Le blog politique de Luc Mandret

9 mars 2008

Elections municipales 2008 : les résultats dans le 18ème arrondissement de Paris

Vous retrouverez ici les résultats du premier tour des élections municipales du 18ème arrondissement de Paris. Voici les scores obtenues liste par liste :

- M. Daniel VAILLANT (PS-PC-MRC) : 49,6%
- Mme Roxane DECORTE (UMP) : 18,2%
- M. Sylvain GAREL (Les Verts) : 10,3%
- Mme Syrine CATAHIER (MoDem) : 6,7%
- Mme Anne LECLERC (LCR) : 5,2%
- M. Cyril BOZONNET (Front National) : 3,5%
- M. Michel LANGLOIS : 3,2%
- M. Lucien CHEBIB (Divers Droite) : 0,5%
- M. David PIERRE-BLOCH (Nouveau Centre) : 1,0%
- M. Sauveur BOUKRIS : 0,6%
- Mme Nadine PINOCHET (Lutte Ouvrière) : 0,7%
- M. Alain CURE : 0,4%

(Mise-à-jour à 23h)

7 mars 2008

Municipales 75018 Paris, 10ème question : la première mesure

Classé dans : boukris, catahier, decorte, langlois, municipales, paris18, politique, vaillant — lucmandret @ 08:00
Voici la dixième (et donc dernière) des questions à laquelle ont répondu les candidats aux élections municipales dans le 18ème arrondissement de Paris.

Encore un grand merci à Sauveur Boukris, à Daniel Vaillant, à Michel Langlois, à Roxane Decorte et à Syrine Catahier. (Pas de réponses reçues de la part de Cyril Bozonnet, de David Pierre-Bloch et de Sylvain Garel).

Quelle sera votre première mesure concrète si vous remportez les élections municipales ?

(Les réponses sont portées dans l’ordre de réception auxquelles elles me sont parvenues, sans aucune modification.)

Sauveur Boukris
tête de liste “Agir pour le 18e” (son blog)
tout d’abord, je remercierai les electeurs pour leur desir de renouveau et de nouveau souffle pour l’arrondissement .
la premiere mesure concrete serait d’organiser “la fete du printemps et de la fraternité” courant mars avril 2008 afin que tous les habitants du 18 e puissent vivre des moments de joie, de cohesion et de renouveau.


Daniel Vaillant
tête de liste du Parti Socialiste (son site)
Aussitôt élu, je m’attacherai à constituer une équipe efficace pour le 18ème, tant en terme d’adjoints que de collaborateurs, afin de mettre en oeuvre au plus vite les propositions de notre projet validé par les électeurs.


Michel Langlois
tête de liste du “18e autrement” (son site)
Nous interviendrons sur de nombreux domaines dès que nous serons élus. Citons ces 3 mesures qui feront partie de nos premières actions :
- Pour une meilleure coordination de leur action, les services de propreté seront placés sous l’autorité du maire d’arrondissement. (Le problème de la propreté des rues n’a toujours pas été réglé malgré les nombreuses plaintes des habitants)
- L’éclairage public dans les rues du 18e sera amélioré pour la sécurité de tous.
- Nous remettrons la circulation dans le bon sens et donnerons un coup d’arrêt à la suppression des places de stationnement.

Roxane Decorte
tête de liste UMP (son site)
La politique ne se résume pas à des mesures symboliques. Ce qui n’attend pas, c’est l’essentiel. Je n’accepte pas que le 18e arrondissement soit l’une des vingt communes les plus pauvres d’Ile de France. Maire du 18e, j’engagerai dès le premier jour le programme de revitalisation économique de notre arrondissement. Je mettrai en place à mes côtés le comité pour la stratégie économique composé d’élus, de chefs d’entreprise, de représentants des associations de commerçants, d’experts et des principaux acteurs économiques et sociaux du 18e. Ce comité aura en premier lieu pour tâche d’élaborer avec mon équipe municipale le projet de création de zones franches urbaines dans les quartiers qualifiés au titre de la politique de la ville.

Obtenir la création d’une zone franche urbaine afin de favoriser l’implantation d’entreprises dans l’arrondissement et de réimplantation de commerces de proximité et de créer des emplois destinés en priorité aux jeunes et aux chômeurs de nos quartiers, c’est une affaire de volonté et de détermination. Je porterai sans relâche ce projet auprès des ministres du gouvernement, auprès des parlementaires et auprès des pouvoirs publics avec l’appui de Françoise de Panafieu.

Pensons d’abord à l’avenir de Paris et de nos quartiers.


Syrine Catahier
tête de liste du MoDem (son blog)
Mes priorités concernent le logement, l’emploi et l’environnement.
En matière de logements, une modification de la Commission d’attribution des logements s’impose. La Mairie d’arrondissement ne peut pas attribuer qu’une poignée de logements par an ! De plus, nous proposons la création d’une antenne municipale pour la prévention des expulsions locatives dues à des impayés de loyers. Les aspects financiers, juridiques et sociaux seraient traités en même temps. Pour les étudiants et jeunes actifs, un système d’aide à la colocation dans le parc privé pourra être mis en place.
Pour dynamiser l’emploi et l’installation des entreprises, nous proposons la création d’une zone dédiée à la formation, la recherche et les entreprises spécialisées dans les technologies vertes. L’écologie urbaine doit être au cour de la préoccupation municipale. Une mission en charge de l’attractivité territoriale des
entreprises, avec une délégation au niveau de l’arrondissement, sera créée. Nous soutenons aussi le commerce de proximité par l’utilisation du droit de préemption des commerces et des baux Par ailleurs, un grand plan pour l’analyse des besoins et le recensement en matière de stationnements résidentiels et professionnels sera réalisé.
Enfin, le transfert des compétences en matière de propreté à la Mairie du 18e, avec des brigades vertes et de la médiation sociale seront envisagés. Enfin, les pourparlers seront lancés pour la création d’un grand parc à partir des emprises de la gare ferroviaire du Nord.

6 mars 2008

Municipales 75018 Paris, 9ème question : les concurrents

Classé dans : boukris, bozonnet, catahier, decorte, garel, langlois, municipales, paris18, pierre-bloch, politique, vaillant — lucmandret @ 01:30
Voici la neuvième des questions à laquelle ont répondu les candidats aux élections municipales dans le 18ème arrondissement de Paris.

