Le blog politique de Luc Mandret

31 mars 2008

Monsieur et Madame Mucoviscidose ont un fils …

Classé dans : humour, medias — lucmandret @ 04:00
Y en a eu des gagnants : Jenifer, Nolwenn, Elodie Fréger, mucoviscidose et l’amicale Magali !“. Pour cette phrase prononcée dans émission de Laurent Ruquier, l’humoriste Frédéric Martin a été condamné à verser 2000 euros de dommages et intérêts à la famille de Grégory Lemarchal. Grégory Lemarchal, gagnant de la Star Academy en 2004, décédé en avril 2007 de la mucoviscidose. Condamné pour “injure en raison d’un handicap“.
En effet, la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse a été modifiée en 2004 et prévoit des peines allant jusqu’à six mois d’emprisonnement et 22.500 euros d’amende pour injure en raison d’un handicap.

Cependant, la lecture de cette condamnation m’horrifie. Condamnation pour une blague. Peu importe que la blague soit drôle, ou pas. Qu’elle soit de mauvais goût, ou pas. Qui peut le juger ? Car il s’agit bien d’une blague, prononcée par un humoriste. De quoi allons-nous pouvoir rire sans risquer un procès ?

Pierre Desproges disait : “On peut rire de tout, on doit rire de tout“. Et j’adhère parfaitement à cette citation. On peut rire, on doit rire sur les handicapés, sur les noirs, sur les blancs, sur les jaunes, sur les juifs, sur les cathos, sur les musulmans, sur les gays, sur les lesbiennes, sur les grands, sur les petits, sur les gros, sur les maigres, sur les corses, sur les marseillais, sur les chtis, etc. Souvenons-nous des Coluche, Pierre Desproges, ou Thierry Le Luron. Aujourd’hui, ils seraient accablés de procès tant leurs attaques n’épargnaient rien ni personne.

Où s’arrête l’humour, où commence l’insulte ? Comment se définit un handicap ? Condamner une blague ne participe-t-il pas à une fin de la liberté d’expression ? Ne risque-t-on pas (si ce n’est déjà le cas, je le crains) d’arriver à une société vivant médiatiquement dans une bienpensance absolue de tous les propos publics ?

Au-delà de ces considération philosophiques, que cela change-t-il de condamner ? Combien de fois entendons-nous des handicapés blaguer eux-mêmes sur leur propre handicap ? Devrait-on les en autoriser alors même qu’autrui pourrait être condamné pour cette même blague ?

Où s’arrêtera-t-on dans les limites du bien et du mal appliquées à la liberté d’expression ? Qu’en est-il du caractère blessant d’une blague, sinon le ressenti du destinataire de cette blague ? S’attaquer à la grosseur ne peut-il pas être plus blessant pour certaines personnes le vivant très mal, que s’attaquer au cancer d’une personne considérant que l’humour est un moyen de vivre mieux avec cette maladie ? En arrivera-t-on bientôt à condamner toutes paroles déplaisantes gratuitement ?

30 mars 2008

Si j’étais le spin doctor de … Rachida Dati

Classé dans : communication, dati, politique, spin doctor — lucmandret @ 07:00
Cinquième sujet de “Si j’étais le spin doctor de …“, Après François Hollande, Jean-François Copé, Martine Aubry et François Bayrou, je vais m’occuper du cas de la Ministre de la Justice, Rachida Dati. Deux axes pour m’occuper de son cas : l’image et la politique.

Rachida Dati, 42 ans, passée de l’ombre à la lumière en seulement une année. Ascension fulgurante, attention danger. D’autant plus que Rachida Dati décalque son comportement sur celui de Nicolas Sarkozy. Un “je vous emmerde” qui protège Nicolas Sarkozy tant qu’il reste dans la protection de sa tour d’ivoire élyséenne, mais qui risque d’attirer de sérieux ennuis à la Garde des Sceaux.

Rachida Dati appartient à cette nouvelle classe de femmes et hommes politiques ayant intégré que l’apparence joue une part non négligeable dans un parcours politique. Rachida Dati prend soin de son look. Mais trop. L’élégance se transforme vite en glamour. La ministre passe du statut de politicienne à celui de starlette pour tabloïds. Ses apparitions médiatiques deviennent défilés de haute couture. Le bon goût quitte la scène, le bling bling entre en jeu, laissant rapidement place au mauvais goût, au too much, bref : à la vulgarité. On ne demande pas pour autant que Rachida Dati emprunte la garde-robe de Bernadette Chirac, cependant nous ne pouvons que lui conseiller de la retenue. Sus aux bijoux transformant notre ministre en Palais des Glaces déambulant. Finies les robes empruntées à Paris Hilton d’une valeur de plusieurs SMIC. Sobriété, telle devrait être la devise vestimentaire de Rachida Dati.

Intransigeante. Caractérielle. Insupportable. Despotique. Quelques mots maintes fois entendus pour définir le caractère de Rachida Dati. De ce comportement transparaît une image très négative. Etre femme de caractère ne nuit jamais, véhiculant la possibilité de tenir tête aux hommes. Etre celle avec qui il semble impossible ni de travailler ni de discuter deviendra rapidement un poids. Avant d’atteindre le point de non-retour, une véritable communication permettrait d’adoucir le personnage. Féminiser le pit-bull Dati. Organiser par exemple une opération auprès d’enfants, toujours payant. Donner l’impression d’un instinct maternel, d’une proximité réelle auprès de “nos chères têtes blondes“.

Rachida Dati a réussi un coup de maître : se mettre à dos les élus de terrain, qu’ils soient de gauche ou de droite. Une seule raison à ce désamour : sa réforme de la carte judiciaire. En fermant des tribunaux, Rachida Dati devient l’une des responsable de la défaite des municipales. Détestée en outre par une grande majorité des personnels de l’administration judiciaire, de la magistrature. Urgence donc : il faut sauver le soldat Dati, la Ministre doit se recaser avant que le naufrage du Datitanic ne l’emporte dans les lointaines eaux obscures de l’oubli. Possibilité et suggestion de reclassement : le Ministère de l’Education. Mieux encore : les Affaires Etrangères, difficile de devenir impopulaire, un poste médiatique convenant parfaitement à ses desiderata d’apparats.

