Le blog politique de Luc Mandret

30 juin 2008

Ségolène Royal rejoint François Bayrou

Classé dans : MoDem, PS, bayrou, blogs, politique, royal — lucmandret @ 08:30
Ségolène Royal s’inspire de François Bayrou, un article de Marie-Anne Kraft à lire sur Mediapart. Marie-Anne Kraft revient sur la présentation de la contribution de Ségolène Royal en vue du congrès prochain du Parti Socialiste. Elle note les convergences entre ce texte et les idées de François Bayrou. Si Ségolène Royal venait à prendre la direction du PS, verrait-on un véritable pont se forger avec le MoDem ?

Extrait :

Le texte propose quatre « révolutions » : « L’économie au service de l’homme, la révolution écologique, l’État préventif et la révolution démocratique jusqu’au bout. ». Parmi ses propositions, on retrouve des thèmes chers à François Bayrou :

- système de retraites à points plus transparent, permettant de choisir à quelle âge on prend la retraite, de tenir compte de la pénibilité, etc,
- indépendance des médias,

- “révolution démocratique” instaurant plus de participation et de proportionnelle aux législatives,

- priorités données à l’écologie et à une politique éducative ambitieuse (priorité dans le programme de François Bayrou),

- lutte contre les inégalités

- suppression des niches fiscales (F. Bayrou proposait de les plafonner).

(lire la suite)

A vous qui me lisez

Classé dans : Narcisse — lucmandret @ 03:30
Durant quelques temps, et si j’arrive à tenir, ce blog risque d’accueillir beaucoup moins de longues notes. Moins de sujets à chaud, de réactions à l’actualité. Probablement plus de courtes réflexions, plus de photographies, plus de conseils de lectures de blogs.

Explications. Tout d’abord la recherche d’un travail. Malgré plusieurs centaines de mails envoyés et de nombreux contacts, je n’ai toujours pas repris d’activité. N’hésitez donc pas si vous entendez parler d’un poste qui se libère ou se crée, si vous êtes patron et si vous recrutez, vous pouvez m’envoyer un mail à l’adresse mandret@gmail.com. N’hésitez pas également à faire circuler mon CV. Pour rappel, je cible mes recherches dans la veille internet, la communication web, la presse et les médias en ligne, ou la politique.

Parallèlement à cette recherche d’emploi, je me replonge plus activement dans l’écriture. Deux projet en ébullition dans mon cerveau. Ma seconde nouvelle tout d’abord (vous pouvez lire ou relire ma première nouvelle, Le Sang d’une nuit d’été) devrait être achevée dans le courant du mois de Juillet. Un roman ensuite, mûri depuis bien longtemps, débuté et détruit régulièrement, mais désormais parfaitement clair dans mon esprit. Deux projets d’écriture très ambitieux et importants pour moi.

29 juin 2008

Tempête dans un verre d’eau

Classé dans : photographie — lucmandret @ 11:00

Tempête dans un verre d’eau

Classé dans : photographie — lucmandret @ 11:00

27 juin 2008

Nicolas Sarkozy peut sauver des vies

Classé dans : humour, politique, sarkozy — lucmandret @ 01:30

26 juin 2008

Mal

Classé dans : Narcisse — lucmandret @ 03:30
Migraine. J’ai mal. Très mal. Rien n’y fait. Aspirine. Ibuprofène. Triptan. Paracétamol. La lumière me fait mal. Le bruit me fait mal. Les odeurs me font mal. Tous mes sens me font mal.

Rien à foutre de Sarkozy. Rien à foutre de la future ORTF. Rien à foutre des guerres au PS. Rien à foutre du MoDem. Rien à foutre de tout.

Je n’avais plus eu de migraines depuis plus de trois mois, je crois. Et elle revient. Quand on ne l’attend pas. Tout passe alors par la tête. Impossible de réfléchir, mais beaucoup d’idées surgissent en vrac.

Je n’aime pas me plaindre. Probablement cette note sera-t-elle détruite demain, ou pas. La migraine devrait être finie demain, normalement.