Encore un grand merci à Sauveur Boukris, à Cyril Bozonnet, à David Pierre-Bloch, à Syrine Catahier, à Daniel Vaillant, à Roxane Decorte, à Michel Langlois et à Sylvain Garel.

Quel jugement portez-vous sur les listes concurrentes candidates dans le 18ème arrondissement ?

(Les réponses sont portées dans l’ordre de réception auxquelles elles me sont parvenues, sans aucune modification.)

Sauveur Boukris
tête de liste “Agir pour le 18e” (son blog)
c’est la démocratie! n’oublions pas que les municipales sont les seules elections à la “proportionnelle”, cela signifie que, normalement, tous les courants ; meme minoritaires seront représentés!
il est bon que les electeurs aient lue choix entre differentes sensiblités! Cependant, j’aurais aimé que l’on puisse s’entendre. Dans mon esprit, l’unité ne signifie pas uniformité. On peut etre uni avec des differences. il est important que les etats majors des grands partis tiennent compte des réalités et viennent plus souvent sur le terrain !

Cyril Bozonnet
tête de liste du Front National (son blog)
La liste Vaillant comprend un nombre impressionnant de gens qui émargent aux frais du contribuables. A l’inverse de beaucoup de nos concitoyens, qui eux se lèvent tous les jours en se demandant :
1° vais-boucler ma fin de mois ?
2° La boite ou je travaille ne risque-elle pas de fermer ?

Des questions loin du vécu des fonctionnaires et autre chargés de missions qui composent pour une bonne partie la liste socialiste.

La liste Decorte, c’est la réunion des bénéficiaires du Sarkozysme. Des grand-bourgeois parés d’écharpes bobos, pas beaucoup de convictions fortes, juste partisans d’une économie de marché à outrance.

Les Verts ? des idéologues forcenés, bien décidés à piétoniser, à chasser les automobilistes, à faire de Montmartre une réserve à bobos, un décor de cinéma à la “Amélie Poulain”

Les listes Bouckris, Bloch et Langlois ? un léger problème d’égo mal placé, non ?

La liste Pinochet ? Avec un nom pareil, la brave dame n’a pas du rire tous les jour en réunion de cellule troskyste !

La liste du modem ? au vu du programme, quasi similaire à celui du PS, autant voter pour “not’bon maire” immédiatement !

David Pierre-Bloch
tête de liste du Nouveau Centre
La liste que je conduis pour le Nouveau Centre – Alternative Libérale – Société en Mouvement est une vraie liste de candidature pour le 18ème.

Toutes les personnes qui figurent sur ma liste, sans aucune exception, sont des habitants et des habitantes du 18ème arrondissement. Chacun sait que ce n’est pas le cas pour beaucoup d’autres listes.

Ensuite, ma liste est vraiment une possibilité donnée à nos électeurs de choisir de nouvelles têtes.

Qui contestera que l’équipe municipale sortante de gauche a fait son temps ? Qui contestera que la liste menée pour le parti majoritaire de droite n’offre pas
la moindre garantie de sérieux et ne fait pas le poids face au maire sortant ? Qui ne voit pas que le maire sortant n’a quasiment pas besoin de faire campagne tant les choses sont figées alors qu’un grand renouvellement s’impose pour le bien des habitants du 18ème ?

Je suis chaque fois heureux d’entendre les passants lorsque je tracte avec mes candidats sur les marchés et dans les rues de nos quartiers nous dire à tous combien ils apprécient le caractère vraiment collectif de notre liste. Tous les habitants sont représentés et notre liste est incontestablement le reflet de la richesse de notre arrondissement.

Ma liste rassemble des personnes aux compétences variées. De plus, elle ne comporte aucun « professionnel » de la politique, qui en vive et qui s’en nourrisse. Je l’ai écrit sur mes tracts de campagne et redis ici que je reverserai mes indemnités de mandat à des ouvres caritatives.


Syrine Catahier
tête de liste du MoDem (son blog)
Il y a beaucoup de listes dans notre arrondissements ! Est-ce la preuve d’une vitalité démocratique ou l’expression d’un grand besoin de renouveau ?

Les listes de la majorité PS, PC et Verts reposent avant tout sur un satisfecit. “Tout est bien, tout va bien !”. Or il y a encore beaucoup de choses à faire pour améliorer la vie quotidienne dans tout le 18e : logement, propreté et déplacements. Le mode de gouvernance de la Mairie doit impérativement changer : pour être plus ouvert, participatif et moderne.

Quant à la liste UMP, leur programme pour le 18e est un patchwork des propositions de tous les autres candidats. Cette démarche de marketing politique n’est pas crédible.


Daniel Vaillant
tête de liste du Parti Socialiste (son site)
Notre campagne c’est concentrée sur l’essentiel : le bilan que nous portons, le projet que nous proposons, l’équipe que nous formons au service des habitants du 18e. Nous avons produit une brochure dense, sérieuse, claire pour informer nos concitoyens et leur faire partager notre projet. Nous distribuons également un journal de campagne, qui résume notre bilan, notre projet, informe sur qui nous sommes et qui nous soutient. Notre site Internet (danielvaillant.net) fournit aussi de nombreuses informations. Enfin, nous avons organisé huit réunions publiques, une par quartier, et de très nombreuses rencontres ou cafés politique pour aller à la rencontre des habitants de l’arrondissement.

Voilà comment nous faisons campagne. Nous ne souhaitons pas entrer dans des polémiques avec les listes concurrentes, ni en faire le commentaire. Chacun a le droit de mener campagne et de soumettre son projet au vote des citoyens. Le notre est clair et précis.

Dès le 9 mars, les citoyens de l’arrondissement auront à choisir leur maire pour Paris et pour le 18e ainsi que leurs équipes. Les citoyens du 18e décideront des politiques qui seront menées dans l’arrondissement.

C’est tout ce qui nous importe parce que nous voulons donner un temps d’avance à Paris et au 18e, cet arrondissement que nous aimons passionnément.