Longtemps Rachida Dati appartenait à la caste des proches de Cécilia. La trahison n’effraie guère la Ministre de la Justice. Aussitôt le divorce des Sarkozy prononcé, Rachida Dati trouve toute sa place dans la cour de Nicolas. Mais sa proximité trop affichée avec le Président de la République lui fermera de nombreuses portes. Etre “very close of Nicolas Sarkozy“,et conjointement n’être qu’un bébé requin de la politique encore toute neuve dans l’appareil politique véhiculent forcément les rancœurs, les jalousies et renvoient l’image d’un arrivisme patent. Il est important que Rachida Dati densifie ses réseaux : certes ses amitiés dans la beurgeoisie parisienne et celles dans les réseaux républicains féministes ne doivent guère être négligées, mais restent fondamentalement très superficielles et parisianistes. Ajoutez à cela une élection dans le très chic 7ème arrondissement de Paris, et le parfait tableau d’une grande bourgeoise se dessine. Membre du très élitiste Club Le Siècle, Rachida Dati attirée par la lumière et le pouvoir, ce constat ne fait aucun doute. La Garde des Sceaux de ce fait, si elle veut grimper encore plus vers les sommets du pouvoir, devra aller au contact des vrais gens, tâter de la classe moyenne et populaire.

Sinon promouvoir la voix de son maître, l’idéologie de Rachida Dati reste une grande inconnue. Une clarification devient nécessaire. Solution : un livre phare. Un livre faisant d’une pierre deux coups. Ou plutôt deux livres. Deux tomes. “L’histoire d’une femme libre“, pour devenir populaire et humaine. On y parlerait du parcours de Rachida Dati. Les français aiment les histoires. Et un clin d’œil à la France Libre du Général de Gaulle et à l’ouvrage Libre de Sarkozy. “Cette France que j’aimerai” : une quinzaine de grands sujets abordés, inspirés d’intellectuels de divers horizons et quelques propositions novatrices. Clin d’œil à la France sarkozyste que l’on aime ou que l’on quitte. Une Rachida Dati qui aime la France, un titre volontiers très républicain. Mais plongée vers le futur, cette France qu’elle veut construire.

Si j’étais le spin doctor de Rachida Dati, voici donc certains des points que j’aurais aimé aborder avec elle. Malheureusement – et le récent départ de François Guéant (le fils de Claude Guéant) du cabinet de Mme Dati le confirme – je craindrais de ne rester bien longtemps son conseiller tant leur espérance de vie à ses côtés reste bien éphémère.

Et vous, si vous étiez le spin doctor de Rachida Dati, que lui conseilleriez-vous ?

Si j’étais le spin doctor de … Rachida Dati

Classé dans : communication, dati, politique, spin doctor — lucmandret @ 07:00
Cinquième sujet de “Si j’étais le spin doctor de …“, Après François Hollande, Jean-François Copé, Martine Aubry et François Bayrou, je vais m’occuper du cas de la Ministre de la Justice, Rachida Dati. Deux axes pour m’occuper de son cas : l’image et la politique.

Rachida Dati, 42 ans, passée de l’ombre à la lumière en seulement une année. Ascension fulgurante, attention danger. D’autant plus que Rachida Dati décalque son comportement sur celui de Nicolas Sarkozy. Un “je vous emmerde” qui protège Nicolas Sarkozy tant qu’il reste dans la protection de sa tour d’ivoire élyséenne, mais qui risque d’attirer de sérieux ennuis à la Garde des Sceaux.

Rachida Dati appartient à cette nouvelle classe de femmes et hommes politiques ayant intégré que l’apparence joue une part non négligeable dans un parcours politique. Rachida Dati prend soin de son look. Mais trop. L’élégance se transforme vite en glamour. La ministre passe du statut de politicienne à celui de starlette pour tabloïds. Ses apparitions médiatiques deviennent défilés de haute couture. Le bon goût quitte la scène, le bling bling entre en jeu, laissant rapidement place au mauvais goût, au too much, bref : à la vulgarité. On ne demande pas pour autant que Rachida Dati emprunte la garde-robe de Bernadette Chirac, cependant nous ne pouvons que lui conseiller de la retenue. Sus aux bijoux transformant notre ministre en Palais des Glaces déambulant. Finies les robes empruntées à Paris Hilton d’une valeur de plusieurs SMIC. Sobriété, telle devrait être la devise vestimentaire de Rachida Dati.

Intransigeante. Caractérielle. Insupportable. Despotique. Quelques mots maintes fois entendus pour définir le caractère de Rachida Dati. De ce comportement transparaît une image très négative. Etre femme de caractère ne nuit jamais, véhiculant la possibilité de tenir tête aux hommes. Etre celle avec qui il semble impossible ni de travailler ni de discuter deviendra rapidement un poids. Avant d’atteindre le point de non-retour, une véritable communication permettrait d’adoucir le personnage. Féminiser le pit-bull Dati. Organiser par exemple une opération auprès d’enfants, toujours payant. Donner l’impression d’un instinct maternel, d’une proximité réelle auprès de “nos chères têtes blondes“.

Rachida Dati a réussi un coup de maître : se mettre à dos les élus de terrain, qu’ils soient de gauche ou de droite. Une seule raison à ce désamour : sa réforme de la carte judiciaire. En fermant des tribunaux, Rachida Dati devient l’une des responsable de la défaite des municipales. Détestée en outre par une grande majorité des personnels de l’administration judiciaire, de la magistrature. Urgence donc : il faut sauver le soldat Dati, la Ministre doit se recaser avant que le naufrage du Datitanic ne l’emporte dans les lointaines eaux obscures de l’oubli. Possibilité et suggestion de reclassement : le Ministère de l’Education. Mieux encore : les Affaires Etrangères, difficile de devenir impopulaire, un poste médiatique convenant parfaitement à ses desiderata d’apparats.

Longtemps Rachida Dati appartenait à la caste des proches de Cécilia. La trahison n’effraie guère la Ministre de la Justice. Aussitôt le divorce des Sarkozy prononcé, Rachida Dati trouve toute sa place dans la cour de Nicolas. Mais sa proximité trop affichée avec le Président de la République lui fermera de nombreuses portes. Etre “very close of Nicolas Sarkozy“,et conjointement n’être qu’un bébé requin de la politique encore toute neuve dans l’appareil politique véhiculent forcément les rancœurs, les jalousies et renvoient l’image d’un arrivisme patent. Il est important que Rachida Dati densifie ses réseaux : certes ses amitiés dans la beurgeoisie parisienne et celles dans les réseaux républicains féministes ne doivent guère être négligées, mais restent fondamentalement très superficielles et parisianistes. Ajoutez à cela une élection dans le très chic 7ème arrondissement de Paris, et le parfait tableau d’une grande bourgeoise se dessine. Membre du très élitiste Club Le Siècle, Rachida Dati attirée par la lumière et le pouvoir, ce constat ne fait aucun doute. La Garde des Sceaux de ce fait, si elle veut grimper encore plus vers les sommets du pouvoir, devra aller au contact des vrais gens, tâter de la classe moyenne et populaire.