25 juin 2008

Nicolas Sarkozy et les terroristes

Classé dans : monde, politique, sarkozy — lucmandret @ 01:00
Dans une dépêche de l’AFP, je lis cette phrase : “M. Sarkozy s’en est aussi pris aux islamistes du Hamas, au pouvoir à Gaza, affirmant que la France ne discutait pas avec les terroristes“. Le Président de la République déclare à ce sujet : “la France discute avec les hommes et les femmes courageux qui font de la politique et non pas du terrorisme. La France discute avec les hommes de paix et non pas les poseurs de bombes“.

Tiens. Etonnant. Une allocution de Nicolas Sarkozy me revient à l’esprit. Celle adressée à Manuel Marulanda, le chef des FARC aujourd’hui décédé. Dans cette allocution, le Président le déclare lui-même : “je ne partage pas vos idées et je condamne vos méthodes, notamment les enlèvements qui plongent tant de familles dans le malheur“.

Il y a quelques choses que je ne comprends pas. Les FARC, qui prennent des otages, qui se financent par le trafic de drogue, qui tuent des civils et posent des bombent, les FARC donc ne seraient pas des terroristes ? Ou alors on peut discuter avec certains terroristes mais pas avec d’autres ?

La Goutte d’Or en fête

Classé dans : culture, paris18 — lucmandret @ 11:00
La Goutte d’Or fait sa fête, ça se déroule du 25 Juin au 29 Juin.

Plusieurs lieux : le parvis de l’église Saint Bernard, l’Institut des Cultures d’Islam, le Centre musical Fleury Goutte d’Or – Barbara, le bus de la Compagnie Babylone, l’école maternelle Richomme, le Square Léon, la salle Saint Bruno, les jardins partagés de la rue Laghouat, …

Au programme : de la musique, du théâtre, du sport, des jeux, des expositions, un repas de quartier, du cinéma, …

La Fête de la Goutte d’Or est organisée par les associations de la coordination inter-associative de la Goutte d’Or : Accueil Goutte d’Or, Accueil Laghouat, ADOS, ADCLJC, L’Anneau d’or, L’Arbre Bleu, ASFI, Cargo 21, Clair et Net, EGO, EGDO, Espace Jeunes Goutte d’Or, Gaby Sourire, Graines de Soleil, URACA, Paris Goutte d’Or, Paris Macadam, Saint Bernard de la Goutte d’or, La Soupape ailée et la Salle Saint Bruno.

Toutes les informations sur le site de la Goutte d’Or en Fête.

Si vous passez dans le coin, faites moi signe !

La Goutte d’Or en fête

Classé dans : culture, paris18 — lucmandret @ 11:00
La Goutte d’Or fait sa fête, ça se déroule du 25 Juin au 29 Juin.

Plusieurs lieux : le parvis de l’église Saint Bernard, l’Institut des Cultures d’Islam, le Centre musical Fleury Goutte d’Or – Barbara, le bus de la Compagnie Babylone, l’école maternelle Richomme, le Square Léon, la salle Saint Bruno, les jardins partagés de la rue Laghouat, …

Au programme : de la musique, du théâtre, du sport, des jeux, des expositions, un repas de quartier, du cinéma, …

La Fête de la Goutte d’Or est organisée par les associations de la coordination inter-associative de la Goutte d’Or : Accueil Goutte d’Or, Accueil Laghouat, ADOS, ADCLJC, L’Anneau d’or, L’Arbre Bleu, ASFI, Cargo 21, Clair et Net, EGO, EGDO, Espace Jeunes Goutte d’Or, Gaby Sourire, Graines de Soleil, URACA, Paris Goutte d’Or, Paris Macadam, Saint Bernard de la Goutte d’or, La Soupape ailée et la Salle Saint Bruno.

Toutes les informations sur le site de la Goutte d’Or en Fête.

Si vous passez dans le coin, faites moi signe !

24 juin 2008

Luc x (Chatel + Mandret)

Classé dans : blogs, communication, politique — lucmandret @ 06:00
Invité hier soir à une rencontre de blogueurs autour de Luc Chatel, porte-parole du gouvernement. Un grand merci à Vincent Ducrey pour l’invitation.

Sans savoir de quoi il allait en retourner, je me présente à l’Hôtel Cassini, magnifique hôtel particulier qui abrite le porte-parolat du gouvernement. A l’intérieur les ors de la République, à l’extérieur la verdure d’un parc voisin de Matignon.

