Europe d’aujourd’hui et de demain, n’est pas abordée, parce qu’elle n’a toujours pas été tranchée entre nous. Nous avons proposé un projet ambitieux, global, de réorganisation de la décision collective, à travers la « République européenne ». Le problème n’est pas que ce projet n’ait pas été retenu, le problème est que rien d’autre ne lui ai été substitué : il n’existe pas de synthèse socialiste sur la construction politique européenne au moment où les impasses budgétaires rendent plus nécessaires que jamais cette redéfinition.

Certes notre projet social pour la France a évolué. Les priorités au pouvoir d’achat, à la réforme de la fiscalité et à un encadrement renforcé du droit du travail sont plus marquées, tout comme les engagements nouveaux que sont l’exigence renforcée en matière du logement social ou du SMIC. Mais l’analyse des moyens politiques de mise en œuvre d’une nouvelle politique économique et sociale n’est même pas ébauchée : comment repenser les politiques d’innovation, de recherche et de développement industriel pour redynamiser la croissance économique ? Comment refonder la légitimité et la représentativité du fait syndical pour rendre possible une grande négociation nationale sans laquelle les réformes des systèmes de protection sociale (retraite, santé) du droit du travail et de la fiscalité seront vaines ? Comment réorganiser l’action publique et moderniser l’Etat quand la décentralisation non financée et l’enchevêtrement de niveaux de décisions multiples paralysent toute possibilité de changement véritable ?

Quant à la crise politique et démocratique elle est exemptée de toute rénovation véritable : plus que jamais présidentialistes, nous restons dans l’illusion de pouvoir appliquer de nouvelles politiques économiques et sociales audacieuses quand le système politique de la Vème République, en organisant l’éloignement des dirigeants et la coupure d’avec les citoyens, interdit de pouvoir compter sur l’appui populaire au moment où il y en aurait besoin pour réformer. Avec le refus d’envisager la VIème République, primo ministérielle, laïque et sociale, on se prive des moyens concrets de la réforme.

L’obligation de rénovation

Pour toutes ces raisons, nous ne nous reconnaissons pas dans la synthèse générale. Elle n’est pas à la hauteur de l’obligation de conduire la rénovation. Nous aurions aimé qu’elle soit beaucoup plus audacieuse, beaucoup plus authentique et pour tout dire, beaucoup plus durable. Mais nous ne croyons ni à sa force d’entraînement ni à sa pérennité. Au regard des premières conditions de sa mise en œuvre au plan national comme dans les fédérations nous voyons bien qu’elle a d’abord pour objectif d’afficher une image d’unité vis-à-vis de l’extérieur tout en couvrant souvent des pratiques d’exclusions.

Nous voulons plus que toute la victoire de notre parti et de ses projets en 2007. Nous la croyons encore possible, malgré le retard pris sur la nécessité du renouvellement. Nous entendons consacrer désormais toute notre force militante à cette victoire, au bénéfice du candidat que notre parti se sera choisi, en imposant la Rénovation et en y associant tous ceux et celles qui sont convaincus que c’est le seul chemin possible.

C’est pourquoi nous décidons aujourd’hui de fonder le mouvement « Rénover, maintenant » et appelons tous ceux et celles qui le souhaiteront à nous rejoindre et à s’organiser avec nous pour cela. Courant d’idées, de projets et de programmes renouvelés, notre mouvement participera naturellement à toutes les échéances internes de notre parti, y présentera des textes et des candidatures chaque fois que cela sera nécessaire. Mais courant ouvert sur l’extérieur aussi, pour réduire la coupure qui grandit entre l’intérieur de notre parti et le reste de la société : à ce titre, nous appellerons les sympathisants du parti, les jeunes, les responsables associatifs et tous ceux et celles qui croient à la nécessité du renouvellement à gauche, à participer pleinement aux ateliers de la Rénovation que nous mettrons en place dans tous les départements et aux laboratoires de la Rénovation, séminaire ouvert trimestriel que nous organiserons au niveau national pour être le débouché du grand brassage et de travail collectif d’idées nouvelles auquel nous voulons contribuer.