Sinon promouvoir la voix de son maître, l’idéologie de Rachida Dati reste une grande inconnue. Une clarification devient nécessaire. Solution : un livre phare. Un livre faisant d’une pierre deux coups. Ou plutôt deux livres. Deux tomes. “L’histoire d’une femme libre“, pour devenir populaire et humaine. On y parlerait du parcours de Rachida Dati. Les français aiment les histoires. Et un clin d’œil à la France Libre du Général de Gaulle et à l’ouvrage Libre de Sarkozy. “Cette France que j’aimerai” : une quinzaine de grands sujets abordés, inspirés d’intellectuels de divers horizons et quelques propositions novatrices. Clin d’œil à la France sarkozyste que l’on aime ou que l’on quitte. Une Rachida Dati qui aime la France, un titre volontiers très républicain. Mais plongée vers le futur, cette France qu’elle veut construire.

Si j’étais le spin doctor de Rachida Dati, voici donc certains des points que j’aurais aimé aborder avec elle. Malheureusement – et le récent départ de François Guéant (le fils de Claude Guéant) du cabinet de Mme Dati le confirme – je craindrais de ne rester bien longtemps son conseiller tant leur espérance de vie à ses côtés reste bien éphémère.

Et vous, si vous étiez le spin doctor de Rachida Dati, que lui conseilleriez-vous ?

29 mars 2008

Rue Joseph de Maistre

Classé dans : paris18, photographie — lucmandret @ 07:00

Jesus is my boss

Classé dans : paris18, photographie — lucmandret @ 06:30

28 mars 2008

Si j’étais le spin doctor de … François Hollande

Classé dans : Hollande, PS, communication, politique, spin doctor — lucmandret @ 05:00
Quatrième sujet de “Si j’étais le spin doctor de …“, Après Jean-François Copé, Martine Aubry et François Bayrou, je vais m’occuper du cas de François Hollande. S’il est bien un politicien qui aurait besoin de recevoir les conseils d’un spin doctor, c’est François Hollande … Alors que François Hollande annonce dans Paris Match qu’il n’exclut pas d’être candidat à la prochaine élection présidentielle en 2012, il s’avère nécessaire de le conseiller en se focalisant sur deux axes : l’image et le positionnement.

L’image. La photographie ci-contre représente bien François Hollande. Un homme pas très beau réputé pour son humour. “La politique, c’est le showbiz des gens au physique ingrat“, disait Bill Clinton. Cette maxime se confirme avec le cas Hollande. Un goitre n’ayant rien à envier à celui de Balladur. Une calvitie en total désaccord avec un visage de poupon. Que faire alors ? Continuer à se cacher derrière son humour ? Mauvaise idée, pourquoi utiliser l’arme de l’humour comme un secours, alors qu’il pourrait être un supplétif ?

Première mission : casser la rondeur du visage. Une suggestion : changer de lunettes. Remplacer les rondes par des rectangulaires, avec une monture noire prononcée. Look jeune cassant le visage en deux.

Seconde mission : casser la rondeur du corps. Une suggestion : porter des costumes noirs avec de fines rayures verticales claires. Chemises noires. Eviter au maximum les cravates, rebondissant sur l’abdomen, ou bien en acheter des claires, discrètes et sans rayure. Autre suggestion : faire un régime.

Troisième mission : régler le problème de cheveux. Surtout ne pas copier un Fabius ou un Bouteflika, tous deux rabattant sur le dessus du crâne une très longue et large mèche venue d’un côté de la tête. Assumer la calvitie. Aller régulièrement chez le coiffeur, et garder une coupe courte.

Quatrième mission : casser l’image du grand-frère ou oncle rigolo. Prendre celle du père sérieux. Assumant les responsabilités qu’il souhaite porter. Se donner une image rigoureuse et intello. Suggérons lui d’écrire (ou de faire écrire) un livre crypto-chiant.

Nous en arrivons au positionnement politique. Principal boulet de François Hollande : son ex-compagne, Ségolène Royal. A son habitude, François Hollande compte utiliser les appareils politiques pour sa carrière. Mais arrivera-t-il pour 2012 là où il a échoué en 2007 ? Il misait tout sur l’appareil Parti Socialiste pour 2007. Il va persévérer dans son choix, avec en outre sa force d’élu local. Président du Conseil Général de la Corrèze, François Hollande vise désormais le poste de président de l’Assemblée des Départements de France. Un outil très utile, lui permettant de continuer à tisser ses réseaux locaux, et d’asseoir ses positions auprès des responsables départementaux socialistes. François Hollande s’avère être un redoutable stratège, probablement l’un des meilleurs, maîtrisant parfaitement les rouages des arcanes du pouvoir. Mais trop de stratégie tue la carrière. Etre continuellement dans les coups fourrés, le jeu d’échec nuit à un objectif pourtant primordial : la popularité.

François Hollande bénéficie d’un avantage majeur : il est connu. Mais pas aimé. Un véritable apparatchik. Devenir populaire, et être aimé. Désiré par les socialistes dans un premier temps. Aimé des français dans un second. Je conseillerais à Hollande le silence. Se taire jusqu’à la veille du congrès du Parti Socialiste de Novembre. N’étant pas candidat à sa succession, Hollande pourrait se contenter du rôle de gentil organisateur. En ne prenant position ni pour untel ni pour unetelle. Laisser les cadres socialistes se déchirer entre eux. Les royalistes, les delanoistes, les ex-jospiniens, les strausskahniens, les camba, les mosko, les hamonistes, les drayistes, les montebourgeois, les mélanchonistes, les emmanuellistes, les fabiusiens, les aubryistes, tous vont entrer dans des luttes internes : une véritable guerre de tranchée, le sang va couler, des alliances se nouer puis se rompre, pour arriver à un bordel monstrueux au congrès, tous couteaux sortis. François Hollande devrait laisser tous ceux-là s’entre-déchirer. Avec une forte probabilité : arriver au soir du congrès sans véritable leader évident pour prendre la direction du PS. Hollande sera alors le faiseur de roi. Il offrira sa succession à qui il le voudra, sous couvert de besoin de rassemblement. Et il peut même être envisager que le successeur de François Hollande ne soit autre que Hollande François (bien qu’il affirme le contraire). François Hollande : le moindre mal pour tous les socialistes.

Se faire aimer des français. Pour cela, nul mystère : faire du terrain, du terrain et encore du terrain. Ne pas rester enfermer dans la tour d’ivoire de Solférino. Sortir continuellement, aller au devant des françaises et des français. Effectuer de temps à autre un voyage à l’étranger. Faire copain-copain devant les caméras avec les dirigeants socialistes européens. Aller tâter devant les caméras du ruminant au Salon de l’Agriculture. Aller serrer des mains devant les caméras dans des usines, sur les marchés, aux enterrements, aux manifestations. Occuper l’espace médiatique.