J’anticipe les questions.

Alors, il est comment Luc Chatel ? Il est gentil, il parle bien. Il n’a pas vraiment la carrure d’un ministre. Et pas très ponctuel : sur une soirée de 2 heures, il n’aura été présent que 40 minutes.

Et le cocktail, il était bon ? Franchement, j’ai vu mieux, il n’y a pas à dire, les fonds publics n’ont pas été englouti dans l’organisation de cet évènement. Des petits fours tièdes, probablement surgelés Picard. Des sandwiches et des cakes. Me concernant du Coca en boisson.

Y avait qui ? Une cinquantaine de blogueurs. Beaucoup de têtes inconnues, probablement des blogueurs de droite. Des têtes connues aussi : MIP MIP, Abadinte, Versac, Mry, Gilles Misrahi, la famille Quester-Séméon, Laurence Thurion, Palpitt, et d’autres dont je ne connais pas les noms …

Et sinon, vous avez parlé de quoi ? Un blabla en guise d’introduction de Luc Chatel. Une présentation du futur site du porte-parole : ce sera porte-parole.gouv.fr, mais il n’est pas encore en ligne. Puis des questions-réponses. J’en retiendrai cinq.

Un blogueur interroge le ministre sur la différence entre son poste et celui de Thierry Saussez. Je résume la réponse : l’un communique, le second communique.

Versac donne son avis sur le nouveau site qui nous est présenté. Il s’amuse du côté “ma binette partout” et note la ressemblance du header avec le site de l’Elysée. Il apprécie la fonctionnalité de pouvoir faire des recherches. Le Ministre se marre.

Laurence demande avec humour si porte-parole.gouv.fr est le site du porte-parole ou bien le site de Luc Chatel. Vous aurez compris qu’il y a beaucoup de photos de Luc Chatel.

Gilles interroge le Ministre sur sa connaissance des blogs, et lui demande lesquels il aime lire. Réponse langue-de-bois. Je résume : le Ministre n’a pas beaucoup de temps pour lire les blogs. Je traduis : il était incapable d’en citer un seul.

Versac, décidément très en forme, rebondit sur le cumul des fonctions par Luc Chatel. Luc Chatel le porte-parole du gouvernement. Luc Chatel le Secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation. Luc Chatel le maire de Chaumont. Luc Chatel le député de la Haute-Marne. Luc Chatel le conseiller régional de Champagne-Ardenne. Luc Chatel le mari et le père de quatre enfants. Ouf. Fini. La liste est longue. Le Ministre répond, je résume : il délègue beaucoup et a des équipes formidables qui l’aide beaucoup dans son boulot, ce qui lui permet de tout cumuler.

Bilan de cette soirée ? Une opération de comm réussie pour Luc Chatel. Il suffit pour cela de lire des notes un peu plus “objectives” et gentilles que la mienne : celles de Laurence Thurion, Natacha QS, Fabien Prêtre, Emmanuel Vivier et Patrice Vuillard. Et sûrement d’autres à venir …

élections européennes 2009 : la place de l’Europe dans les médias

Classé dans : Europe, MoDem, européennes, européennes 2009, politique — lucmandret @ 02:30
Eric Mainville se fait l’écho d’une étude de l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) sur l’Europe à la télévision, et plus particulièrement dans les Journaux Télévisés des chaînes françaises. Le constat est édifiant : alors que 17% des sujets abordés par les JT du soir des 6 chaînes hertziennes traitent de l’actualité internationale, à peine 2,5% se consacrent aux institutions européennes.

En regardant le détail par chaîne, M6 fait figure de mauvais élève, avec seulement 27 sujets dans l’année 2007 (soit moins de 1% de l’ensemble des sujets de M6), France 2, Canal + et TF1 y consacrent respectivement 1,6%, 1,8% et 1,9% de leurs JT respectifs. France 3 fait un effort avec 2,3%. Et Arte prend la tête avec 6% de ses sujets, ce qui restent assez minimes pour une chaîne à vocation européenne.