Roxane Decorte
tête de liste UMP (son site)
L’élection municipale, c’est celle d’un maire et d’une équipe. S’agissant de leur maire, les électeurs du 18e arrondissement doivent répondre à une question simple : sont-ils fiers de l’action et de la personnalité de M. Vaillant ? Cumul des mandats, clientélisme, concentration de tous les pouvoirs au niveau local, mépris des droits de l’opposition et des citoyens: le maire sortant est bien le représentant d’une manière de faire la politique archaïque. L’actuel Maire de Paris cautionne ce choix : il demande aux habitants du 18e, de garder six ans de plus Daniel Vaillant, maire depuis 1995 et élu depuis 1977. Où est le temps d’avance pour le 18e ? Je crains que les électeurs de l’arrondissement qui ont le cœur à gauche fassent les frais d’une logique d’appareil. La politique, ce sont avant tout des convictions et des projets. Je n’aime pas dire du mal de mes adversaires, d’autant moins que je suis la première à reconnaître les qualités de ceux dont je ne partage pas les convictions mais qui servent leurs concitoyens. Toutefois, cette fois-ci, je le dis sans détour, je suis scandalisée. Bertrand Delanoë a promis aux parisiens de moraliser la vie publique à Paris : que n’a-t-il commencé à le faire ici, dans l’arrondissement dont il est l’élu ? Est-il acceptable qu’une conseillère de Paris sortante, élue depuis 13 ans, continue d’occuper un logement de la ville ? Est-il normal que les conseils de quartiers soient détournés de leur rôle à des fins politiques ? Et que dire du renouvellement selon M. Vaillant : encore plus de salariés de la politique, de collaborateurs d’élus, de salariés associatifs subventionnés par la mairie ou de permanents du PS ! Bref, un 18e d’apparatchiks. Quant aux Verts, ils ont de fait deux listes : la candidate du Modem, qui est l’une des adjointes de M. Vaillant, est issue de leur rang. Ce changement d’étiquette opportuniste ne trompe personne. Enfin, s’agissant des listes qui se revendiquent du « centre » ou de la « majorité », les électeurs savent bien que les aventures personnelles se réalisent à leurs dépens. Avoir le 18e à cœur, c’est aussi avoir une ambition pour Paris.


Michel Langlois
tête de liste du “18e autrement” (son site)
Notre décision de nous présenter à cette élection s’est faite il y a près d’un an. A cette époque, nous trouvions insatisfaisant le bilan de la municipalité en place et nous regrettions la transparence de l’opposition au sein du conseil d’arrondissement.
Ainsi, que ce soit sur le logement, la circulation ou la propreté, rien ne bougeait véritablement. Le 18e, qui a plus d’habitants que Reims, semblait politiquement somnolent.
Nous n’avons pas les mêmes ambitions pour le 18e que les autres listes (voir www.18autrement.fr pour nos propositions) car nous avons voulu avant tout répondre aux préoccupations locales des habitants du 18e. Pour se faire, nous avons constitué notre liste sur des critères pertinents : aucun « parachuté » n’a été admis dans notre liste (faut-il préciser qu’un des « grands partis » en compte 2 parmi les 3 premiers de sa liste ?). De même, la diversité de nos parcours professionnels et associatifs est bien plus importante que sur d’autres listes.
Nous sommes convaincus que cette élection donnera un rôle significatif à notre liste, car nous défendons les valeurs de la démocratie locale mieux que les partis nationaux.
Pour conclure, nous tenons à préciser que la campagne s’est passée dans des conditions très sereines et nous remercions toutes les autres listes pour ce respect mutuel.

Sylvain Garel
tête de liste des Verts (son site)
Commençons par la pire : la liste du Front National. Nous constatons qu’ils ont désormais peu de moyens et très peu de militants. L’organisation d’extrême droit est au fond du trou. Qu’elle y reste.
Dans le 18e, la Droite est atomisée. On ne compte pas moins de six listes issues de cette famille : l’UMP, le Mouvement Démocrate, le Nouveau Centre Démocrate, le Nouveau Centre (pas démocrate ?), l’alliance du Centre National des Indépendants et de Debout la République et les petits commerçants soit disants apolitiques, mais dont le chef de file est un ancien adjoint au maire du 18e de l’époque Chinaud-Juppé. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits…
Il en est de même à l’extrême gauche. Les trois principales organisations trotskistes françaises présentent chacune une liste tout en ne faisant aucune proposition pour notre arrondissement.
Terminons par la liste du Parti Socialiste qui sans nul doute terminera en tête du premier tour et qui, après fusion avec la liste des Verts, gagnera au second tour (la Gauche et les écologistes remportent toutes les élections dans le 18e depuis 15 ans avec des majorités de plus en plus larges). J’écris liste socialiste car sur 42 candidats, il n’y a que trois communistes, une PRG, une MRC, une écologiste et deux sans partis (par comparaison sur la notre plus de la moitié des candidats ne sont pas encartés dans un parti politique). Nous regrettons que cette liste qui défend un certain nombre de propositions que nous partageons, soit animée par des professionnels de la politique dont plusieurs cumulent des mandat et sont en place depuis fort longtemps.

1 mars 2008

Municipales 75018 Paris, 8ème question : les enfants sans-papiers

Classé dans : boukris, bozonnet, catahier, decorte, garel, municipales, paris18, pierre-bloch, politique, vaillant — lucmandret @ 03:00
Voici la huitième des questions à laquelle ont répondu les candidats aux élections municipales dans le 18ème arrondissement de Paris.

Encore un grand merci à Sauveur Boukris, à Cyril Bozonnet, à Daniel Vaillant, à David Pierre-Bloch, à Roxane Decorte, à Syrine Catahier et à Sylvain Garel. (Pas de réponse reçue de Michel Langlois).

Quelles actions mènerez-vous face à la situation des enfants sans papiers, scolarisés dans les écoles du 18ème arrondissement ?

(Les réponses sont portées dans l’ordre de réception auxquelles elles me sont parvenues, sans aucune modification.)

Sauveur Boukris
tête de liste “Agir pour le 18e” (son blog)
le problème n’est pas celui des enfants sans papiers mais des étrangers sans papiers. Il ne faudrait pas se “servir” des enfants pour obtenir la régularisation des sans papiers.
concernant cette question , je serai favorable à la régularisatin des sans papiers selon des critères précis comme le nombre d’années en France, l’emploi, la situation familiale de chacun. Ces critères doivent etre précis et officiels à partir de là, on reconsidère la question et on régularise.
Pour les nouveaux venus, en situation irrégulière, la régularisation ne doit pas etre systematique et la présence d’enfants meme scolarisés ne doit pas etre un “moyen de chantage ou de pression ” pour obtenir ses papiers.

