Le blog politique de Luc Mandret

31 mai 2007

Je suis connecté au MoDem

Classé dans : MoDem, Narcisse, politique — lucmandret @ 05:30
Voila c’est fait. J’ai reçu la confirmation de mon adhésion au Mouvement Démocrate de François Bayrou. Je suis le 16148ème adhérent. Une nouvelle page politique s’ouvre pour moi.

Nicolas Sarkozy bégaye

Classé dans : humour, sarkozy — lucmandret @ 11:00
Suite au décès de l’acteur Jean-Claude Brialy, l’Elysée publie un communiqué de presse de Nicolas Sarkozy sur le site de la présidence de la république. Outre le fait que je doute que le Président lui-même ait lu ce communiqué, mais plutôt Georges-Marc Benhamou, son conseiller culturel, je m’amuse de voir la petite erreur de copier-coller dans ce communiqué.

Ce qui donne comme première phrase de ce communiqué : “C’est avec une immense tristesse que j’apprends la mort de C’est avec une immense tristesse que j’apprends la mort de Jean-Claude Brialy“.

Je sais, ce n’est pas très important, et je m’amuse de très peu, mais on va voir au bout de combien de temps le service presse de l’Elysée se rendra compte de cette erreur.

Appel contre la franchise Sarkozy

Classé dans : politique — lucmandret @ 10:00
Ci-dessous le texte de la pétition à l’initiative du Docteur Christian Lehmann (son blog), déjà signée par plus de 36000 personnes. Allez signer la pétition ici. Et faites circuler !

« FRANCHISE » SUR LES SOINS : L’ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGER

En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s’il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c’est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE :

Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins des plus modestes : Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien… Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c’est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins « comme avant ».
La cible de cette mesure ce sont surtout les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.

Franchise = Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.

Franchise = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c’est-à-dire que « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.

Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.

30 mai 2007

Adhèrez au MoDem

Classé dans : MoDem — lucmandret @ 08:30
Avec plus de 77 000 personnes préinscrites au Mouvement Démocrate de François Bayrou, il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses. Vous pouvez maintenant adhèrer pour de vrai au MoDem. Le montant de la cotisation est libre, en fonction de ses revenus, à partir de 20€, et même de 5€ pour les chômeurs et RMIstes. Soit en téléchargeant le bulletin d’adhésion et en le renvoyant par la Poste. Soit pour les plus modernes, en adhèrant en ligne en suivant ce lien.

(PS : Adadinte, maintenant, il s’agit de ne pas se dégonfler, et de tenir ta promesse faite un soir lors d’un pot organisé par Quitterie …)

Please help me !

Classé dans : Narcisse — lucmandret @ 03:00
J’ai besoin de votre aide à tous ! Je ne reçois plus mes mails sur mon compte laposte.net. Je ne comprends pas pourquoi : ma boite n’est pas saturée, je n’ai rien modifié. Pouvez-vous m’aider ? Si vous avez un compte laposte, rencontrez-vous le même problème ?

En attendant, vous pouvez utiliser cette nouvelle adresse en m’écrivant à mandret@gmail.com.

Merci pour votre aide.
Luc

MAJ 23h00 : je reçois progressivement mes mails sur mon compte laposte, à n’y rien comprendre …

Nouveaux médias

Classé dans : blogs, medias — lucmandret @ 01:45
J’ai rejoint le groupe Réseaux & Nouveaux médias sur le Réseau libre. Ce groupe vise à fédérer des sites de sensibilités politiques diverses, ayant en commun le souhait de développer l’audience des blogs indépendants et des nouveaux médias.

Pour rejoindre ce groupe, enregistrez-vous sur le forum : S’ENREGISTRER puis cliquez ici : REJOINDRE le groupe stratégies Réseaux & Nouveaux médias.

Membres :

arvisavenirdemocrateAxelBrunoCarlo RevelliCasabaldiccarignanocharlieClaireClothildeDilettanteFaridfredesfh16Heloim SinclairHenri AlbertiIzajcharreJoséLancelotLaurentleblog2roubaixlényMichelQthevenonSilventeSoSo-AnntcrouzetUDF Sciences PoVirginie

Hommage à François Mitterrand

Classé dans : politique — lucmandret @ 11:45
Non, je ne suis pas devenu tontonphile du jour au lendemain. Je vous parle du blog outre-tombesque de notre cher ancien président. Je lis chaque jour ses notes caustiques et ses anecdotes sur les pontes du Parti Socialiste. Cher [**censored**], si tu me lis (et je sais que tu me lis), continue ce blog, je l’adore !

