Dans un sondage Ifop pour le Jdd à paraître demain, à la question “parmi les personnalités politiques suivantes, laquelle vous semble l’opposant le plus crédible à Nicolas Sarkozy?“, il en ressort que Ségolène Royal et François Bayrou devancent nettement les autres femmes et hommes politiques de l’opposition. 28% Pour Ségolène Royal, 25% pour François Bayrou, viennent ensuite Bertrand Delanoë avec 18% et Olivier Besancenot pointe à 14%.
Je me méfie des sondages, notamment de part ma formation en statistiques, et porte une confiance plus importante aux enquêtes qualitatives que quantitatives. Cependant, il met en avant une réalité : la popularité de Royal et Bayrou. Celles et ceux lisant mon blog durant la campagne des élections présidentielles de 2007 le savent, j’ai rarement été tendre avec la candidate du Parti Socialiste.
Mais une chose semble certaine : c’est aujourd’hui elle, Ségolène Royal, qui occupe le mieux le terrain. Elle qui incarne le mieux l’opposition. Elle qui se place au-dessus des partis. Elle probablement la plus à même de rassembler l’opposition. Elle passant outre, médiatiquement du moins, les querelles de partis, laissant les autres éléphants socialistes s’entre-tuer. Bien sûr, je préserve à son égard les mêmes réserves sur son aspect “réac de gauche” et sur son absence de charisme. Mais sur la seconde critique, il serait mensonge de dire qu’elle ne s’améliore pas.
Outre son béni-ouiouisme accordé au rapport Attali, une erreur stratégique, mais peut-être réfléchi en admettant que Ségolène Royal puisse avoir anticipé que ce rapport restera un rapport de plus prenant la poussière dans un tiroir oublié, à chacune des sorties médiatiques de Royal je me dis : “là elle est forte“.
Seulement il ne faut pas oublier François Bayrou, le troisième homme, celui combattant les guerres de clan, prônant le gouvernement d’union nationale, dénonçant les connivences entre médias et puissances économiques et politiques, apportant dignité, humanisme et rigueur dans sa vision de la société.
J’aurais un rêve : celui de voir Ségolène Royal et François Bayrou main dans la main sur certaines thématiques. A deux toujours plus forts que chacun seul. Deux voix pour combattre le grand-n’importe-quoi sarkozyste, deux visions de la société se retrouvant pour proposer une alternative à la politique de la droite, deux projets politiques s’unissant pour succéder à la monarchie élective de Nicolas Sarkozy.