Cyril Bozonnet
tête de liste du Front National (son blog)
Une famille de clandestin qui bafoue les lois de notre République jette de facto ses propres enfants dans la mêlée. Considérant que toute personne, citoyen français ou immigré clandestin présent sur l’arrondissement est sensé connaitre les lois qui nous régissent, je ne voit objectivement pas pourquoi certains auraient droit à des passe-droits. Les fraudeurs qui insultent sciemment les lois de la République doivent rentrer dans leur pays d’origine. Ce n’est pas négociable, sinon, l’anarchie et la ruine nous guettent tous, français d’origine comme immigré régularisés. Je suis à titre personnel désolé pour tous ces gosses, mais c’est à leur parents et au patronat français qu’il faut jeter la pierre.

Daniel Vaillant
tête de liste du Parti Socialiste (son site)
Toute personne qui vit sur notre territoire depuis un certain nombre d’années, qui a bâti une famille, a des enfants, y travaille, paye des impôts, est intégrée, doit pouvoir être régularisée. Tout simplement parce son avenir est dans notre pays. Les critères de régularisation existent, il suffit de les appliquer avec humanité, avec attention ni plus ni moins. C’est ce que je demande.

Mon action dans ce domaine, que ce soit aujourd’hui comme demain, est très simple : intervenir auprès des autorités compétentes dès qu’une situation m’est signalée, que ce soit par RESF, les instituteurs, les directeurs d’école, des parents d’élèves, les associations avec qui nous travaillons bien et que nous rencontrons régulièrement… Je privilégie cette approche sans tapage médiatique et dans la plus grande discrétion. Chacun doit rester dans son rôle et dans ses responsabilités.

Je poursuivrai sur cette voie parce que j’ai obtenu des résultats significatifs. Les intéressés le savent. Je n’en tire aucune fierté. Je me méfie sur ces sujets des déclarations, des gestes symboliques très forts et qui restent sans lendemain ou peu suivi d’effets. Etre aux côtés des associations, les aider matériellement dans leurs missions, accompagner les familles, c’est ce que je ferai et continuerai de faire.

David Pierre-Bloch
tête de liste du Nouveau Centre
L’attention qu’il faut porter aux enfants scolarisés de parents sans papiers nécessite beaucoup de tact et d’honnêteté intellectuelle. Il est incontestable que la situation dans laquelle se retrouvent de jeunes écoliers et collégiens, pris entre une décision préfectorale d’obligation de quitter le territoire français qui vise leurs parents et la réalité de leur intégration dans une classe, devient vite inextricable. Sur ce point, je pense que le maire d’arrondissement ne peut pas cautionner le moindre comportement excessif qui consisterait à utiliser les enfants comme remparts ou boucliers contre l’exécution de certaines décisions préfectorales.

Comme maire du 18ème, je veillerai à ce que le traitement des enfants concernés soit humain et guidé par le souci de vérifier que leur cas particulier est traité dans l’urgence et avec attention par l’administration.

En matière de droit de l’entrée et du séjour en France, bien entendu, les autorités compétentes sont le Ministère de l’intérieur et le Ministère de l’immigration. Cependant, je suis convaincu qu’un suivi administratif par la mairie d’arrondissement peut aider à protéger des enfants qui n’ont pas du tout vocation à devenir une sorte de monnaie d’échange en cas de litige. Surtout, je me consacrerai à un vrai travail d’information en amont sur la législation, la réglementation et la jurisprudence en vigueur, qui changent très vite, pour éviter de voir dégénérer la situation de personnes sans papiers et avec enfants à l’école.

Roxane Decorte
tête de liste UMP (son site)
La situation des familles vivant dans notre pays en situation irrégulière est souvent poignante. Et nul n’est insensible au sort d’un enfant.
Toutefois je me méfie de l’instrumentalisation de ces drames individuels et plus généralement de l’immigration. Je ne connais pas de responsables politiques qui n’aient conscience de la nécessité d’une politique de contrôle des flux migratoires, ce qui implique des reconduites à la frontière. Le sort des étrangers en situation irrégulière donne lieu à bien des abus, de la part d’employeurs indélicats ou de marchands de sommeil. Il faut lutter, au niveau local, contre ces formes d’exploitation. Enfin, contre les caricatures, je tiens à rappeler que le gouvernement favorise la régularisation des personnes qui travaillent.
Je refuse toute démagogie sur ce dossier qui exige humanité et responsabilité. Je comprends la mobilisation des parents qui veulent aider les camarades de leurs enfants dont les parents pourraient être expulsés. Mais je m’étonne de voir se multiplier les banderoles sur les écoles de notre arrondissement, notamment en période électorale. Cette opération politique n’aide pas les familles. Et je m’étonne de n’avoir jamais été sollicitée en tant qu’élue par les chefs d’établissement des écoles concernées : comment savoir ce qu’il en est vraiment de la situation de ces familles ?
Maire du 18e, j’engagerai une concertation avec les enseignants et les chefs d’établissement de l’arrondissement pour faire le point sur la situation des enfants concernés. Et je m’engage à défendre auprès des autorités administratives le cas de ceux dont la situation dans leur pays d’origine est la plus périlleuse et de ceux qui sont le mieux insérés ou vivent ici depuis longtemps. Enfin, Maire du 18e, je favoriserai tout ce qui aide à l’intégration des familles d’origine étrangère qui ont font le choix de la France, comme célébrer ensemble chaque année en mairie tous les nouveaux citoyens, de toutes origines.

Syrine Catahier
tête de liste du MoDem (son blog)
La Ville de Paris doit apporter son soutien à toutes les situations concernées, notamment par le biais du réseau d’éducation sans frontières (RESF). Les enseignants ne peuvent pas être mis en cause. Les enfants doivent accèder à l’enseignement scolaire.
C’est un droit.

Par ailleurs, la Mairie du 18e arrondissement devrait célébrer des baptêmes républicains. Enfin, un travail de fond doit être engagée avec la Préfecture de Police.

Sylvain Garel
tête de liste des Verts (son site)
Les Verts sont favorables à la régularisation des sans-papiers et, bien sûr, totalement opposés à l’expulsion des enfants sans-papiers ou de leurs parents. Nous manifestons très souvent aux côtés des parents, des enseignants et des élèves qui se mobilisent régulièrement pour protester contre les menaces de déportations de sans-papiers. En tant qu’élus du 18e, nous avons, avec des élus communistes, organisé des parrainages de sans-papiers. Daniel Vaillant étant le seul Maire de Gauche parisien a avoir refusé d’ouvrir la mairie pour effectuer ces parrainages, nous avons dû les faire dans des lieux culturels de l’arrondissement. En 2006, au LMP, nous avons parrainé 21 sans-papiers. A ce jour, 20 d’entre eux ont été régularisés. Et plusieurs des sans-papiers parrainés en 2007 au Grand Parquet, ont également obtenu des titres de séjour. Concernant la situation des étrangers en France, j’ajouterai que Les Verts se sont, depuis fort longtemps, pronnoncés pour que les étrangers installés régulièrement sur notre territoire aient, dnas un premier temps, le droit de vote aux élections locales.