Donc aujourd’hui, François Mitterrand le bloggeur m’a fait rire. Il s’est introduit dans les coulisses du meeting d’hier au Zénith. Et voici ce qu’il en rapporte :

Je me suis discrètement promené hier dans les coulisses du meeting du Parti Socialiste, derrière la scène du Zénith, cette salle pour laquelle jack Lang s’était tant battu autrefois. Il régnait là une bien étrange ambiance. Très franchement, je dois vous dire que j’ai remarqué que personne ne parle à personne. Heureusement, les militants venus nombreux n’ont pas vu ces mines cadavériques, ils seraient repartis plus démoralisés qu’à leur arrivée. Quel étrange spectacle que de voir les dirigeants du plus grand parti de la gauche française se saluer comme des automates, quand ils daignent le faire. C’est bien simple, je me suis senti plus vivant qu’eux.

Strauss-Kahn et Fabius affichaient une bien triste mine, surtout le premier qui est en train de comprendre que sa place dans l’Histoire lui échappe. Quant au second, il faut bien lui reconnaître qu’il parvient toujours à dissimuler ses sentiments dès qu’il se trouve en public, mais moi qui le connais par cœur, cela ne m’a pas trompé. (suite …)

A lire également la perspective d’une petite perle sur notre ancien bienaimé Premier Ministre, Laurent Fabius, datant de 1992 … Pour ceux qui ne connaissent donc pas ce blog, foncez le lire, en plus c’est sublimement bien écrit !

Endemol me donne la gerbe

Classé dans : medias, monde — lucmandret @ 10:30
Article trouvé sur Libération.fr. Heureusement cette émission ne pourra être réalisée en France, l’anonymat des donneurs étant de rigueur. Endemol me fout la gerbe, la chaine de TV également, avec leurs discours ignobles d’éveilleurs de conscience. Prenez de la merde, mettez des paillettes autours, et vous faites de l’audience.


Pays-Bas : qui veut gagner mon rein ?
Une donneuse choisit en direct à la télé entre trois malades en attente de greffe.
Par Sabine CESSOU

Dernière trouvaille de la télé-réalité néerlandaise : une patiente de 37 ans en phase terminale d’une maladie incurable va décider, vendredi soir, à qui ira l’un de ses reins après sa mort (l’autre faisant l’objet d’une liste d’attente). La dame, dont on ne connaîtra que le prénom ­ Lisa ­ devra faire son choix entre trois jeunes malades, tous atteints d’insuffisance rénale. Elle se basera sur les portraits des trois candidats, filmés dans leur vie quotidienne, en conversation avec leurs parents et amis. Les téléspectateurs, eux, pourront donner leur avis par Texto.

«Inapproprié», «contraire à l’éthique», «dangereux»… Le gouvernement et le Parlement néerlandais sont bien d’accord pour condamner l’émission, mais pas pour l’interdire. Par respect du principe de la liberté des médias, Ronald Plasterk, le ministre de la Culture, affirme ne pas pouvoir exercer de censure. De son côté, Ab Klink, le ministre de la Santé, ne voit rien dans la loi sur les dons d’organes qui permette d’interdire le show.

«Choquer». BNN, une société de production publique spécialisée dans les programmes pour jeunes, n’a pas l’intention de reculer. L’émission, baptisée The Big Donor Show et conçue par Endemol, la société de production de John De Mol, inventeur de Big Brother, sera diffusée le 1er juin, à 20 h 30, sur Nederland 2. Laurens Drillich, le directeur de BNN, veut «éveiller les consciences sur le grave problème des dons d’organes», insuffisants aux Pays-Bas. Il tient aussi à rendre hommage à Bart De Graaf, son prédécesseur, mort en 2002 à 35 ans d’une insuffisance rénale, après de vaines années d’attente d’un don d’organe. Il affirme que la chance pour les trois candidats de l’émission de recevoir un rein est de 33 % ­ beaucoup plus que par la voie normale. «Comme la situation est désastreuse, dit-il, nous agissons de manière à choquer, pour attirer l’attention.»

Drogues. La chaîne de télévision privée RTL, de son côté, note avec une pointe de jalousie l’émoi international suscité par le programme. De l’Afrique du Sud au Canada, The Big Donor Show fait l’objet d’une large couverture médiatique, tout comme le dernier programme de BNN à avoir fait scandale : Spuiten & Slikken («Injecte et avale»), une émission dont les présentateurs testent chaque semaine, depuis octobre 2005, nouvelles drogues et expériences érotiques.

Au final, The Big Donor Show pourrait quand même être rattrapé par la loi. Aux Pays-Bas, rappelle le ministère de la Santé, seules les personnes donnant leurs organes de leur vivant peuvent choisir les bénéficiaires. Dans la plupart des cas, ce sont des membres de la famille qui donnent leur rein aux malades. Une fois morts, les donneurs et la télévision n’y peuvent plus rien : c’est le principe de la liste d’attente qui prévaut. Les deux reins de Lisa pourraient donc aller, n’en déplaise à BNN, aux patients qui auront attendu le plus longtemps.