La Grande Bretagne (884 sujets) et l’Allemagne (774 sujets) font partie des pays de l’Union Européenne dont les télévisions françaises parlent le plus. Suivies par l’Italie, l’Espagne et la Belgique. Surtout ne pas trop s’éloigner de notre pays. Avec moins de 5 sujets, la Slovaquie, la Lituanie et la Lettonie semblent être rayées de la carte des informations.

Quant aux institutions européennes, elles ne passionnent guère plus les médias français. Le nombre de sujets qui leur sont consacrées affiche même une baisse. 716 sujets en 2007 contre 737 en 2000.

Pour plus d’informations et de détails, vous pouvez lire le rapport complet.

Au delà de ce constat, il serait peut-être hâtif, mais probablement pas inexact, de rapprocher ce faible intérêt des médias pour l’Europe, et les critiques que les Français admonestent aux instances européennes. Et le rejet de l’Europe par les peuples européens, lorsque ces derniers sont consultés par referendum, peut y trouver ici l’une de ses explications. Comment voulez-vous que l’Europe passionne si l’on ne nous informe pas sur ses activités et actualités ?

L’année prochaine se tiendront, au moins de Juin 2009, les élections européennes pour élire le nouveau parlement européen. Le MoDem bien entendu présentera des listes pour ce scrutin des élections européennes. Et en tant que parti europhile, il serait intéressant de réfléchir à cette thématique de l’Europe et des médias. Deux propositions me viennent à l’esprit, à chaud.

Tout d’abord une chaîne européenne. Une télévision financée par l’Europe, les instances européennes et les Etats membres. Une chaîne multi-lingue, avec au minimum des sous-titres disponibles dans l’ensemble des langues parlées dans l’Union Européenne. De l’information, des reportages, des documentaires, des séries, le tout 100% européens. En faisant attention à ne pas en faire un média ouiouiste intégriste, mais avec une véritable liberté de paroles et d’opinions.

Ensuite, un quota d’informations européennes à respecter, applicable dans tous les pays de l’UE, pour tous les médias (télévisions, radios). Tout comme le CSA impose aux stations de radio un minimum de 40% de chansons d’expression française, pourquoi le CSA n’étandrait-il pas ces 40% aux chansons d’expression européenne ? Et appliquer cette même mesure aux JT ? Un minimum de 10% d’informations européennes dans les bulletins d’informations ?

Vous militants et sympathisants du MoDem, quelles mesures aimeriez-vous que le Mouvement Démocrate porte dans son programme lors des élections européennes de Juin 2009, afin de réconcilier les médias (et donc les citoyens) avec l’Europe ?

A lire sur l’Europe et les élections européennes de 2009 :
- élections européennes 2009 : quelle Europe de la défense ?
- élections européennes 2009 : on fait quoi ?

élections européennes 2009 : la place de l’Europe dans les médias

Classé dans : Europe, MoDem, européennes, européennes 2009, politique — lucmandret @ 02:30
Eric Mainville se fait l’écho d’une étude de l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) sur l’Europe à la télévision, et plus particulièrement dans les Journaux Télévisés des chaînes françaises. Le constat est édifiant : alors que 17% des sujets abordés par les JT du soir des 6 chaînes hertziennes traitent de l’actualité internationale, à peine 2,5% se consacrent aux institutions européennes.

En regardant le détail par chaîne, M6 fait figure de mauvais élève, avec seulement 27 sujets dans l’année 2007 (soit moins de 1% de l’ensemble des sujets de M6), France 2, Canal + et TF1 y consacrent respectivement 1,6%, 1,8% et 1,9% de leurs JT respectifs. France 3 fait un effort avec 2,3%. Et Arte prend la tête avec 6% de ses sujets, ce qui restent assez minimes pour une chaîne à vocation européenne.

La Grande Bretagne (884 sujets) et l’Allemagne (774 sujets) font partie des pays de l’Union Européenne dont les télévisions françaises parlent le plus. Suivies par l’Italie, l’Espagne et la Belgique. Surtout ne pas trop s’éloigner de notre pays. Avec moins de 5 sujets, la Slovaquie, la Lituanie et la Lettonie semblent être rayées de la carte des informations.

Quant aux institutions européennes, elles ne passionnent guère plus les médias français. Le nombre de sujets qui leur sont consacrées affiche même une baisse. 716 sujets en 2007 contre 737 en 2000.