28 février 2008

Municipales 75018 Paris, 7ème question : le PACS en mairie

Classé dans : boukris, bozonnet, catahier, decorte, garel, municipales, paris18, pierre-bloch, politique, vaillant — lucmandret @ 05:00
Voici la septième des questions à laquelle ont répondu les candidats aux élections municipales dans le 18ème arrondissement de Paris.

Encore un grand merci à Sauveur Boukris, à Cyril Bozonnet, à Sylvain Garel, à David Pierre-Bloch, à Daniel Vaillant, à Roxane Decorte et à Syrine Catahier. (Pas de réponse reçue de Michel Langlois).

En tant que maire du 18ème arrondissement de Paris, permettrez-vous la signature des PACs de façon solennelle en mairie ?

(Les réponses sont portées dans l’ordre de réception auxquelles elles me sont parvenues, sans aucune modification.)

Sauveur Boukris
tête de liste “Agir pour le 18e” (son blog)
non.bien que favorable à la procedure du pacs, le maire d’arrondissement doit respecter la loi et n’a pas à officialiser de façon solennelle ce type d’union.

Cyril Bozonnet
tête de liste du Front National (son blog)
Concernant les PACS, je considère que cet acte doit rester dans l’ordre privée, seul le mariage républicain doit se dérouler en Mairie. J’ai assez d’homosexuels adhérant ou militant FN sur le 18e arrondissement pour savoir que cette communauté reste divisé sur la “sacralisation” du PACS pour ne pas avoir envie d’aider au mélange des genres. La montée de l’intolérance envers les gays qui est liée à une pratique obscurantiste de l’Islam fait que les homos patriotes de mon entourage préfèrent s’occuper d’abord de sauvegarder leur intégrité physique entre la Chapelle et les rues de la Goutte d’or que de vouloir faire des parodies de mariage dans la salle des mariage, en Mairie.

Sylvain Garel
tête de liste des Verts (son site)
Non seulement Les Verts sont favorables à la signature des PACS en mairie, mais nous réclamons la reconnaissance du droit au mariage pour les homosexuels. J’étais présent à Bègles, aux côtés de Noël Mamère quand celui-ci a célébré le premier mariage homosexuel en France.
Plusieurs élus Verts ont participé ce mardi 26 février 2008 à l’inauguration du centre Lesbien Gay Bi et Transexuel situé dans le IIIème arrondissement. Aux élections municipales de 2001, Les Verts ont fait élire dans le XVIIème arrondissement Camille Cabral, la première conseillère municipale transexuelle. En 2008, notre tête de liste dans le XVIème arrondissement, Pascale Ourbuh est, elle aussi, une transexuelle. Avec elles, nous réclamons le droit pour toutes et tous de choisir son orientation sexuelle et son genre. Ce qui implique le droit de changer de prénom et la suppression de l’indication du sexe sur les papiers d’identité et les cartes d’assurances sociales.

David Pierre-Bloch
tête de liste du Nouveau Centre
Oui.

Cependant, il est difficile de faire de cette question un critère destiné à distinguer mon programme de celui de mes concurrents. Pourquoi ? Tout simplement parce que le maire, qui est un officier d’état-civil, doit appliquer la loi dans l’exercice de ses fonctions et qu’il ne peut pas y déroger. Or, le régime du PACS appartient au régime général du droit de la famille.
C’est donc le Code civil qui détermine les conditions de sa conclusion, de sa mise en ouvre et de sadissolution et, encore une fois, le maire ne peut pas y déroger.

Je rappelle donc qu’en l’état actuel de la loi, selon les termes des quatre premiers alinéas de l’article 515-3 du Code civil, les personnes qui concluent un pacte civil de solidarité en font la déclaration conjointe au greffe du tribunal d’instance dans le ressort duquel elles fixent leur résidence commune. A peine d’irrecevabilité du pacte conclu, elles produisent au greffier la convention passée entre elles par acte authentique (c’est-à-dire par acte notarié) ou par acte sous seing privé. Le greffier enregistre la déclaration et fait procéder aux formalités de publicité.

Chacun se souvient du débat au Parlement, en 1999, sur la question de savoir si le PACS devait être signé en mairie, comme le mariage, ou déclaré au tribunal d’instance. Le Parlement a tranché et une réforme de la loi actuelle relève de la compétence des parlementaires et pas de celle des maires.

Comme citoyen, je soutiendrai tout amendement de la loi qui sera proposé en ce sens.

Daniel Vaillant
tête de liste du Parti Socialiste (son site)
La Mairie du 18e arrondissement propose déjà depuis 2002, d’accueillir les nouveaux « pacsé(e)s » pour une cérémonie de signature des PACS.

Lorsque des habitants du 18ème souhaitent célébrer leur signature de PACS à la Mairie, ils/elles doivent au préalable, avoir conclu leur PACS au tribunal d’instance du 18e arrondissement ou devant notaire.

Cette cérémonie se déroule dans la salle des mariages de la mairie et est officiée par un(e) élu(e). Elle n’a pas une valeur juridique mais symbolique.

Cette cérémonie continuera bien sur à être proposée à tous les signataires de PACS si la liste que je conduis est élue.

Roxane Decorte
tête de liste UMP (son site)
J’ai fait de la lutte contre toutes les formes de discriminations qui mettent à mal la République qu’elles s’attachent à la condition sociale, au sexe, au handicap , à l’âge, à l’origine, à la sexualité ou aux choix de vie, l’un des fondements de mon engagement politique.

Cela peut faire cliché mais cette règle ne vaut qu’à condition d’être respectueux de tous et de prendre ses responsabilités.

Alors, oui, dès le début, j’ai été favorable au PACS parce que je trouvais anormal, injuste et dommageable pour la collectivité que des personnes de même sexe ne se voient pas accorder une reconnaissance juridique en tant que couple. Presque dix ans après son instauration, le PACS est accepté par les Français et il est choisi par autant de couples hétérosexuels que de couples homosexuels, par des couples de tous âges, de tous milieux, de toutes origines.