29 mai 2007

Jouez avec Daniel Vaillant

Classé dans : PS, humour — lucmandret @ 12:49
Trouvé ce jeu chez SocialisTIC. A la base contre Jean Tiberi, je l’ai modifié à la sauce Vaillant. Jouez bien !

28 mai 2007

"La Pentecôte est de droite mais la Pentecôte est rude"

Classé dans : politique — lucmandret @ 02:30
Les bloggeurs se défoulent contre cette journée du lundi de la Pentecôte. Je n’en trouve pas un seul satisfait de cette journée mi-travaillée mi-chômée. Petite revue des blogs inscrits dont je suis les flux et qui parle de cette journée.

Commençons par des amis socialistes. Arnaud fait dans la sobriété en titrant “Travailler plus, pour gagner rien” et il remercie Jean-Pierre Raffarin dans sa note du jour “pour cette journée dite de solidarité“. Rémi, lui, trouve que c’est le “grand foutoir“, parle de “magnifique supercherie politico-médiatique” mais on apprenant en lisant son blog qu’il travaille quand même, mais pour sa thèse. Courage camarade !

L’impertinent Toreador voit d’un oeil noir ce “bordel contre-productif“. Pour remédier à cela, il propose deux solutions : “soit on le rend obligatoire pour tout le monde, ce Lundi travaillé, soit on le rend à ses traditions catholiques“. Et pour redoubler l’effort de solidarité envers les personnes âgées, il a une préférence pour la seconde. En “sucrant deux jours de RTT à tout le monde“.

Dans la Maison du Faucon, Fabien subit un RTT obligatoire. Il revient sur la canicule de 2004 et le “ministre de la santé en polo qui dit : cool tout va bien” et pointe l’incohérence du “travailler plus pour gagner plus ?” chère à Nicolas Sarkozy.

Autheuil râle le moins sur cette journée, trouvant que “ce changement entre dans les moeurs“. Seulement, il s’en prend à Xavier Bertrand, et sa langue de bois annonçant une “évaluation sans tabous”.

Chez les bloggeurs stars, Laurent sur Embruns s’en prend aux “salauds de vieux” car il bosse, lui, en cette “journée Raffarin“. Versac enfin dit “Merci Jean-Pierre” et résume (hativement ?) cette journée à double-vitesse par “des PME qui bossent, des administrations et grandes entreprises au repos” et dénonce le ridicule de cette journée dont l’intérêt n’a jamais été évalué.

27 mai 2007

Fuyons François Fillon (avant qu’il ne soit trop tard)

Classé dans : UMP, politique — lucmandret @ 03:00
J’ai reçu ce texte par mail de la part de mon “camarade” Triple R™. Absolument passionnant sur la politique de François Fillon dans la région Pays de la Loire. A lire absolument avant de voter pour les législatives.
Bonne lecture.
Luc

Musique : Volver par Estrella Morente (sublime !)


La vieille lune d’un François Fillon héritier du gaullisme social doublée de l’image d’un homme dévoué à l’administration de sa Région est des plus risibles : pour être estimable en tant qu’individu, l’homme public est politiquement très à droite et plutôt désengagé de la gestion des dossiers ligériens. N’en déplaise aux médias.

Ainsi, au Conseil régional des Pays de la Loire, dont il voulait faire un « laboratoire de la droite », il fait alliance depuis 1998 avec le MPF de Philippe de Villiers, qui est plus proche de Jean-Marie Le Pen que de la social-démocratie. D’ailleurs, François Fillon préside encore aujourd’hui ce groupe nommé « Union des Pays de la Loire ».

Comme président de Région, il n’a jamais montré un intérêt particulier pour le « social » : aucun crédit consacré à la construction de logements sociaux, refus perpétuel d’instaurer la gratuité des manuels scolaires pour les lycéens (ce que la Gauche a fait dès son élection en 2004) ou de supprimer la taxe sur les Permis de conduire (ce que la Gauche a également mis en place), et bien sûr refus d’une tarification spéciale sur les trains régionaux pour favoriser la recherche d’emplois par les chômeurs.

Enfin, dans le domaine économique, il n’a jamais eu la moindre considération pour le secteur de l’économie sociale et solidaire, qui représente plus de 140 000 emplois en Pays de la Loire.

Ce que l’on peut dire dès aujourd’hui, c’est que rien dans son action à la tête des Pays de la Loire ne laisse présager un rééquilibrage « à gauche » d’un président de la République portée sur l’ultralibéralisme. En témoignent les procès-verbaux des séances du Conseil régional des Pays de la Loire entre 2000 et 2004.

2000 : entre libertés locales et intérêt national
Le 31 mars 2000, lors de la discussion du Contrat de Plan Etat-Région, François Fillon fustige les « ambiguïtés d’une décentralisation inachevée et trop souvent suspectée » et fait part de son sentiment selon lequel la France connaît un « contexte de plus en plus difficile pour les libertés locales ». Etrange de s’inquiéter de cela en l’an 2000 pour faire plus tard l’intense promotion de la Loi sur la Sécurité Intérieure imaginée par Nicolas Sarkozy en 2003, qui fut directement inspirée de son homonyme américaine mise en place par Georges W. Bush.