Et vous, si vous étiez le spin doctor de François Hollande, que lui conseilleriez-vous ?

(Photo : Benjamin Lemaire)

Si j’étais le spin doctor de … François Hollande

Classé dans : Hollande, PS, communication, politique, spin doctor — lucmandret @ 05:00
Quatrième sujet de “Si j’étais le spin doctor de …“, Après Jean-François Copé, Martine Aubry et François Bayrou, je vais m’occuper du cas de François Hollande. S’il est bien un politicien qui aurait besoin de recevoir les conseils d’un spin doctor, c’est François Hollande … Alors que François Hollande annonce dans Paris Match qu’il n’exclut pas d’être candidat à la prochaine élection présidentielle en 2012, il s’avère nécessaire de le conseiller en se focalisant sur deux axes : l’image et le positionnement.

L’image. La photographie ci-contre représente bien François Hollande. Un homme pas très beau réputé pour son humour. “La politique, c’est le showbiz des gens au physique ingrat“, disait Bill Clinton. Cette maxime se confirme avec le cas Hollande. Un goitre n’ayant rien à envier à celui de Balladur. Une calvitie en total désaccord avec un visage de poupon. Que faire alors ? Continuer à se cacher derrière son humour ? Mauvaise idée, pourquoi utiliser l’arme de l’humour comme un secours, alors qu’il pourrait être un supplétif ?

Première mission : casser la rondeur du visage. Une suggestion : changer de lunettes. Remplacer les rondes par des rectangulaires, avec une monture noire prononcée. Look jeune cassant le visage en deux.

Seconde mission : casser la rondeur du corps. Une suggestion : porter des costumes noirs avec de fines rayures verticales claires. Chemises noires. Eviter au maximum les cravates, rebondissant sur l’abdomen, ou bien en acheter des claires, discrètes et sans rayure. Autre suggestion : faire un régime.

Troisième mission : régler le problème de cheveux. Surtout ne pas copier un Fabius ou un Bouteflika, tous deux rabattant sur le dessus du crâne une très longue et large mèche venue d’un côté de la tête. Assumer la calvitie. Aller régulièrement chez le coiffeur, et garder une coupe courte.

Quatrième mission : casser l’image du grand-frère ou oncle rigolo. Prendre celle du père sérieux. Assumant les responsabilités qu’il souhaite porter. Se donner une image rigoureuse et intello. Suggérons lui d’écrire (ou de faire écrire) un livre crypto-chiant.

Nous en arrivons au positionnement politique. Principal boulet de François Hollande : son ex-compagne, Ségolène Royal. A son habitude, François Hollande compte utiliser les appareils politiques pour sa carrière. Mais arrivera-t-il pour 2012 là où il a échoué en 2007 ? Il misait tout sur l’appareil Parti Socialiste pour 2007. Il va persévérer dans son choix, avec en outre sa force d’élu local. Président du Conseil Général de la Corrèze, François Hollande vise désormais le poste de président de l’Assemblée des Départements de France. Un outil très utile, lui permettant de continuer à tisser ses réseaux locaux, et d’asseoir ses positions auprès des responsables départementaux socialistes. François Hollande s’avère être un redoutable stratège, probablement l’un des meilleurs, maîtrisant parfaitement les rouages des arcanes du pouvoir. Mais trop de stratégie tue la carrière. Etre continuellement dans les coups fourrés, le jeu d’échec nuit à un objectif pourtant primordial : la popularité.

François Hollande bénéficie d’un avantage majeur : il est connu. Mais pas aimé. Un véritable apparatchik. Devenir populaire, et être aimé. Désiré par les socialistes dans un premier temps. Aimé des français dans un second. Je conseillerais à Hollande le silence. Se taire jusqu’à la veille du congrès du Parti Socialiste de Novembre. N’étant pas candidat à sa succession, Hollande pourrait se contenter du rôle de gentil organisateur. En ne prenant position ni pour untel ni pour unetelle. Laisser les cadres socialistes se déchirer entre eux. Les royalistes, les delanoistes, les ex-jospiniens, les strausskahniens, les camba, les mosko, les hamonistes, les drayistes, les montebourgeois, les mélanchonistes, les emmanuellistes, les fabiusiens, les aubryistes, tous vont entrer dans des luttes internes : une véritable guerre de tranchée, le sang va couler, des alliances se nouer puis se rompre, pour arriver à un bordel monstrueux au congrès, tous couteaux sortis. François Hollande devrait laisser tous ceux-là s’entre-déchirer. Avec une forte probabilité : arriver au soir du congrès sans véritable leader évident pour prendre la direction du PS. Hollande sera alors le faiseur de roi. Il offrira sa succession à qui il le voudra, sous couvert de besoin de rassemblement. Et il peut même être envisager que le successeur de François Hollande ne soit autre que Hollande François (bien qu’il affirme le contraire). François Hollande : le moindre mal pour tous les socialistes.

Se faire aimer des français. Pour cela, nul mystère : faire du terrain, du terrain et encore du terrain. Ne pas rester enfermer dans la tour d’ivoire de Solférino. Sortir continuellement, aller au devant des françaises et des français. Effectuer de temps à autre un voyage à l’étranger. Faire copain-copain devant les caméras avec les dirigeants socialistes européens. Aller tâter devant les caméras du ruminant au Salon de l’Agriculture. Aller serrer des mains devant les caméras dans des usines, sur les marchés, aux enterrements, aux manifestations. Occuper l’espace médiatique.

Et vous, si vous étiez le spin doctor de François Hollande, que lui conseilleriez-vous ?

(Photo : Benjamin Lemaire)

27 mars 2008

élections européennes 2009 : quelle Europe de la défense ?

Classé dans : Europe, européennes 2009, politique — lucmandret @ 05:30
Suite à ma note “élections européennes 2009 : on fait quoi ?“, je souhaite poursuivre la réflexion autour des idées européennes. Un an pour essayer de réfléchir aux sujets et thématiques qui devront être abordées lors de ces élections européennes de Juin 2009. Et notamment pour le MoDem aux élections européennes : réfléchir à un programme cohérent et ambitieux.

Premier sujet : l’Europe de la défense. Ce sujet arrive suite à une note publiée sur le site euro|topics. Le rédacteur du site renvoie à un article du journal espagnol ABC (pour information le quotidien ABC se classe dans la catégorie des journaux à tendance plutôt conservatrice, du moins clairement de droite). Le journaliste Dario Valcarcel explique qu’il “existe un européisme transversal, qui embrasse 80 % de la classe politique, en allant aussi bien des conservateurs aux socialistes. Ces Européens pensent que rien ne pourra avancer sans défense commune. Le droit communautaire, la monnaie unique ou la cohésion doivent être protégés par une politique de défense qui puisse garantir le respect des traités. La lente évolution des armées nationales vers une entente transnationale implique des décisions urgentes. Il s’agit de définir comment elle peut avancer, dans quelles limites et avec quel mandat“.