Alors oui, Maire du 18e arrondissement, je permettrai que des PACS soit signé de manière solennelle en Mairie. Il ne s’agit pas seulement dans mon esprit d’une question de droits, mais d’une manière de rappeler les engagements que suppose toute vie de couple. Parce qu’aujourd’hui, derrière le combat contre les discriminations, c’est le problème de l’étiolement du lien social et de l’isolement des individus dans notre société que nous devons affronter.
« Les partenaires liés par un pacte civil de solidarité s’engagent à une vie commune, ainsi qu’à une aide matérielle et une assistance réciproques » énonce le code civil. Or chaque fois que deux personnes s’engagent à se montrer solidaires l’une envers l’autre, cela renforce notre société. En permettant à ceux qui le souhaitent de prendre cet engagement de façon solennelle en Mairie, nous rappellerons à chacun qu’il n’y a pas de droits sans obligations et sans devoirs.

Syrine Catahier
tête de liste du MoDem (son blog)
Maire-adjointe, j’ai célébré trois PACS au cours du mandat qui vient de s’écouler. J’ai toujours été surprise par le faible nombre des demandes. Il faudrait améliorer la communication sur la possibilité de célébrer les PACS. Et surtout que la cérémonie soit simple et conviviale. Son oganisation doit s’adapter aux demandes des habitants. En effet, cela correspond plus à l’esprit du PACS, un engagement qui scelle des unions de différente nature. Aussi, la célébration du PACS devrait avoir lieu dans la salle des fêtes de la Mairie du 18e.

22 février 2008

Municipales 75018 Paris, 6ème question : la culture

Classé dans : boukris, bozonnet, catahier, decorte, garel, langlois, municipales, paris18, pierre-bloch, politique, vaillant — lucmandret @ 09:00
Voici la sixième des questions à laquelle ont répondu les candidats aux élections municipales dans le 18ème arrondissement de Paris.

Encore un grand merci à Cyril Bozonnet, à Michel Langlois, à Syrine Catahier, à Sylvain Garel, à Roxane Decorte, à à David Pierre-Bloch et à Daniel Vaillant. (Pas de réponse reçue de Sauveur Boukris quant à cette question.)

Quelle(s) manifestation(s) culturelle(s) proposez-vous de développer ou de créer dans le 18ème arrondissement ?

(Les réponses sont portées dans l’ordre de réception auxquelles elles me sont parvenues, sans aucune modification.)

Cyril Bozonnet
tête de liste du Front National (son blog)
Objectivement la diversité et le foisonnement culturel ont toujours été la marque du 18e arrondissement. les vrais artistes n’ont pas besoin “d’enveloppes” municipales pour créer. Mais plutôt de locaux adaptés à la peinture, à la sculpture. Je pense que certains espaces inoccupés du Nord-est de 18e pourraient être attribués à des pools de peintres, de sculpteurs… Concernant les subventions culturelles, je serais intraitable avec les actuels combinard qui soutirent l’argent des contribuables avec de vrais-faux projets culturels. Toute aide leur sera refusée, par contre les autres associations sous conditions de réalisations effectives, continueront à bénéficier de la manne municipale.

Michel Langlois
tête de liste du “18e autrement” (son site)
Nous relancerons un carnaval dans le 18ème, qui permettra un mélange festif entre tous les habitants du 18ème !

Nous créerons un festival de la création dans le 18e (mode, bijoux, musique, vidéo, …) qui aura pour but de mettre en avant les différents artisans du 18e.

Nous créerons une plateforme Internet facilitant les échanges entre les artistes et les habitants et certaines commodités comme la réservation de locaux.

Syrine Catahier
tête de liste du MoDem (son blog)
La politique culturelle doit être dirigée en priorité vers la satisfaction des besoins des habitants. Cela passe par l’éveil à culture, l’expression et les pratiques culturelles, l’ accessibilité et l’aide à la création dans toute sa diversité. L’art ne doit pas être un support de communication, un simple produit de consommation ou réservé à une élite.

Nous proposons d’abord de mettre à disposition des espaces de répétition pour les artistes, dans notre projet de Maison commune, pour favoriser les pratiques des amateurs ou des professionnels. Cette Maison commune sera un lieu d’espaces pour les habitants et les associations. Les séniors de notre arrondissement pourraient y animer des ateliers de transmission de la mémoire du quartier. Et cela pour développer le principe des balades urbaines, pour promouvoir le patrimoine de proximité.

De plus, nombre de demandes d’inscription auprès des Conservatoires de musique demeurent insatisfaites. A l’échelle de Paris, nous proposons de doubler les places dans les Conservatoires. La réouverture des kiosques à musique serait aussi envisagée. Un festival des « jeunes talents » pourrait y être créé pour donner une chance aux artistes amateurs de se lancer. La pratique du slam devrait être encouragée, en lien avec les communes limitrophes. La pratique musicale avec des objets de récupération sera aussi visée.

Par ailleurs, les horaires des équipements publics et culturels devraient s’adapter aux rythmes des Parisiens, notamment pour les pratiques amateurs. Il faut réduire les tarifs d’abonnements des CD et DVD dans les bibliothèques municipales.

Pour valoriser les origines culturelles des habitants du 18e, un festival des films du monde sera organisé en plein air. Dans le même esprit, des bals de rue et du théâtre d’improvisation seront lancés. Enfin, des initiatives particulières à l’égard des touristes doivent être encouragées. Des ateliers rencontres avec les parisiens pour valoriser notre patrimoine local. Et participer à donner une image de notre arrondissement.

Sylvain Garel
tête de liste des Verts (son site)
Notre programme, en termes d’actions culturelles et artistiques est riche et varié ; nous défendons l’idée que la culture est le moyen de passer par-dessus les frontières, réelles (comme les coupures entre quartiers, ou avec la banlieue, créées par les axes de circulation automobile) ou symboliques (fruit des différences ou des discriminations), aussi, nous portons attention à tous les quartiers et toutes les disciplines, aux professionnels comme aux amateurs. Ceci dit, pour nous, il ne s’agit pas de multiplier à l’infini l’offre culturelle, mais de l’accompagner aussi par des actions de médiation, d’information et de communication. Dans notre programme du 18ème, voici deux des dix points que nous soutenons pour une culture vivante dont les maîtres mots sont diversité, créativité, proximité

Développer les festivals en extérieur , gratuits, dans l’espace public (festivals musique et jardins, jazz aux puces, paris hip hop, paris quartiers d’été, retour de flamme, court 18, les parcours des ateliers portes ouvertes, … ) pour rendre vivantes les relations entre les quartiers du 18ème et avec la banlieue

Nous pensons aussi que le rôle de la mairie n’est pas de se substituer aux programmateurs, aux associations mais de leur donner les moyens de mener à bien leurs idées, d’où notre volonté de consolider les initiatives indépendantes de diffusion culturelle, les espaces de diffusion et d’information alternative.