François Fillon dénonce ensuite un fait clair : « l’Etat fait payer un nombre croissant de ses compétences par les collectivités ». Si cela le dérangeait lorsqu’il présidait une Région, pourquoi le gouvernement dont il était n°2 (devant Dominique de Villepin… qui n’était alors que n°3) n’a-t-il pas mieux fait les choses en août 2004 ? Comme l’ajoutait si bien le nouveau Premier ministre : « c’est le rôle de l’Etat de faire des choix et d’arbitrer au nom de l’intérêt national »… Et l’intérêt régional dans tout ça ? On est curieux de voir la politique du nouveau locataire de Matignon en matière de décentralisation !

2001 : une certaine vision de la décentralisation… et de l’Europe
Dans la séance du 28 mai consacrée à la décentralisation, François Fillon introduit son propos par une méfiance à l’égard de ce processus en précisant que « la décentralisation peut être une chance pour la France, mais elle peut également être, si certaines conditions méthodologiques et politiques ne sont pas remplies, une défaite pour la République. » Selon lui, « il convient d’arbitrer en faveur d’un Etat qui doit, en certains domaines, être acteur, et en d’autres, régulateur, d’un Etat recentré et relayé par des collectivités locales ». Pourtant, les Régions ne sont ni des sous-fifres ni des sous-traitants de l’Etat mais bel et bien des exécutifs locaux investis de la légitimité des urnes qui doivent par conséquent remplir leur fonction en toute indépendance.

François Fillon fait également une parenthèse en dénonçant « le paradoxe qui veut que l’Etat délègue certaines de ses responsabilités les plus sacrées à l’Europe, aux commissions indépendantes ou aux experts, mais ne semble pas se lasser de suspecter et d’encadrer les collectivités locales. » On pourrait presque croire que le nouveau Premier ministre est un tantinet souverainiste (ce qui expliquerait ses alliances avec le MPF de Philippe de Villiers) ou un euro-sceptique (ce qui est contradictoire avec le programme du Président de la République qui l’a nommé à Matignon).

Etonnamment, en conclusion de son discours, François Fillon explique que « la société française est avide de participation : il faut la solliciter‚ il faut avoir confiance en elle. » N’est-ce pas précisément une des principales critiques faites à Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle ?

2002 : vaines paroles pour l’éducation et les transports
Après un premier semestre où il s’est contenté de distribuer la parole pendant les débats, François Fillon est présent en juin 2002 pour transmettre les pouvoirs présidentiels à son successeur tout en restant 1er vice-président. Il fait alors une longue déclaration, plus mesurée qu’à l’accoutumée, où il affirme tout de même sa « conviction que l’éducation et la formation constituent dans un monde ouvert et compétitif un atout décisif ». Son action en la matière n’est pourtant pas des plus remarquables puisqu’il a toujours refusé d’instaurer la gratuité des manuels scolaires pour les lycéens (ce que la Gauche a fait dès son élection en 2004).

Dans son discours, il se gargarise également de la « régionalisation réussie des transports ferroviaires ». Pourtant, le Conseil régional des Pays de la Loire, une fois la majorité passée à gauche, a du acheter en urgence 46 trains entre 2004 et 2007 pour pallier au déficit en la matière du fait du désengagement de la précédente majorité dans ce domaine.

Après ce passage de flambeau, François Fillon ne remettra les pieds dans l’hémicycle qu’une fois, pour une session extraordinaire en septembre, afin de conserver son poste de 1er vice-président de la Région, mais il ne prononcera pas un mot de la séance.

2003: le chantre d’une décentralisation non-compensée
Présent une seule fois, en avril, où il part en cours de séance (dans la matinée) après avoir prononcé une longue tirade sur la décentralisation, pleine de promesses… toujours pas réalisées !
Lors de cette séance, François Fillon reconnaît que « tout le monde – ou presque – convient qu’une nouvelle étape doit être franchie dans la décentralisation » et affirme, en sa qualité de ministre, que « le Gouvernement va soumettre un certain nombre de textes sur les transferts de compétences et sur la mise en place de nouveaux dispositifs fiscaux pour permettre aux collectivités locales d’assumer ces compétences ». Il ajoute qu’il n’y a aucune inquiétude à avoir sur le plan budgétaire car « nous sommes maintenant garantis par les dispositions qui interdisent désormais à l’État de transférer des responsabilités aux collectivités locales sans mettre en oeuvre les ressources correspondantes. » Pour donner plus de force à ses propos, le ministre ajoute même que « telle est la grande avancée de cette réforme constitutionnelle ! […] Ce n’est pas une déclaration d’intention. C’est la Constitution de la France ! »

Pourtant, de nombreuses compétences dont ont héritées les Régions par la loi du 13 août 2004 (préparée par Gouvernement Raffarin-3 dont François Fillon était n°2) n’ont pas été compensées par un transfert de crédits, ce qui a obligé les collectivités à augmenter les impôts locaux, processus qu’il fut facile de critiquer par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle. A l’inverse, l’Etat qui dispose par effet mathématique de plus d’argent n’a pas amélioré la qualité du service public !