Rénover ; maintenant ; sans attendre.

Pour pousser – malgré lui – notre parti à se renouveler. Et pour y associer dès aujourd’hui les énergies qui doivent en faire sa force demain. C’est la voie que nous avons choisie parce que nous aimons notre parti, parce que nous croyons en son avenir pour peu qu’il se renouvelle et parce que nous voulons plus que tout battre la droite en 2007.

9 décembre 2005

VIIè congrès du MJS

Classé dans : politique — lucmandret @ 02:28
C’est parti pour 3 jours ! Je suis un très mauvais militant du MJS, car je n’ai pas lu les textes. Shame on me … Mais pas eu le temps de lire les pavés, surement très intéressants. Je vais me rattraper dès ce soir en écoutant avec attention la présentation des contributions. Petit clin d’oeil à Rémi qui va en présenter l’une d’elle (Rémi, je suis sûr que tu seras meilleur orateur qu’à FEE … ehehehe).

Ce congrès a plein d’atout pour moi : je suis juste présent comme organisateur et non comme délégué, ce qui m’évitera de devoir voter. De plus, il a lieu à La Bellevilloise, juste à côté d’où je bosse (si je m’ennuie, je pourrai aller faire un tour au bureau). Il a lieu à Paris, ce qui me permet de continuer ma vie tranquillement. Je pense que ce congrès sera fédérateur et qu’il permettra d’avoir une vraie ligne politique pour les deux ans à venir. Le futur président Razzye Hammadi (sauf coup de théâtre) est un chic type, même si nous avons quelques différents stratégiques et politiques.

Bon malheureusement, nous n’allons pas échapper à ces quelques moments ridicules de chaque congrès. La “soirée dansante” (j’adore cette expression ça fait très maison de retraite) où l’on réécoutera les fidèles tubes des années 80 et 90 et autres merdes radiophoniques pour post-ado déconnectés (je connais de très bon DJs qui animeraient surement cette soirée gratuitement, avis aux membres du BN). Nous aurons aussi le droit à la fidèle cérémonie des adieux : des larmes, des cadeaux, des embrassades, des discours; mais que l’on se rassure, ils s’entrainent juste pour leur futurs plateaux de TV chez Druker, car ils se sont vus 5mn auparavant, et se reverront très souvent à Solfé ou dans quelques instances diverses et variées. Ils repartirons les mains remplies de livres de Jaurès ou de Marx, de chèques cadeau FNAC ou de CD de Jean Ferrat. Moi, je vous préviens, si jamais un jour l’on célèbre mon départ du MJS, je veux l’intégrale de Drieu La Rochelle ou de Céline, les CDs de Laurent Boudic, de Mistinguette ou de Petula Clark, un abonnement à Minute ou à National Hebdo …

Bon, trêve de plaisanterie, parlons un peu politique et des contributions que je n’ai pas lues ! Bah nan, je ne vais pas faire comme tout autre politicard ou journalistiqueux qui se permet de parler de ce qu’il ne connait pas !

Allez, suite au prochain épisode …

VIIè congrès du MJS

Classé dans : politique — lucmandret @ 01:28
C’est parti pour 3 jours ! Je suis un très mauvais militant du MJS, car je n’ai pas lu les textes. Shame on me … Mais pas eu le temps de lire les pavés, surement très intéressants. Je vais me rattraper dès ce soir en écoutant avec attention la présentation des contributions. Petit clin d’oeil à Rémi qui va en présenter l’une d’elle (Rémi, je suis sûr que tu seras meilleur orateur qu’à FEE … ehehehe).

Ce congrès a plein d’atout pour moi : je suis juste présent comme organisateur et non comme délégué, ce qui m’évitera de devoir voter. De plus, il a lieu à La Bellevilloise, juste à côté d’où je bosse (si je m’ennuie, je pourrai aller faire un tour au bureau). Il a lieu à Paris, ce qui me permet de continuer ma vie tranquillement. Je pense que ce congrès sera fédérateur et qu’il permettra d’avoir une vraie ligne politique pour les deux ans à venir. Le futur président Razzye Hammadi (sauf coup de théâtre) est un chic type, même si nous avons quelques différents stratégiques et politiques.