Roxane Decorte
tête de liste UMP (son site)
La culture constitue ce fil essentiel qui relie les femmes et les hommes à travers les générations. La culture est un terrain fondamental de l’égalité des chances. La culture c’est d’abord la culture pour tous. En 2001, M. Delanoë s’était engagé à mettre en place la réforme des rythmes scolaires. Aujourd’hui, rien n’a été engagé,or cette réforme permettrait la véritable démocratisation de la culture. Maire du 18ème, je mettrai en place un parcours d’initiation et de découverte culturelle pour tous les enfants. Les horaires d’ouverture des équipements culturels,en accord avec les personnels seront adaptés aux besoins des habitants avec une ouverture jusqu’à 22 heures. En 2001, M. Vaillant avait promis l’ouverture de la première artothèque de la capitale où les habitants auront la possibilité d’emprunter des œuvres d’artistes et de créateurs du 18ème, je le ferai. La culture doit aller au devant des Parisiens : je ferai de la rue un lieu d’exposition et de création comme le fait si bien Hervé Breuil rue Léon. Je lancerai des jumelages du 18ème avec des quartiers du monde, s’appuyant sur la diversité des cultures, richesse du 18ème. Sur ma liste, figure un grand chorégraphe, habitant le 18ème,diplômé de l’école de danse de Pékin Gang Peng qui souhaite mettre en œuvre ces jumelages. Je lancerai un grand festival de la francophonie qui a du sens dans notre arrondissement et une grande fête culturelle de l’intergénérationnel. Maire du 18ème, je donnerai encore plus d’ampleur à la Fête des Vendanges pour en faire un grand rendez-vous populaire et culturel permettant le lien entre les habitants de tous les quartiers du 18ème.

David Pierre-Bloch
tête de liste du Nouveau Centre
Elu nouveau maire du 18ème arrondissement, ma principale innovation pour la culture dans le 18ème arrondissement consistera à créer un Festival de la Culture à la Goutte d’Or. Ce festival sera organisé chaque année et subventionné par la mairie d’arrondissement. Place sera faite dans les rues et les squares du Quartier de la Goutte d’Or à la musique, au théâtre, aux arts plastiques. Selon moi, l’enjeu consistera à mettre en valeur la grande richesse de notre arrondissement dans le domaine de la culture. Ne dit-on pas que le 18ème arrondissement est un concentré du monde d’aujourd’hui en raison de l’origine diverse de ses habitants ? Donc, ce festival ne sera pas un énième événement subventionné par la municipalité mais plutôt l’occasion idéale de créer des liens entre les habitants et de favoriser la découverte, en particulier chez les enfants.

L’offre culturelle est déjà riche dans la partie occidentale du 18ème. Il faudra bien entendu préserver et développer cela, toujours autour de la Colline de Montmartre.

De plus, l’un des défis que je souhaite relever consiste à drainer la très forte fréquentation de la Colline de Montmartre vers la partie est du 18ème. Un centre multimédia sur l’histoire et les techniques du chemin de fer sera créé sur une partie du domaine de la SNCF. N’oublions pas que même si Paris a perdu les JO de 2012, la réflexion engagée sur la récupération de terrains désaffectés par la SNCF sera reprise par moi et orientée vers l’installation d’un site culturel.

Daniel Vaillant
tête de liste du Parti Socialiste (son site)
Une mairie d’arrondissement ne dispose pas des moyens propres à créer de grandes manifestations culturelles, mais elle doit soutenir et accompagner les projets des acteurs locaux en jouant les facilitateurs et en favorisant une politique culturelle localisée, complémentaire à la politique culturelle de la Ville.

C’est dans cet esprit que la mairie du 18e soutient déjà de grandes manifestations en veillant à garantir une offre cohérente tout au long de l’année. Parmi celles-ci : le festival « Goutte d’Or en fête » (juin), le festival de jazz manouche « Jazz musette des puces », en coopération avec la mairie de Saint Ouen (juin), le festival des musiques actuelles « Musiques et Jardins », gratuit, dans tous les squares et jardins du 18e (l’été), le festival de courts métrages « Court 18 » (juillet), le festival des attitudes indépendantes « 18 en scènes » (septembre), le festival du livre et de la presse d’écologie (novembre), ou bien encore le prix littéraire Wepler (novembre).

A l’avenir, la municipalité devra continuer à soutenir ces actions en favorisant l’accès pour tous à cette offre culturelle du 18e.
Plus spécifiquement, nous veillerons à développer deux évènements :
- le festival « 18 en scènes » doit devenir le grand festival de toutes les cultures indépendantes du 18e (musiques, théâtre, littérature, arts de la rue, etc…) en s’appuyant sur les 3 grandes structures culturelles créées par la municipalité : MILA, le centre Fleury Goutte d’Or Barbara et les Trois Baudets.
- la fête des vendanges doit devenir dans sa nouvelle formule la fête de tous les quartiers du 18e en proposant, dans l’esprit festif et de solidarité qui a toujours été le sien, des manifestations culturelles de qualité accessibles à tous.

21 février 2008

Municipales 75018 Paris, 5ème question : la propreté

Classé dans : boukris, bozonnet, catahier, decorte, garel, langlois, municipales, paris18, pierre-bloch, politique, vaillant — lucmandret @ 08:30
Voici la cinquième des questions à laquelle ont répondu les candidats aux élections municipales dans le 18ème arrondissement de Paris.

Encore un grand merci à Syrine Catahier, à Cyril Bozonnet, à Sylvain Garel, à Roxane Decorte, à Michel Langlois, à à David Pierre-Bloch et à Daniel Vaillant. (Pas de réponse reçue de Sauveur Boukris quant à cette question.)

Quels moyens mettrez-vous concrètement en oeuvre pour rendre les rues propres dans le 18ème arrondissement ?

(Les réponses sont portées dans l’ordre de réception auxquelles elles me sont parvenues, sans aucune modification.)