Pour l’anecdote, François Fillon précise qu’il faudra « un certain temps pour que la culture de l’intérêt général se mette bien en place dans les collectivités »… Il faut croire qu’il n’a pas pris le temps d’assimiler cette culture-là pendant ses années à la tête de l’exécutif régional.

2004 : un conseiller régional parfaitement inactif
Présent une seule fois (en décembre) où il part en cours de séance sans avoir prononcé un seul mot.

Fuyons François Fillon (avant qu’il ne soit trop tard)

Classé dans : UMP, politique — lucmandret @ 03:00
J’ai reçu ce texte par mail de la part de mon “camarade” Triple R™. Absolument passionnant sur la politique de François Fillon dans la région Pays de la Loire. A lire absolument avant de voter pour les législatives.
Bonne lecture.
Luc

Musique : Volver par Estrella Morente (sublime !)


La vieille lune d’un François Fillon héritier du gaullisme social doublée de l’image d’un homme dévoué à l’administration de sa Région est des plus risibles : pour être estimable en tant qu’individu, l’homme public est politiquement très à droite et plutôt désengagé de la gestion des dossiers ligériens. N’en déplaise aux médias.

Ainsi, au Conseil régional des Pays de la Loire, dont il voulait faire un « laboratoire de la droite », il fait alliance depuis 1998 avec le MPF de Philippe de Villiers, qui est plus proche de Jean-Marie Le Pen que de la social-démocratie. D’ailleurs, François Fillon préside encore aujourd’hui ce groupe nommé « Union des Pays de la Loire ».

Comme président de Région, il n’a jamais montré un intérêt particulier pour le « social » : aucun crédit consacré à la construction de logements sociaux, refus perpétuel d’instaurer la gratuité des manuels scolaires pour les lycéens (ce que la Gauche a fait dès son élection en 2004) ou de supprimer la taxe sur les Permis de conduire (ce que la Gauche a également mis en place), et bien sûr refus d’une tarification spéciale sur les trains régionaux pour favoriser la recherche d’emplois par les chômeurs.

Enfin, dans le domaine économique, il n’a jamais eu la moindre considération pour le secteur de l’économie sociale et solidaire, qui représente plus de 140 000 emplois en Pays de la Loire.

Ce que l’on peut dire dès aujourd’hui, c’est que rien dans son action à la tête des Pays de la Loire ne laisse présager un rééquilibrage « à gauche » d’un président de la République portée sur l’ultralibéralisme. En témoignent les procès-verbaux des séances du Conseil régional des Pays de la Loire entre 2000 et 2004.

2000 : entre libertés locales et intérêt national
Le 31 mars 2000, lors de la discussion du Contrat de Plan Etat-Région, François Fillon fustige les « ambiguïtés d’une décentralisation inachevée et trop souvent suspectée » et fait part de son sentiment selon lequel la France connaît un « contexte de plus en plus difficile pour les libertés locales ». Etrange de s’inquiéter de cela en l’an 2000 pour faire plus tard l’intense promotion de la Loi sur la Sécurité Intérieure imaginée par Nicolas Sarkozy en 2003, qui fut directement inspirée de son homonyme américaine mise en place par Georges W. Bush.

François Fillon dénonce ensuite un fait clair : « l’Etat fait payer un nombre croissant de ses compétences par les collectivités ». Si cela le dérangeait lorsqu’il présidait une Région, pourquoi le gouvernement dont il était n°2 (devant Dominique de Villepin… qui n’était alors que n°3) n’a-t-il pas mieux fait les choses en août 2004 ? Comme l’ajoutait si bien le nouveau Premier ministre : « c’est le rôle de l’Etat de faire des choix et d’arbitrer au nom de l’intérêt national »… Et l’intérêt régional dans tout ça ? On est curieux de voir la politique du nouveau locataire de Matignon en matière de décentralisation !

2001 : une certaine vision de la décentralisation… et de l’Europe
Dans la séance du 28 mai consacrée à la décentralisation, François Fillon introduit son propos par une méfiance à l’égard de ce processus en précisant que « la décentralisation peut être une chance pour la France, mais elle peut également être, si certaines conditions méthodologiques et politiques ne sont pas remplies, une défaite pour la République. » Selon lui, « il convient d’arbitrer en faveur d’un Etat qui doit, en certains domaines, être acteur, et en d’autres, régulateur, d’un Etat recentré et relayé par des collectivités locales ». Pourtant, les Régions ne sont ni des sous-fifres ni des sous-traitants de l’Etat mais bel et bien des exécutifs locaux investis de la légitimité des urnes qui doivent par conséquent remplir leur fonction en toute indépendance.