Il revient également sur la création de l’EMUE, l’État-major de l’Union européenne. L’EMUE est “la source de l’expertise militaire de l’Union européenne (UE). Il assure l’alerte rapide, l’évaluation des situations et la planification stratégique des missions de Petersberg (missions humanitaires, maintien de la paix, gestion des crises) et toutes les opérations conduites par l’UE“. Deux militaires se partagent la direction de cet organe : un anglais, le lieutenant-général David Leakey et un hollandais, le contre-amiral Jan van Der Burg.

Cependant la défense est un grand bordel relativement incompréhensible, d’autant plus quand on n’est pas un spécialiste de l’Europe. On dénombre ainsi une Agence européenne de défense (EDA), un Institut d’études de sécurité de l’UE (ISS-EU), un Centre satellitaire de l’UE (EUSC), un Comité Militaire de l’UE (EUMC). Mais également l’Eufor, la Force Opérationnelle de l’Union Européenne ou encore la Force de Gendarmerie Européenne (EuroGendFor) et aussi l’Eurocorps, la force pour l’Union Européenne et l’Alliance Atlantique.

En bref, un gros bordel. Déjà que la compréhension de l’armée française s’avère être compliquée, celle de l’armée européenne s’avère incompréhensible. Je m’attache une fois de plus à la forme, mais pourquoi ne pas simplifier tout cela ? Et si l’on employait uniquement quelques structures avec des noms simples. Armée Européenne. Gendarmerie Européenne. Défense Européenne. Etat-Major Européeen. Plus simple, non ? Impossible me rétorquera-t-on ? Changer des noms ne peut être impossible.

Sur le fond, que voulons-nous ? Une véritable défense européenne. Que les crédits alloués aux armées nationales baissent considérablement, pour les attribuer à la création d’un véritable force armée européenne. Que de grands projets voient véritablement le jour. Sous-marins européens, porte-avions européens. Pourquoi pas : puissance nucléaire européenne, seules la France et la Grande-Bretagne la possède en Europe. De même, il est nécessaire que les européens soient impliqués dans les prises de décisions importantes. Vote des représentants élus. Envisager un referendum pour les attaques armées de grande envergure. Développer les actions humanitaires. A terme, idéalement, une véritable Europe forte et ambitieuse passe par une et une seule armée européenne, avec des armées nationales réduites au stricte minimum.

Je ne fais qu’ouvrir le débat. A vous la parole …

Paris 18 : conseil d’arrondissement

Classé dans : paris18, politique, vaillant — lucmandret @ 02:00
Le premier conseil d’arrondissement de la mandature 2008-2014 dans le 18ème arrondissement de Paris se tiendra le samedi 29 Mars 2008 à partir de 15 heures à la Mairie d’arrondissement (1 place Jules Joffrin – 75018 Paris).

A l’ordre du jour : élection du Maire du 18ème (sans aucun doute, Daniel Vaillant), fixation du nombre d’adjoints au Maire du 18ème et élection des adjoints. En plus, il y aura un pot à la fin de la séance.

Pour rappel, le 18ème compte dans ses troupes trois adjoints au Maire de Paris, Bertrand Delanoë : Myriam El Khomry (chargée de la protection de l’enfance et de la prévention spécialisée), Anne Le Strat (chargée de l’eau, de l’assainissement et des canaux) et Didier Guillot (chargé de la vie étudiante).

L’élu du 18ème arrondissement, Jean-Pierre Caffet, conseiller de Paris et sénateur devient également le nouveau président du groupe socialiste au Conseil de Paris. Il est pas beau le cumul des mandats ?

Parmi les 517 conseillers de Paris, 14 sont élus dans le 18ème arrondissement. Deux de l’opposition de droite : Roxane Decorte et Pierre-Yves Bournazel. Et 12 de la majorité PS-PCF-PRG-Les Verts: Daniel Vaillant, Myriam El Khomri, Bertrand Delanoë, Anne Le Strat, Sylvain Garel, Claudine Bouygues, Didier Guillot, Laurence Goldgrab, Jean-Pierre Caffet, Danielle Fournier, Ian Brossat et Frédérique Pigeon.

A noter l’actualisation du site de la mairie du 18ème arrondissement, qui n’a toujours pas mis-à-jour les noms des nouveaux élus.

Je serai très certainement présent lors du conseil d’arrondissement. Rappelons qu’il est ouvert à tous, alors n’hésitez pas à venir !

Paris 18 : conseil d’arrondissement

Classé dans : paris18, politique, vaillant — lucmandret @ 02:00
Le premier conseil d’arrondissement de la mandature 2008-2014 dans le 18ème arrondissement de Paris se tiendra le samedi 29 Mars 2008 à partir de 15 heures à la Mairie d’arrondissement (1 place Jules Joffrin – 75018 Paris).

A l’ordre du jour : élection du Maire du 18ème (sans aucun doute, Daniel Vaillant), fixation du nombre d’adjoints au Maire du 18ème et élection des adjoints. En plus, il y aura un pot à la fin de la séance.

Pour rappel, le 18ème compte dans ses troupes trois adjoints au Maire de Paris, Bertrand Delanoë : Myriam El Khomry (chargée de la protection de l’enfance et de la prévention spécialisée), Anne Le Strat (chargée de l’eau, de l’assainissement et des canaux) et Didier Guillot (chargé de la vie étudiante).

L’élu du 18ème arrondissement, Jean-Pierre Caffet, conseiller de Paris et sénateur devient également le nouveau président du groupe socialiste au Conseil de Paris. Il est pas beau le cumul des mandats ?

Parmi les 517 conseillers de Paris, 14 sont élus dans le 18ème arrondissement. Deux de l’opposition de droite : Roxane Decorte et Pierre-Yves Bournazel. Et 12 de la majorité PS-PCF-PRG-Les Verts: Daniel Vaillant, Myriam El Khomri, Bertrand Delanoë, Anne Le Strat, Sylvain Garel, Claudine Bouygues, Didier Guillot, Laurence Goldgrab, Jean-Pierre Caffet, Danielle Fournier, Ian Brossat et Frédérique Pigeon.

A noter l’actualisation du site de la mairie du 18ème arrondissement, qui n’a toujours pas mis-à-jour les noms des nouveaux élus.

Je serai très certainement présent lors du conseil d’arrondissement. Rappelons qu’il est ouvert à tous, alors n’hésitez pas à venir !