Pour plus d’informations et de détails, vous pouvez lire le rapport complet.

Au delà de ce constat, il serait peut-être hâtif, mais probablement pas inexact, de rapprocher ce faible intérêt des médias pour l’Europe, et les critiques que les Français admonestent aux instances européennes. Et le rejet de l’Europe par les peuples européens, lorsque ces derniers sont consultés par referendum, peut y trouver ici l’une de ses explications. Comment voulez-vous que l’Europe passionne si l’on ne nous informe pas sur ses activités et actualités ?

L’année prochaine se tiendront, au moins de Juin 2009, les élections européennes pour élire le nouveau parlement européen. Le MoDem bien entendu présentera des listes pour ce scrutin des élections européennes. Et en tant que parti europhile, il serait intéressant de réfléchir à cette thématique de l’Europe et des médias. Deux propositions me viennent à l’esprit, à chaud.

Tout d’abord une chaîne européenne. Une télévision financée par l’Europe, les instances européennes et les Etats membres. Une chaîne multi-lingue, avec au minimum des sous-titres disponibles dans l’ensemble des langues parlées dans l’Union Européenne. De l’information, des reportages, des documentaires, des séries, le tout 100% européens. En faisant attention à ne pas en faire un média ouiouiste intégriste, mais avec une véritable liberté de paroles et d’opinions.

Ensuite, un quota d’informations européennes à respecter, applicable dans tous les pays de l’UE, pour tous les médias (télévisions, radios). Tout comme le CSA impose aux stations de radio un minimum de 40% de chansons d’expression française, pourquoi le CSA n’étandrait-il pas ces 40% aux chansons d’expression européenne ? Et appliquer cette même mesure aux JT ? Un minimum de 10% d’informations européennes dans les bulletins d’informations ?

Vous militants et sympathisants du MoDem, quelles mesures aimeriez-vous que le Mouvement Démocrate porte dans son programme lors des élections européennes de Juin 2009, afin de réconcilier les médias (et donc les citoyens) avec l’Europe ?

A lire sur l’Europe et les élections européennes de 2009 :
- élections européennes 2009 : quelle Europe de la défense ?
- élections européennes 2009 : on fait quoi ?

23 juin 2008

Le "jeune juif" et les politiques

Classé dans : medias, politique — lucmandret @ 02:30
Je ne compte pas commenter longuement l’agression d’un jeune de confession juive ce week-end rue Petit dans le 19ème arrondissement de Paris. Je pense que l’actualité est trop brûlante et le sujet trop glissant pour me risquer maintenant à mes remarques personnelles.

Deux notes à lire cependant sur les blogs : la première d’Authueil, habitant du quartier qui nous fait part de son vécu : “La suite de l’article fait mention de bagarres régulières entre bandes rivales dans le parc des buttes chaumont. Personnellement, je n’en ai pas vu, ni même entendu parler, et pourtant, j’y vais souvent, dans ce parc, pour promener bébé. Je n’ai jamais assisté à la moindre scène d’agressivité antisémite. Samedi soir, tout était calme et paisible, sans la moindre inquiétude dans les bacs à sable des buttes chaumont. Comme quoi, entre la perception et la réalité, il y a une marge. Ce n’est pas pour autant que la réalité se limite à la perception qu’on en a !“.

La seconde à lire sur Carnets de nuit, et je rejoins totalement sa conclusion : “Il ne s’agit pas ici de nier l’existence de tensions inter-religieuses ou inter-raciales, mais de n’être pas complice ou porteur de leur aggravation en adoptant, sans réflexion, un langage qui est tout sauf neutre, en confondant la cause réelle ou fantasmée d’une agression avec la “nature“ soit-disant profonde de l’agressé : le jeune homme en question est d’abord un sujet, un homme, avant d’être un objet de lutte religieuse. Tant qu’on ne remettra pas les choses dans cet ordre, la République une et indivisible est mal barrée“.