Bon malheureusement, nous n’allons pas échapper à ces quelques moments ridicules de chaque congrès. La “soirée dansante” (j’adore cette expression ça fait très maison de retraite) où l’on réécoutera les fidèles tubes des années 80 et 90 et autres merdes radiophoniques pour post-ado déconnectés (je connais de très bon DJs qui animeraient surement cette soirée gratuitement, avis aux membres du BN). Nous aurons aussi le droit à la fidèle cérémonie des adieux : des larmes, des cadeaux, des embrassades, des discours; mais que l’on se rassure, ils s’entrainent juste pour leur futurs plateaux de TV chez Druker, car ils se sont vus 5mn auparavant, et se reverront très souvent à Solfé ou dans quelques instances diverses et variées. Ils repartirons les mains remplies de livres de Jaurès ou de Marx, de chèques cadeau FNAC ou de CD de Jean Ferrat. Moi, je vous préviens, si jamais un jour l’on célèbre mon départ du MJS, je veux l’intégrale de Drieu La Rochelle ou de Céline, les CDs de Laurent Boudic, de Mistinguette ou de Petula Clark, un abonnement à Minute ou à National Hebdo …

Bon, trêve de plaisanterie, parlons un peu politique et des contributions que je n’ai pas lues ! Bah nan, je ne vais pas faire comme tout autre politicard ou journalistiqueux qui se permet de parler de ce qu’il ne connait pas !

Allez, suite au prochain épisode …

1 décembre 2005

Manif contre la Francafrique

Classé dans : monde, politique — lucmandret @ 08:38

Sommet franco-africain 2005 : Arrêtons le soutien aux dictateurs ! Soutenons les peuples africains !

Manifestation le 4 décembre 2005
14h Place des Fêtes, Paris 19ème

Le 23ème sommet des chefs d’Etat franco-africains aura lieu les 3 et 4 décembre prochains à Bamako. Le Président français, comme il est de coutume, y rencontrera l’ensemble de ses homologues africains pour s’assurer du maintien de leur coopération, tandis que certains chefs d’Etat contestés ou en perte de vitesse chercheront à (re)gagner les faveurs de la diplomatie française et s’assurer du soutien politique, économique et militaire de leur ancienne puissance coloniale.

Convaincues que les relations franco-africaines constituent un sujet qui ne saurait se limiter à un rendez-vous diplomatique, des organisations françaises et africaines se sont attachés depuis 1994 à organiser des rencontres alternatives en marge des sommets franco-africains organisés sur le sol français. Ces rendez-vous, ouverts à toutes les composantes associatives et syndicales de la société civile, ont donné l’occasion de formuler des revendications sur les questions de libertés fondamentales, de droits humains, de dette, de coopération militaire, de commerce mondial, de migrations, etc.

Cette année, une initiative citoyenne est portée au Mali même par une coalition d’organisations africaines, sous l’impulsion de la CAD Mali, par ailleurs organisatrice du « Forum des Peuples » (de Siby, Kita, Fana) et partie prenante du prochain Forum Social Mondial de Bamako. Avec ses faibles moyens, cette coalition prouve que l’auto-organisation des peuples africains n’est pas un vain mot et que leur lutte est bien vivante.

Manifestons donc le 4 décembre 2005 à Paris, en soutien au contre-sommet de Bamako,

CONTRE :

  • Ces despotes qui vivent impunément des rapports néo-coloniaux au détriment du développement de leurs pays et du bien-être des populations.
  • La politique de la France en Afrique menée par Jacques Chirac et ses prédécesseurs, responsable de la plupart des maux de l’Afrique.
  • La torture, les massacres, les assassinats politiques, les trafics d’armes, et l’impunité de leurs auteurs et de leurs complices.

Nous, organisations françaises et africaines mobilisées à l’occasion de l’Autre sommet pour l’Afrique, exigeons un partenariat euro-africain réellement constructif pour le développement et l’émancipation de l’Afrique.