François Fillon fait également une parenthèse en dénonçant « le paradoxe qui veut que l’Etat délègue certaines de ses responsabilités les plus sacrées à l’Europe, aux commissions indépendantes ou aux experts, mais ne semble pas se lasser de suspecter et d’encadrer les collectivités locales. » On pourrait presque croire que le nouveau Premier ministre est un tantinet souverainiste (ce qui expliquerait ses alliances avec le MPF de Philippe de Villiers) ou un euro-sceptique (ce qui est contradictoire avec le programme du Président de la République qui l’a nommé à Matignon).

Etonnamment, en conclusion de son discours, François Fillon explique que « la société française est avide de participation : il faut la solliciter‚ il faut avoir confiance en elle. » N’est-ce pas précisément une des principales critiques faites à Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle ?

2002 : vaines paroles pour l’éducation et les transports
Après un premier semestre où il s’est contenté de distribuer la parole pendant les débats, François Fillon est présent en juin 2002 pour transmettre les pouvoirs présidentiels à son successeur tout en restant 1er vice-président. Il fait alors une longue déclaration, plus mesurée qu’à l’accoutumée, où il affirme tout de même sa « conviction que l’éducation et la formation constituent dans un monde ouvert et compétitif un atout décisif ». Son action en la matière n’est pourtant pas des plus remarquables puisqu’il a toujours refusé d’instaurer la gratuité des manuels scolaires pour les lycéens (ce que la Gauche a fait dès son élection en 2004).

Dans son discours, il se gargarise également de la « régionalisation réussie des transports ferroviaires ». Pourtant, le Conseil régional des Pays de la Loire, une fois la majorité passée à gauche, a du acheter en urgence 46 trains entre 2004 et 2007 pour pallier au déficit en la matière du fait du désengagement de la précédente majorité dans ce domaine.

Après ce passage de flambeau, François Fillon ne remettra les pieds dans l’hémicycle qu’une fois, pour une session extraordinaire en septembre, afin de conserver son poste de 1er vice-président de la Région, mais il ne prononcera pas un mot de la séance.

2003: le chantre d’une décentralisation non-compensée
Présent une seule fois, en avril, où il part en cours de séance (dans la matinée) après avoir prononcé une longue tirade sur la décentralisation, pleine de promesses… toujours pas réalisées !
Lors de cette séance, François Fillon reconnaît que « tout le monde – ou presque – convient qu’une nouvelle étape doit être franchie dans la décentralisation » et affirme, en sa qualité de ministre, que « le Gouvernement va soumettre un certain nombre de textes sur les transferts de compétences et sur la mise en place de nouveaux dispositifs fiscaux pour permettre aux collectivités locales d’assumer ces compétences ». Il ajoute qu’il n’y a aucune inquiétude à avoir sur le plan budgétaire car « nous sommes maintenant garantis par les dispositions qui interdisent désormais à l’État de transférer des responsabilités aux collectivités locales sans mettre en oeuvre les ressources correspondantes. » Pour donner plus de force à ses propos, le ministre ajoute même que « telle est la grande avancée de cette réforme constitutionnelle ! […] Ce n’est pas une déclaration d’intention. C’est la Constitution de la France ! »

Pourtant, de nombreuses compétences dont ont héritées les Régions par la loi du 13 août 2004 (préparée par Gouvernement Raffarin-3 dont François Fillon était n°2) n’ont pas été compensées par un transfert de crédits, ce qui a obligé les collectivités à augmenter les impôts locaux, processus qu’il fut facile de critiquer par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle. A l’inverse, l’Etat qui dispose par effet mathématique de plus d’argent n’a pas amélioré la qualité du service public !

Pour l’anecdote, François Fillon précise qu’il faudra « un certain temps pour que la culture de l’intérêt général se mette bien en place dans les collectivités »… Il faut croire qu’il n’a pas pris le temps d’assimiler cette culture-là pendant ses années à la tête de l’exécutif régional.

2004 : un conseiller régional parfaitement inactif
Présent une seule fois (en décembre) où il part en cours de séance sans avoir prononcé un seul mot.

Fuyons François Fillon (avant qu’il ne soit trop tard)

Classé dans : UMP, politique — lucmandret @ 03:00
J’ai reçu ce texte par mail de la part de mon “camarade” Triple R™. Absolument passionnant sur la politique de François Fillon dans la région Pays de la Loire. A lire absolument avant de voter pour les législatives.
Bonne lecture.
Luc

Musique : Volver par Estrella Morente (sublime !)