Me concernant, je m’interroge sur la rapidité des réactions des politiques de tout bord. Au premier plan desquelles celle du Président de la République ; Nicolas Sarkozy “tient à exprimer sa profonde indignation après l’agression qui s’est déroulée hier soir dans le XIXème arrondissement de Paris.Il assure la victime et sa famille de son soutien et renouvelle sa totale détermination à combattre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme“. Le Premier Ministre François Fillon : “Le gouvernement réaffirme sa détermination à lutter sans relâche contre toutes les formes de rejet, de discrimination et de haine“. La Ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie, quant à elle affirme “sa détermination à lutter sans relâche contre toutes les manifestations de racisme, d’antisémitisme et de xénophobie, qui bafouent les valeurs de la République“. Le maire de Paris Bertrand Delanoë quant à lui condamne “avec la plus totale fermeté ces faits insupportables“. Le parti d’Olivier Besancenot également : “La LCR dénonce fermement l’agression dont a été victime Rudy, le jeune juif, dans le XIXe arrondissement” ajoutant “quelles que soient les origines de cette agression, cette attaque a un relent d’antisémitisme aussi révoltant que les relents racistes qui accompagnent les agressions contre les immigrés“.

Seule voix discordante, celle de Jean-Pierre Chevènement, président du MRC : il accuse Nicolas Sarkozy d’avoir “flatté successivement toutes les sensibilités [religieuses ou communautaires] sans exception, sans mesurer que cette manière était la façon la plus sûre de dissoudre l’identité républicaine de la France” et dénonce “une certaine complaisance au plus haut niveau de l’Etat“.

Je m’interroge donc sur l’intérêt de rebondir aussi rapidement à cette agression. J’aurais tellement aimé que nos élus de la République en appelle au calme, à l’apaisement. Qu’ils attendent que l’enquête avance, que la police et la justice fassent leur travail. D’autant que l’enquête révèle de nouveaux faits en l’occurrence la mise en garde-à-vue il y a quelques mois de la victime pour des incidents et le port de poings américains.

Quant on voit que déjà sur Facebook se créent des groupes, appelant à la vengeance, j’aurais aimé un peu de sagesse venant de nos femmes et hommes politiques.

22 juin 2008

Olivier Besancenot, le danger de l’opposition

Classé dans : PS, besancenot, politique — lucmandret @ 02:00
Olivier Besancenot, meilleur opposant à Nicolas Sarkozy. C’est un sondage OpinionWay pour Le Figaro qui le place devant Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et François Hollande. Un autre sondage de BVA pour L’Express place le leader de la LCR comme troisième personnalité politique français que les Français souhaitent voir prendre de l’influence, juste derrière Bertrand Delanoë et François Bayrou, mais devant Ségolène Royal. En terme de popularité, Olivier Besancenot se place désormais parmi les 5 hommes politiques les plus appréciés des Français, dépassant allègrement les 40% d’opinions favorables.

La sympathie significative portée à Olivier Besancenot ? Un “effet Michel Drucker“. Invité dans l’émission du meilleur ami de la ménagère de plus de 50 ans, Besancenot est dédiabolisé et rentre dans l’establishment des paysages médiatique et politique français.

Seconde raison de ce sursaut de popularité, la LCR est présente sur le front de tous les conflits sociaux, au combat contre toutes les actualités gouvernementales. Une Ligue à toutes les manifestations, une Ligue qui communique par dépêche à chaque nouvelle loi. Là où la gauche traditionnelle a déserté le pavé et le rôle d’opposant, la LCR trouve un boulevard dans le coeur des Français anti-sarkozystes.

Troisième raison, et non des moindres, Olivier Besancenot lui-même. Sur le papier un non-professionnel de la politique, qui médiatiquement n’hésite pas à montrer et crier qu’il continue, lui, à travailler, et de facto en devient plus proche des travailleurs. La professionalisation des métiers de la politique, au Parti Socialiste principalement, nuit gravement à l’image d’un parti proche des préoccupations du Français moyen.

En contradiction totale avec sa doctrine, Olivier Besancenot incarne seul toute la vie de la LCR. Seul leader de son parti. Les luttes de pouvoir aussitôt écrasées et étouffées. Le conflit interne, et là encore le PS s’avère à l’exact opposé de cette image, n’a pas lieu d’être et de transparaître.