26 mars 2008

Photo du jour : les Sarkozy à Londres

Classé dans : humour, monde, photographie, politique, sarkozy — lucmandret @ 06:00
En visite en Angleterre auprès de la Reine Elisabeth II, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy foulent le sol anglais à leur sortie d’avion.

Photo : DailyMail.

Décès de l’acteur Paul Sumo : la France entière sous le choc

Classé dans : humour, medias, politique — lucmandret @ 03:00
La France entière apprend le décès du célèbre acteur français Paul Sumo. Le corps de l’acteur à été retrouvé sans vie dans la cuisine de sa propriété de Saint Tropez. Né Thierry Maçon dans une famille modeste d’agriculteurs, les enquêteurs privilégient une mort naturelle et évoquent une rupture d’anévrisme comme cause du décès de la star âgée de seulement 42 ans.

Paul Sumo débute sa carrière comme simple assistant du réalisateur Max Popino, avec lequel une forte amitié se noue au fil des années. Max Popino lui offre sur un plateau son premier rôle en 1987 dans “Les hardeurs lubriques“. Sa carrière décolle deux ans plus tard avec la rencontre de Mélissa Tex, qu’il épouse en 1990. A leurs actifs, Mélissa et Paul comptabilisent plus d’une vingtaines de longs-métrages, parmi lesquels des succès mondiaux tels que “Mélissa et Paul sont dans un peep-show“, “Les 120 journées de Popol” ou encore “Fion d’une nuit d’été“. Paul Sumo déclare au Sling magazine le 6 Avril 1992 : “au jour d’aujourd’hui, je vis les plus belles années de ma vie“.

L’actrice Mélissa Tex meurt subitement d’une overdose de Subutex le 20 Août 1993. Ce drame bouleverse la vie de Paul Sumo qui plonge dans une sombre dépression. Il commence alors une traversée du désert de deux longues années, laissant ses fans dans l’attente. Une pétition rassemble plus de 500 000 noms réclamant le retour de Paul Sumo.

La légende raconte que son ami de toujours, Max Popino, part chercher Paul dans son Falcon privé à Las Vegas et le ramène dans ses studios du Val-de-Marne pour tourner son grand retour. Le 2 Septembre 1996 sortira “Les 101 Dalmachiennes” comptabilisant plus de 300 000 ventes en DVD. Mais Paul Sumo ne retrouve jamais le succès d’antan rencontré avec son ex-femme.

Il écrit un livre en 1998 “Moi, ma vie, mon sexe” dans lequel il se confie pudiquement sur son enfance heureuse dans les terres picardes, son adolescence complexée face aux problèmes rencontrées avec les filles apeurées par la taille de son sexe. Il revient longuement sur les problèmes de drogue de Mélissa Tex et leurs heureuses années.

Afin d’assumer un train de vie luxueux, Paul Sumo multiplie alors les tournages et accepte toutes les propositions de films, allant jusqu’à faire des apparitions dans des téléfilms policiers de la première chaine privée française. Ses frasques et débordements lui offrent des centaines de photos en couverture des tabloïds à scandale.

En 2004, Paul Sumo décide de mettre fin à sa carrière d’acteur de films pornographiques et commence une nouvelle carrière. On le retrouve en 2005 en animateur d’une émission pour adolescents sur le câble puis à la radio. Il sort début 2007 un album “Je veux vous dire que je vous aime“. Le single tiré de ce disque rencontre un succès relatif. Le Ministre de la Culture lui remet l’insigne de Chevalier de la Légion d’Honneur.

Paul Sumo travaillait à la préparation d’un nouvel album. La maison de disque contactée, le PDG annonce la sortie d’un album hommage dès la fin du mois.

Interrogée par l’AFP, la mère de Paul Sumo, 78 ans, “pleure son enfant chéri” et se déclare “profondément bouleversée” par le décès de son fils qui l’appelait chaque vendredi au téléphone.

C’était un garçon plein de vie, profondément droit dans sa tête” a souligné de son côté son ami Max Popino. Ce dernier souhaite que les obsèques de Paul Sumo se déroule dans un esprit de fête, comme l’aurait aimé Paul.

L’acteur marquera “profondément les mémoires de toute une génération” sanglote Eglantine, sa dernière camarade de jeu. “Au niveau strictement personnel, je me souviendrai à vie de ses 28cm et de la tendresse de ce grand enfant” conclue-t-elle.

La France entière est en deuil. Les médias bouleversent leurs grilles de programmes pour rendre hommage à l’acteur de renommée internationale. Un cadre du service public audiovisuel annonce qu’une rétrospective de l’œuvre de Paul Sumo est à l’étude. Jean-Marc Morandini sur Europe 1 “ouvre son antenne durant 4 heures afin de recueillir le chagrin des français“.

La femme du Président, elle-même très introduite dans le show business, souhaite “une minute de silence dans l’ensemble des lieux publics le jour des obsèques de Paul“. Rappelons que la Première Dame était une amie intime de Mélissa Tex, l’épouse de Paul Sumo. De son côté, le secrétaire général de l’Elysée a fait parvenir un communiqué par lequel on apprend que Président de la République décide de reculer son voyage officiel aux Iles Caïman. Le Président “exprime aujourd’hui la profonde émotion et l’infinie tristesse de l’ensemble de la Nation alors que disparaît un monument de la culture française“.

Décès de l’acteur Paul Sumo : la France entière sous le choc

Classé dans : humour, medias, politique — lucmandret @ 03:00
La France entière apprend le décès du célèbre acteur français Paul Sumo. Le corps de l’acteur à été retrouvé sans vie dans la cuisine de sa propriété de Saint Tropez. Né Thierry Maçon dans une famille modeste d’agriculteurs, les enquêteurs privilégient une mort naturelle et évoquent une rupture d’anévrisme comme cause du décès de la star âgée de seulement 42 ans.

Paul Sumo débute sa carrière comme simple assistant du réalisateur Max Popino, avec lequel une forte amitié se noue au fil des années. Max Popino lui offre sur un plateau son premier rôle en 1987 dans “Les hardeurs lubriques“. Sa carrière décolle deux ans plus tard avec la rencontre de Mélissa Tex, qu’il épouse en 1990. A leurs actifs, Mélissa et Paul comptabilisent plus d’une vingtaines de longs-métrages, parmi lesquels des succès mondiaux tels que “Mélissa et Paul sont dans un peep-show“, “Les 120 journées de Popol” ou encore “Fion d’une nuit d’été“. Paul Sumo déclare au Sling magazine le 6 Avril 1992 : “au jour d’aujourd’hui, je vis les plus belles années de ma vie“.