La vieille lune d’un François Fillon héritier du gaullisme social doublée de l’image d’un homme dévoué à l’administration de sa Région est des plus risibles : pour être estimable en tant qu’individu, l’homme public est politiquement très à droite et plutôt désengagé de la gestion des dossiers ligériens. N’en déplaise aux médias.

Ainsi, au Conseil régional des Pays de la Loire, dont il voulait faire un « laboratoire de la droite », il fait alliance depuis 1998 avec le MPF de Philippe de Villiers, qui est plus proche de Jean-Marie Le Pen que de la social-démocratie. D’ailleurs, François Fillon préside encore aujourd’hui ce groupe nommé « Union des Pays de la Loire ».

Comme président de Région, il n’a jamais montré un intérêt particulier pour le « social » : aucun crédit consacré à la construction de logements sociaux, refus perpétuel d’instaurer la gratuité des manuels scolaires pour les lycéens (ce que la Gauche a fait dès son élection en 2004) ou de supprimer la taxe sur les Permis de conduire (ce que la Gauche a également mis en place), et bien sûr refus d’une tarification spéciale sur les trains régionaux pour favoriser la recherche d’emplois par les chômeurs.

Enfin, dans le domaine économique, il n’a jamais eu la moindre considération pour le secteur de l’économie sociale et solidaire, qui représente plus de 140 000 emplois en Pays de la Loire.

Ce que l’on peut dire dès aujourd’hui, c’est que rien dans son action à la tête des Pays de la Loire ne laisse présager un rééquilibrage « à gauche » d’un président de la République portée sur l’ultralibéralisme. En témoignent les procès-verbaux des séances du Conseil régional des Pays de la Loire entre 2000 et 2004.

2000 : entre libertés locales et intérêt national
Le 31 mars 2000, lors de la discussion du Contrat de Plan Etat-Région, François Fillon fustige les « ambiguïtés d’une décentralisation inachevée et trop souvent suspectée » et fait part de son sentiment selon lequel la France connaît un « contexte de plus en plus difficile pour les libertés locales ». Etrange de s’inquiéter de cela en l’an 2000 pour faire plus tard l’intense promotion de la Loi sur la Sécurité Intérieure imaginée par Nicolas Sarkozy en 2003, qui fut directement inspirée de son homonyme américaine mise en place par Georges W. Bush.

François Fillon dénonce ensuite un fait clair : « l’Etat fait payer un nombre croissant de ses compétences par les collectivités ». Si cela le dérangeait lorsqu’il présidait une Région, pourquoi le gouvernement dont il était n°2 (devant Dominique de Villepin… qui n’était alors que n°3) n’a-t-il pas mieux fait les choses en août 2004 ? Comme l’ajoutait si bien le nouveau Premier ministre : « c’est le rôle de l’Etat de faire des choix et d’arbitrer au nom de l’intérêt national »… Et l’intérêt régional dans tout ça ? On est curieux de voir la politique du nouveau locataire de Matignon en matière de décentralisation !

2001 : une certaine vision de la décentralisation… et de l’Europe
Dans la séance du 28 mai consacrée à la décentralisation, François Fillon introduit son propos par une méfiance à l’égard de ce processus en précisant que « la décentralisation peut être une chance pour la France, mais elle peut également être, si certaines conditions méthodologiques et politiques ne sont pas remplies, une défaite pour la République. » Selon lui, « il convient d’arbitrer en faveur d’un Etat qui doit, en certains domaines, être acteur, et en d’autres, régulateur, d’un Etat recentré et relayé par des collectivités locales ». Pourtant, les Régions ne sont ni des sous-fifres ni des sous-traitants de l’Etat mais bel et bien des exécutifs locaux investis de la légitimité des urnes qui doivent par conséquent remplir leur fonction en toute indépendance.

François Fillon fait également une parenthèse en dénonçant « le paradoxe qui veut que l’Etat délègue certaines de ses responsabilités les plus sacrées à l’Europe, aux commissions indépendantes ou aux experts, mais ne semble pas se lasser de suspecter et d’encadrer les collectivités locales. » On pourrait presque croire que le nouveau Premier ministre est un tantinet souverainiste (ce qui expliquerait ses alliances avec le MPF de Philippe de Villiers) ou un euro-sceptique (ce qui est contradictoire avec le programme du Président de la République qui l’a nommé à Matignon).

Etonnamment, en conclusion de son discours, François Fillon explique que « la société française est avide de participation : il faut la solliciter‚ il faut avoir confiance en elle. » N’est-ce pas précisément une des principales critiques faites à Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle ?