Alors que la seule image véhiculée depuis des années par le Parti Socialiste est celle d’un mouvement n’arrivant pas à éteindre les flammes ardentes de luttes d’ego, l’extrême-gauche s’est trouvée un seul et unique porte-parole en la personne de Besancenot. Alors que le bruit médiatique renvoyé par le PS est occupé à 90% par des petits mots assassins entre camarades, celui de la LCR porte à 100% sur la lutte au gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Olivier Besancenot continue d’ailleurs sa route. Faisant de la LCR table rase, il crée son Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Peu ou prou la même chose, mais la disparition des mots “communiste” et “révolutionnaire” ne peut être interprétée comme un hasard. Le nouveau nom gagne en légitimisation et devient symboliquement plus sage, médiatiquement et donc électoralement plus accessible, moins effrayant.

Le PS, comme si ses luttes pachidermesques ne suffisaient pas, crée donc un groupe de réflexion sur l’extrême-gauche. Avec la tête de cette commission Henry Weber, Daniel Vaillant et Bruno Leroux, le Parti Socialiste prouve une nouvelle fois encore son incompréhension de ce que les Français attendent de lui : être le principal opposant à Nicolas Sarkozy. Plus les leaders du PS gagneront en sympathie dans les rôles de combattants à la droite et d’alternative crédible à sa politique, moins le leader de la LCR sera audible. Taper sur Besancenot ne fera que le renforcer. Forcément, la gauche du PS se rebelle contre ce groupe de travail anti-Besancenot, devenant une nouvelle source de conflit entre socialistes. Et il est fort à parier que les médias de droite se délectent à l’avance de ces dissensions.

Principe des vases communicants. Le PCF est moribond. Le PS inaudible et sclérosé par lui-même. Les électeurs le regrettent. Et se retournent donc vers le NPA de Besancenot. Eparpillement des voix, donc difficulté pour la gauche dans son ensemble à constituer un véritable pôle face à l’UMP.

Plus Besancenot monte dans les sondages, plus la LCR prend de l’importance sur l’échiquier politique, plus Besancenot pensera être indispensable, accroissant de fait sa soif de pouvoir, revendiquant alors au moment des tractations électoralistes une plus grosse part du gâteau. La gauche peut se faire du soucis, elle n’en a pas fini de se taper la tête contre les murs.

Le PS d’une part ne réussira pas à trouver une position commune à adopter face à la montée de Besancenot. Alliance ou rejet ? Sans réfléchir à l’envers : que souhaite Besancenot ? Jouer avec les socialistes ou se la jouer perso ? Accepter des accords avec les socialistes, ou casser la gauche à cause de lui ? La LCR (ou le NPA), le temps venu si la gauche remporte un jour les élections nationales ou si la question se pose, acceptera-t-elle de participer à la gestion du pouvoir ? Protester, Besancenot y excelle ; gouverner, Besancenot devra faire des concessions. Le voudra-t-il, sachant qu’il se coupera alors d’une partie de sa base la plus extrême ?

La soif de pouvoir de Besancenot dépendra en parti de l’avenir de la gauche française, le PS n’étant pas prêt de s’enlever la balle qui gangrène son pied depuis des années. Nicolas Sarkozy a de beaux jours devant lui.

(Photo : Philippe Leroyer)

Olivier Besancenot, le danger de l’opposition

Classé dans : PS, besancenot, politique — lucmandret @ 02:00
Olivier Besancenot, meilleur opposant à Nicolas Sarkozy. C’est un sondage OpinionWay pour Le Figaro qui le place devant Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et François Hollande. Un autre sondage de BVA pour L’Express place le leader de la LCR comme troisième personnalité politique français que les Français souhaitent voir prendre de l’influence, juste derrière Bertrand Delanoë et François Bayrou, mais devant Ségolène Royal. En terme de popularité, Olivier Besancenot se place désormais parmi les 5 hommes politiques les plus appréciés des Français, dépassant allègrement les 40% d’opinions favorables.

La sympathie significative portée à Olivier Besancenot ? Un “effet Michel Drucker“. Invité dans l’émission du meilleur ami de la ménagère de plus de 50 ans, Besancenot est dédiabolisé et rentre dans l’establishment des paysages médiatique et politique français.