POUR :

  • Le respect des libertés fondamentales d’expression et d’organisation syndicale, associative et politique
  • Le respect des Droits de l’Homme
  • L’annulation de la dette illégitime payée par les peuples africains
  • L’arrêt du pillage du continent par les pays riches et leurs multinationales, la Banque Mondiale et le FMI
  • La lutte contre l’impunité et la délinquance financière
  • L’accès de tous à l’alimentation, la santé, l’éducation, à l’emploi, à l’habitat, et à la justice
  • Une guerre contre le Sida et le Paludisme, premiers ennemis de l’Humanité
  • Pour une solidarité nouvelle entre l’Europe et l’Afrique qui passe par la régularisation des Sans Papiers.

Contre la Françafrique ! Solidarité internationale !

Manif contre la Francafrique

Classé dans : monde, politique — lucmandret @ 07:38

Sommet franco-africain 2005 : Arrêtons le soutien aux dictateurs ! Soutenons les peuples africains !

Manifestation le 4 décembre 2005
14h Place des Fêtes, Paris 19ème

Le 23ème sommet des chefs d’Etat franco-africains aura lieu les 3 et 4 décembre prochains à Bamako. Le Président français, comme il est de coutume, y rencontrera l’ensemble de ses homologues africains pour s’assurer du maintien de leur coopération, tandis que certains chefs d’Etat contestés ou en perte de vitesse chercheront à (re)gagner les faveurs de la diplomatie française et s’assurer du soutien politique, économique et militaire de leur ancienne puissance coloniale.

Convaincues que les relations franco-africaines constituent un sujet qui ne saurait se limiter à un rendez-vous diplomatique, des organisations françaises et africaines se sont attachés depuis 1994 à organiser des rencontres alternatives en marge des sommets franco-africains organisés sur le sol français. Ces rendez-vous, ouverts à toutes les composantes associatives et syndicales de la société civile, ont donné l’occasion de formuler des revendications sur les questions de libertés fondamentales, de droits humains, de dette, de coopération militaire, de commerce mondial, de migrations, etc.

Cette année, une initiative citoyenne est portée au Mali même par une coalition d’organisations africaines, sous l’impulsion de la CAD Mali, par ailleurs organisatrice du « Forum des Peuples » (de Siby, Kita, Fana) et partie prenante du prochain Forum Social Mondial de Bamako. Avec ses faibles moyens, cette coalition prouve que l’auto-organisation des peuples africains n’est pas un vain mot et que leur lutte est bien vivante.

Manifestons donc le 4 décembre 2005 à Paris, en soutien au contre-sommet de Bamako,

CONTRE :

  • Ces despotes qui vivent impunément des rapports néo-coloniaux au détriment du développement de leurs pays et du bien-être des populations.
  • La politique de la France en Afrique menée par Jacques Chirac et ses prédécesseurs, responsable de la plupart des maux de l’Afrique.
  • La torture, les massacres, les assassinats politiques, les trafics d’armes, et l’impunité de leurs auteurs et de leurs complices.

Nous, organisations françaises et africaines mobilisées à l’occasion de l’Autre sommet pour l’Afrique, exigeons un partenariat euro-africain réellement constructif pour le développement et l’émancipation de l’Afrique.

POUR :

  • Le respect des libertés fondamentales d’expression et d’organisation syndicale, associative et politique
  • Le respect des Droits de l’Homme
  • L’annulation de la dette illégitime payée par les peuples africains
  • L’arrêt du pillage du continent par les pays riches et leurs multinationales, la Banque Mondiale et le FMI
  • La lutte contre l’impunité et la délinquance financière
  • L’accès de tous à l’alimentation, la santé, l’éducation, à l’emploi, à l’habitat, et à la justice
  • Une guerre contre le Sida et le Paludisme, premiers ennemis de l’Humanité
  • Pour une solidarité nouvelle entre l’Europe et l’Afrique qui passe par la régularisation des Sans Papiers.

Contre la Françafrique ! Solidarité internationale !

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