L’actrice Mélissa Tex meurt subitement d’une overdose de Subutex le 20 Août 1993. Ce drame bouleverse la vie de Paul Sumo qui plonge dans une sombre dépression. Il commence alors une traversée du désert de deux longues années, laissant ses fans dans l’attente. Une pétition rassemble plus de 500 000 noms réclamant le retour de Paul Sumo.

La légende raconte que son ami de toujours, Max Popino, part chercher Paul dans son Falcon privé à Las Vegas et le ramène dans ses studios du Val-de-Marne pour tourner son grand retour. Le 2 Septembre 1996 sortira “Les 101 Dalmachiennes” comptabilisant plus de 300 000 ventes en DVD. Mais Paul Sumo ne retrouve jamais le succès d’antan rencontré avec son ex-femme.

Il écrit un livre en 1998 “Moi, ma vie, mon sexe” dans lequel il se confie pudiquement sur son enfance heureuse dans les terres picardes, son adolescence complexée face aux problèmes rencontrées avec les filles apeurées par la taille de son sexe. Il revient longuement sur les problèmes de drogue de Mélissa Tex et leurs heureuses années.

Afin d’assumer un train de vie luxueux, Paul Sumo multiplie alors les tournages et accepte toutes les propositions de films, allant jusqu’à faire des apparitions dans des téléfilms policiers de la première chaine privée française. Ses frasques et débordements lui offrent des centaines de photos en couverture des tabloïds à scandale.

En 2004, Paul Sumo décide de mettre fin à sa carrière d’acteur de films pornographiques et commence une nouvelle carrière. On le retrouve en 2005 en animateur d’une émission pour adolescents sur le câble puis à la radio. Il sort début 2007 un album “Je veux vous dire que je vous aime“. Le single tiré de ce disque rencontre un succès relatif. Le Ministre de la Culture lui remet l’insigne de Chevalier de la Légion d’Honneur.

Paul Sumo travaillait à la préparation d’un nouvel album. La maison de disque contactée, le PDG annonce la sortie d’un album hommage dès la fin du mois.

Interrogée par l’AFP, la mère de Paul Sumo, 78 ans, “pleure son enfant chéri” et se déclare “profondément bouleversée” par le décès de son fils qui l’appelait chaque vendredi au téléphone.

C’était un garçon plein de vie, profondément droit dans sa tête” a souligné de son côté son ami Max Popino. Ce dernier souhaite que les obsèques de Paul Sumo se déroule dans un esprit de fête, comme l’aurait aimé Paul.

L’acteur marquera “profondément les mémoires de toute une génération” sanglote Eglantine, sa dernière camarade de jeu. “Au niveau strictement personnel, je me souviendrai à vie de ses 28cm et de la tendresse de ce grand enfant” conclue-t-elle.

La France entière est en deuil. Les médias bouleversent leurs grilles de programmes pour rendre hommage à l’acteur de renommée internationale. Un cadre du service public audiovisuel annonce qu’une rétrospective de l’œuvre de Paul Sumo est à l’étude. Jean-Marc Morandini sur Europe 1 “ouvre son antenne durant 4 heures afin de recueillir le chagrin des français“.

La femme du Président, elle-même très introduite dans le show business, souhaite “une minute de silence dans l’ensemble des lieux publics le jour des obsèques de Paul“. Rappelons que la Première Dame était une amie intime de Mélissa Tex, l’épouse de Paul Sumo. De son côté, le secrétaire général de l’Elysée a fait parvenir un communiqué par lequel on apprend que Président de la République décide de reculer son voyage officiel aux Iles Caïman. Le Président “exprime aujourd’hui la profonde émotion et l’infinie tristesse de l’ensemble de la Nation alors que disparaît un monument de la culture française“.

25 mars 2008

Si j’étais le spin doctor de … Jean-François Copé

Classé dans : communication, medias, politique, sarkozy, spin doctor — lucmandret @ 08:00
Troisième sujet de “Si j’étais le spin doctor de …“, Jean-François Copé, député et maire de Meaux depuis 1995, président du groupe UMP depuis juin 2007, président du club Génération France. Après Martine Aubry et François Bayrou, je décide de m’attaquer à un homme politique de droite. Exercice plus difficile, mais je relève ce défi. Au menu, deux axes : l’homme et son positionnement politique.

L’homme Copé. Quel âge donnez-vous à Monsieur Copé ? Jean-François Copé soufflera ses 44 bougies le 5 mai prochain. Mais l’on pourrait facilement affirmer que Monsieur Copé en fait 10 de plus. Avoir l’air vieux peut s’avérer être un avantage au début d’une carrière, plus facile pour s’imposer. Mais rapidement, la situation s’inverse. A 43 ans, Copé semble être présent dans l’arène politique depuis une éternité. Certes il en impose plus et l’on pourrait penser qu’il est plus aisé d’accorder du crédit à ses propos qu’à ceux d’un Arnaud Montebourg (45 ans) au physique d’adolescent à peine pubère. Mais Copé semble appartenir à une génération plus vieille que celle d’un Xavier Bertrand (43 ans) par exemple.

Conseils donc pour Jean-François Copé : se décoincer et rajeunir son look. Rajeunir son look, Copé pourrait prendre exemple sur un Pierre Moscovici, qui malgré ses 51 ans conserve un physique de jeune premier au sex appeal non négligeable. Le chef des députés UMP oserait-il la barbe de cinq jours, voire les cheveux rasés ? Car la calvitie de Copé, à laquelle s’ajoute un brushing ringard accentuant la faible densité de sa chevelure, représente le symbole de son look quinquagénaire. Des implants seraient cependant malvenus, tant cette opération reste facilement très visible. Par ailleurs, Jean-François Copé possède de très beaux yeux d’un bleu électrique, malheureusement jamais mis en valeur. Un léger bronzage les ferait ressortir et le sublimerait. Après cela changer la garde-robe : des costumes noir ou gris anthracite uniquement, et oser des couleurs vives pour les accessoires : bleu électrique, rouge et jaune vifs, rose fuchsia, …

Voici notre Jean-François Copé habillé pour un quinquennat, nous lui avons fait perdre facilement cinq ans. Il lui faut désormais adopter sa stratégie politique. Car Copé y pense chaque matin en se rasant, être président. Il a obtenu de diriger la restructuration des services publics audio et télévisuels, il espère de ce fait enrichir son carnet d’adresses des noms qui comptent dans les médias. Président du groupe UMP à l’Assemblée National, il tente d’établir un véritable réseau d’élus de terrain. 2012 ou 2017, Copé attend la faille pour s’engouffrer dans l’ère post-sarkozyste de la droite française. Ses principaux rivaux ? François Bayrou, Xavier Bertrand et … Nicolas Sarkozy. La lutte sera sanglante. Alors Jean-François Copé va devoir se tailler un costume sur mesure. Pour cela, il lui est absolument nécessaire de se démarquer de Nicolas Sarkozy. Un boulevard dans lequel s’engouffrer : la politique étrangère. Jean-François Copé peut réussir là où Dominique de Villepin a échoué, diffuser une voix non alignée sur l’atlantisme. Devenir le plus fervent promoteur d’une Europe forte et ouverte, là où Nicolas Sarkozy va se prendre les pieds dans le tapis, avec les élections européennes comme tremplin pour ce nouveau discours. Devenir le porte-parole des pays opprimés et du Tiers Monde. Devenir le nouveau Chirac tant apprécié à travers le monde. Un Copé social néo-gaulliste tiers-mondiste.