Seconde raison de ce sursaut de popularité, la LCR est présente sur le front de tous les conflits sociaux, au combat contre toutes les actualités gouvernementales. Une Ligue à toutes les manifestations, une Ligue qui communique par dépêche à chaque nouvelle loi. Là où la gauche traditionnelle a déserté le pavé et le rôle d’opposant, la LCR trouve un boulevard dans le coeur des Français anti-sarkozystes.

Troisième raison, et non des moindres, Olivier Besancenot lui-même. Sur le papier un non-professionnel de la politique, qui médiatiquement n’hésite pas à montrer et crier qu’il continue, lui, à travailler, et de facto en devient plus proche des travailleurs. La professionalisation des métiers de la politique, au Parti Socialiste principalement, nuit gravement à l’image d’un parti proche des préoccupations du Français moyen.

En contradiction totale avec sa doctrine, Olivier Besancenot incarne seul toute la vie de la LCR. Seul leader de son parti. Les luttes de pouvoir aussitôt écrasées et étouffées. Le conflit interne, et là encore le PS s’avère à l’exact opposé de cette image, n’a pas lieu d’être et de transparaître.

Alors que la seule image véhiculée depuis des années par le Parti Socialiste est celle d’un mouvement n’arrivant pas à éteindre les flammes ardentes de luttes d’ego, l’extrême-gauche s’est trouvée un seul et unique porte-parole en la personne de Besancenot. Alors que le bruit médiatique renvoyé par le PS est occupé à 90% par des petits mots assassins entre camarades, celui de la LCR porte à 100% sur la lutte au gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Olivier Besancenot continue d’ailleurs sa route. Faisant de la LCR table rase, il crée son Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Peu ou prou la même chose, mais la disparition des mots “communiste” et “révolutionnaire” ne peut être interprétée comme un hasard. Le nouveau nom gagne en légitimisation et devient symboliquement plus sage, médiatiquement et donc électoralement plus accessible, moins effrayant.

Le PS, comme si ses luttes pachidermesques ne suffisaient pas, crée donc un groupe de réflexion sur l’extrême-gauche. Avec la tête de cette commission Henry Weber, Daniel Vaillant et Bruno Leroux, le Parti Socialiste prouve une nouvelle fois encore son incompréhension de ce que les Français attendent de lui : être le principal opposant à Nicolas Sarkozy. Plus les leaders du PS gagneront en sympathie dans les rôles de combattants à la droite et d’alternative crédible à sa politique, moins le leader de la LCR sera audible. Taper sur Besancenot ne fera que le renforcer. Forcément, la gauche du PS se rebelle contre ce groupe de travail anti-Besancenot, devenant une nouvelle source de conflit entre socialistes. Et il est fort à parier que les médias de droite se délectent à l’avance de ces dissensions.

Principe des vases communicants. Le PCF est moribond. Le PS inaudible et sclérosé par lui-même. Les électeurs le regrettent. Et se retournent donc vers le NPA de Besancenot. Eparpillement des voix, donc difficulté pour la gauche dans son ensemble à constituer un véritable pôle face à l’UMP.

Plus Besancenot monte dans les sondages, plus la LCR prend de l’importance sur l’échiquier politique, plus Besancenot pensera être indispensable, accroissant de fait sa soif de pouvoir, revendiquant alors au moment des tractations électoralistes une plus grosse part du gâteau. La gauche peut se faire du soucis, elle n’en a pas fini de se taper la tête contre les murs.

Le PS d’une part ne réussira pas à trouver une position commune à adopter face à la montée de Besancenot. Alliance ou rejet ? Sans réfléchir à l’envers : que souhaite Besancenot ? Jouer avec les socialistes ou se la jouer perso ? Accepter des accords avec les socialistes, ou casser la gauche à cause de lui ? La LCR (ou le NPA), le temps venu si la gauche remporte un jour les élections nationales ou si la question se pose, acceptera-t-elle de participer à la gestion du pouvoir ? Protester, Besancenot y excelle ; gouverner, Besancenot devra faire des concessions. Le voudra-t-il, sachant qu’il se coupera alors d’une partie de sa base la plus extrême ?

La soif de pouvoir de Besancenot dépendra en parti de l’avenir de la gauche française, le PS n’étant pas prêt de s’enlever la balle qui gangrène son pied depuis des années. Nicolas Sarkozy a de beaux jours devant lui.

(Photo : Philippe Leroyer)

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