2002 : vaines paroles pour l’éducation et les transports
Après un premier semestre où il s’est contenté de distribuer la parole pendant les débats, François Fillon est présent en juin 2002 pour transmettre les pouvoirs présidentiels à son successeur tout en restant 1er vice-président. Il fait alors une longue déclaration, plus mesurée qu’à l’accoutumée, où il affirme tout de même sa « conviction que l’éducation et la formation constituent dans un monde ouvert et compétitif un atout décisif ». Son action en la matière n’est pourtant pas des plus remarquables puisqu’il a toujours refusé d’instaurer la gratuité des manuels scolaires pour les lycéens (ce que la Gauche a fait dès son élection en 2004).

Dans son discours, il se gargarise également de la « régionalisation réussie des transports ferroviaires ». Pourtant, le Conseil régional des Pays de la Loire, une fois la majorité passée à gauche, a du acheter en urgence 46 trains entre 2004 et 2007 pour pallier au déficit en la matière du fait du désengagement de la précédente majorité dans ce domaine.

Après ce passage de flambeau, François Fillon ne remettra les pieds dans l’hémicycle qu’une fois, pour une session extraordinaire en septembre, afin de conserver son poste de 1er vice-président de la Région, mais il ne prononcera pas un mot de la séance.

2003: le chantre d’une décentralisation non-compensée
Présent une seule fois, en avril, où il part en cours de séance (dans la matinée) après avoir prononcé une longue tirade sur la décentralisation, pleine de promesses… toujours pas réalisées !
Lors de cette séance, François Fillon reconnaît que « tout le monde – ou presque – convient qu’une nouvelle étape doit être franchie dans la décentralisation » et affirme, en sa qualité de ministre, que « le Gouvernement va soumettre un certain nombre de textes sur les transferts de compétences et sur la mise en place de nouveaux dispositifs fiscaux pour permettre aux collectivités locales d’assumer ces compétences ». Il ajoute qu’il n’y a aucune inquiétude à avoir sur le plan budgétaire car « nous sommes maintenant garantis par les dispositions qui interdisent désormais à l’État de transférer des responsabilités aux collectivités locales sans mettre en oeuvre les ressources correspondantes. » Pour donner plus de force à ses propos, le ministre ajoute même que « telle est la grande avancée de cette réforme constitutionnelle ! […] Ce n’est pas une déclaration d’intention. C’est la Constitution de la France ! »

Pourtant, de nombreuses compétences dont ont héritées les Régions par la loi du 13 août 2004 (préparée par Gouvernement Raffarin-3 dont François Fillon était n°2) n’ont pas été compensées par un transfert de crédits, ce qui a obligé les collectivités à augmenter les impôts locaux, processus qu’il fut facile de critiquer par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle. A l’inverse, l’Etat qui dispose par effet mathématique de plus d’argent n’a pas amélioré la qualité du service public !

Pour l’anecdote, François Fillon précise qu’il faudra « un certain temps pour que la culture de l’intérêt général se mette bien en place dans les collectivités »… Il faut croire qu’il n’a pas pris le temps d’assimiler cette culture-là pendant ses années à la tête de l’exécutif régional.

2004 : un conseiller régional parfaitement inactif
Présent une seule fois (en décembre) où il part en cours de séance sans avoir prononcé un seul mot.

Bongo : un homme à la hauteur de Sarkozy

Classé dans : monde, politique, sarkozy — lucmandret @ 02:00
J’ai trouvé cette photo sur le site de la Présidence de la République. Je suis heureux que Nicolas Sarkozy ait réussi à recevoir un homme à sa hauteur.

Rappelons que Omar Bongo est un dictateur. Depuis presque 40 ans, il dirige d’une main de fer le Gabon. Ah elles sont loin les belles phrases de notre nouveau président, promettant qu’il faut «refonder la politique africaine de la France sur des relations transparentes et officielles entre pays démocratiques», «tourner la page des complaisances, des secrets, des ambigüités» ou encore «cesser de traiter indistinctement avec des démocraties et des dictatures».

Les démocrates gabonais ont du soucis à se faire. Avec Nicolas Sarkozy, la Françafrique ne va pas cesser. Les relations avec les dictatures et les états totalitaires risquent de rester au beau fixe. Les fraudes électorales, les tentatives d’assassinat, les intimidations ont de beaux jours devant elles. Mais le Gabon est riche en pétrole, et il faut bien préserver les relations commerciales avec les fournisseurs de cet or si précieux …

Nicolas Sarkozy a remercié le dictateur gabonais pour ses “conseils d’un homme d’expérience“. Allez savoir, peut-être Nicolas Sarkozy suivra-t-il l’exemple de Monsieur Bongo : ce dernier a rebaptiser sa ville de naissance Bongoville. Bientôt Paris deviendra-t-elle Sarkoville ?

Et Bernard Kouchner, il en pense quoi ?

26 mai 2007

Envole-moi

Classé dans : clip, humour — lucmandret @ 04:00
Avec un peu de retard, voici une petite vidéo de publicité, très drôle à mon goût, pour honorer la Journée internationale contre l’homophobie.

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