Pour asseoir sa force sur le plan national, Jean-François Copé ne peut compter sur les camarades plus âgés et de sa génération, tous à l’affut de postes et prêt à se tirer dans les pattes au moindre coup dur. Alors le maire de Meaux va devoir séduire la galaxie des jeunes roquets de l’UMP, se positionner comme le chef de file et mentor de tous les vingtenaires et trentenaires prêts à mettre leurs aînés en retraite anticipée.

Jean-François Copé bénéficie déjà d’une image de bon orateur, de travailleur maniaque, de fins connaisseurs des dossiers sur lesquels il travaille. Mais il faudra durcir la carapace politicienne de Copé. Chirac disait qu’un président doit avoir trahit deux fois avant d’atteindre la magistrature suprême. On peut considérer qu’il a déjà trahit le camp Chirac en faisant tout pour plaire à Nicolas Sarkozy afin que le Président de la République ne l’oublie pas. Il devient nécessaire que Copé trahisse un jour Sarkozy, pour se positionner comme son meilleur ennemi.

Et vous, si vous étiez le spin doctor de Jean-François Copé, que lui conseilleriez-vous ?

Si j’étais le spin doctor de … Jean-François Copé

Classé dans : communication, medias, politique, sarkozy, spin doctor — lucmandret @ 08:00
Troisième sujet de “Si j’étais le spin doctor de …“, Jean-François Copé, député et maire de Meaux depuis 1995, président du groupe UMP depuis juin 2007, président du club Génération France. Après Martine Aubry et François Bayrou, je décide de m’attaquer à un homme politique de droite. Exercice plus difficile, mais je relève ce défi. Au menu, deux axes : l’homme et son positionnement politique.

L’homme Copé. Quel âge donnez-vous à Monsieur Copé ? Jean-François Copé soufflera ses 44 bougies le 5 mai prochain. Mais l’on pourrait facilement affirmer que Monsieur Copé en fait 10 de plus. Avoir l’air vieux peut s’avérer être un avantage au début d’une carrière, plus facile pour s’imposer. Mais rapidement, la situation s’inverse. A 43 ans, Copé semble être présent dans l’arène politique depuis une éternité. Certes il en impose plus et l’on pourrait penser qu’il est plus aisé d’accorder du crédit à ses propos qu’à ceux d’un Arnaud Montebourg (45 ans) au physique d’adolescent à peine pubère. Mais Copé semble appartenir à une génération plus vieille que celle d’un Xavier Bertrand (43 ans) par exemple.

Conseils donc pour Jean-François Copé : se décoincer et rajeunir son look. Rajeunir son look, Copé pourrait prendre exemple sur un Pierre Moscovici, qui malgré ses 51 ans conserve un physique de jeune premier au sex appeal non négligeable. Le chef des députés UMP oserait-il la barbe de cinq jours, voire les cheveux rasés ? Car la calvitie de Copé, à laquelle s’ajoute un brushing ringard accentuant la faible densité de sa chevelure, représente le symbole de son look quinquagénaire. Des implants seraient cependant malvenus, tant cette opération reste facilement très visible. Par ailleurs, Jean-François Copé possède de très beaux yeux d’un bleu électrique, malheureusement jamais mis en valeur. Un léger bronzage les ferait ressortir et le sublimerait. Après cela changer la garde-robe : des costumes noir ou gris anthracite uniquement, et oser des couleurs vives pour les accessoires : bleu électrique, rouge et jaune vifs, rose fuchsia, …

Voici notre Jean-François Copé habillé pour un quinquennat, nous lui avons fait perdre facilement cinq ans. Il lui faut désormais adopter sa stratégie politique. Car Copé y pense chaque matin en se rasant, être président. Il a obtenu de diriger la restructuration des services publics audio et télévisuels, il espère de ce fait enrichir son carnet d’adresses des noms qui comptent dans les médias. Président du groupe UMP à l’Assemblée National, il tente d’établir un véritable réseau d’élus de terrain. 2012 ou 2017, Copé attend la faille pour s’engouffrer dans l’ère post-sarkozyste de la droite française. Ses principaux rivaux ? François Bayrou, Xavier Bertrand et … Nicolas Sarkozy. La lutte sera sanglante. Alors Jean-François Copé va devoir se tailler un costume sur mesure. Pour cela, il lui est absolument nécessaire de se démarquer de Nicolas Sarkozy. Un boulevard dans lequel s’engouffrer : la politique étrangère. Jean-François Copé peut réussir là où Dominique de Villepin a échoué, diffuser une voix non alignée sur l’atlantisme. Devenir le plus fervent promoteur d’une Europe forte et ouverte, là où Nicolas Sarkozy va se prendre les pieds dans le tapis, avec les élections européennes comme tremplin pour ce nouveau discours. Devenir le porte-parole des pays opprimés et du Tiers Monde. Devenir le nouveau Chirac tant apprécié à travers le monde. Un Copé social néo-gaulliste tiers-mondiste.

Pour asseoir sa force sur le plan national, Jean-François Copé ne peut compter sur les camarades plus âgés et de sa génération, tous à l’affut de postes et prêt à se tirer dans les pattes au moindre coup dur. Alors le maire de Meaux va devoir séduire la galaxie des jeunes roquets de l’UMP, se positionner comme le chef de file et mentor de tous les vingtenaires et trentenaires prêts à mettre leurs aînés en retraite anticipée.

Jean-François Copé bénéficie déjà d’une image de bon orateur, de travailleur maniaque, de fins connaisseurs des dossiers sur lesquels il travaille. Mais il faudra durcir la carapace politicienne de Copé. Chirac disait qu’un président doit avoir trahit deux fois avant d’atteindre la magistrature suprême. On peut considérer qu’il a déjà trahit le camp Chirac en faisant tout pour plaire à Nicolas Sarkozy afin que le Président de la République ne l’oublie pas. Il devient nécessaire que Copé trahisse un jour Sarkozy, pour se positionner comme son meilleur ennemi.

Et vous, si vous étiez le spin doctor de Jean-François Copé, que lui conseilleriez-vous ?

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