Syrine Catahier
tête de liste du MoDem (son blog)
Nous souhaitons mettre en place une politique qui allie prévention, éducation et répression. C’est l’une des priorités de notre projet municipal. Marielle de Sarnez propose de transférer les compétences en matière de propreté de la Mairie de Paris à la Mairie d’arrondissement (moyens humains et financiers).

Pour plus de rapidité et d’efficacité. De plus, à chaque animation de la Mairie, il faudra associer un stand dédié à la propreté. En effet, seule la régularité du rappel à un comportement civique peut être le gage de la responsabilisation des citoyens. Un service de la médiation de la Mairie du 18e pourrait aussi intervenir pour régler certains cas (pigeons).

Il faudra nouer un dialogue continu, avec les commerçants et les entreprises du 18e. Des actions spécifiques doivent être mises en place pour les propriétaires d’animaux domestiques (emplacements). Des « brigades vertes » seraient chargées d’intervenir immédiatement en cas de pollution ou de nuisances constatées (tags, bris de vitres, objets encombrants sur les trottoirs etc.).

Il faudra veiller à ce que les espaces publics soient nettoyés systématiquement. En effet, l’expérience montre qu’un quartier sale entraîne la malpropreté.

Enfin, la Mairie de Paris doit aussi entretenir et aménager l’espace public pour installer des toilettes publiques à la hauteur des besoins. Dans certains coins du 18e, il n’y a en même pas ! C’est inadmissible.

Cyril Bozonnet
tête de liste du Front National (son blog)
Lien vers un fichier.

Sylvain Garel
tête de liste des Verts (son site)
Propreté et collecte sélective :

- création d’une équipe volante propreté dans le 18^e pour intervenir à la demande comme cela se fait déjà pour l’effacement des tags ou l’enlèvement des encombrants.

- mise en place d’un réseau de « Ressourceries de quartier » : le problème des encombrants est patent à Paris. Pour faciliter la récupération, il faut multiplier dans le quartier des points de collecte volontaire ou à domicile (pour les personnes âgées, à mobilité réduite). Objectif : une ressourcerie par quartier.

- au niveau parisien : augmenter les performances de qualité du tri des déchets ménagers et asseoir la taxe de collecte sur le tonnage de déchets produit par immeuble.

- mieux organiser les points de collecte des déchets électronique et électrique (DEEE).

- encourager le compostage à domicile lorsque cela est possible (balcon, terrasse) et créer dans chaque quartier des points de collecte par apport volontaire pour compostage (dans les parcs et jardins).

Roxane Decorte
tête de liste UMP (son site)
Les habitants du 18ème ont le droit à la propreté. Les rues sales contribuent à dégrader l’image d’un quartier. Je n’accepte pas que le 18ème soit à l’avant dernier rang pour le baromètre de la propreté. Maire du 18ème, je m’engage à mettre tout en œuvre pour que chaque rue du 18ème soit propre. C’est une question de volonté politique : Londres, longtemps réputée pour la saleté de ses rues, a relevé ce défi. Comment inciter les habitants à préserver l’environnement quand les rues sont aussi sales et quand la présence de rats comme à la Porte d’Aubervilliers est laissée sans réponse ? Maire du 18ème, je redéfinirai le « contrat de services de propreté » qui lie la Mairie du 18ème à la Mairie de Paris avec un renforcement des moyens mis à disposition de l’arrondissement. Les moyens humains et matériels sont insuffisants. Je créerai un Service d’Action Rapide Propreté (SARP) agissant 24h sur 24, 7 jours sur 7, pour régler tout problème de propreté dans la demi-journée. Je planifierai deux opérations mensuelles appelées « Ma rue est propre » de nettoyage approfondi de chacune des rues. J’envisagerai en lien avec les habitants, les associations et les conseils de quartiers la possibilité de créer un espace canin par quartier et d’installer des distributeurs de sacs en papier recyclable pour les déjections canines. J’engagerai des campagnes de sensibilisation en particulier en direction des plus jeunes. Je veillerai à ce que les règles soient respectées en augmentant le nombre de verbalisations : il y a moins de sept infractions sanctionnées par jour en moyenne dans l’arrondissement.

La propreté est l’affaire de tous. C’est pourquoi en tant que candidate de l’UMP et du Centre à la Mairie du 18ème, je me suis engagées à ne pas faire d’affichage sauvage qui dégrade l’environnement et coûte cher au contribuable parisien en terme de nettoyage.

Michel Langlois
tête de liste du “18e autrement” (son site)
Les services de propreté seront placés sous l’autorité du maire d’arrondissement, pour une meilleure coordination de leur action.

Mieux informer et responsabiliser les habitants (notamment sur les coûts du nettoyage).

Installer des distributeurs de sacs pour pouvoir récupérer les déjections canines des animaux de compagnie. (voir l’exemple de la ville de Cannes et ses citydogs de couleur bleu).

David Pierre-Bloch
tête de liste du Nouveau Centre
Comme maire du 18ème arrondissement, je me consacrerai d’abord à l’accroissement des pouvoirs de la mairie d’arrondissement en matière de propreté. Notre important retard dans ce domaine tient à la répartition des moyens, en personnel, financement et véhicules et robots, qui reste encore beaucoup trop centralisée à l’Hôtel de Ville. Le 18ème souffre donc d’un défaut dans l’organisation des compétences qui est lourd de conséquences puisque les moyens qui lui sont alloués par la mairie centrale sont notoirement inférieurs à ses besoins. Dois-je rappeler que le 18ème arrondissement, après le 15ème, est le plus peuplé de Paris ?

Des mesures concrètes seront appliquées par moi sans délai. Un contrat de services devra clairement poser les responsabilités respectives de la Mairie du 18ème et de l’Hôtel de Ville.

Immédiatement, j’organiserai le nettoyage quotidien systématique non seulement des principaux axes de l’arrondissement mais aussi des rues notoirement mal entretenues. Ce nettoyage ne se limitera certainement pas au simple passage de l’arrosoir comme cela est fait de façon caricaturale, par exemple, deux ou trois fois par semaine rue Marx Dormoy, le matin à l’heure où les habitants vont travailler ou se rendent à l’école.

J’accorderai beaucoup plus de moyens à l’information des habitants et à la généralisation du tri sélectif sur la voie publique. Les motocyclettes de ramassage des déjections canines seront réintroduites en nombre, cette fois-ci avec une propulsion électrique.

Daniel Vaillant
tête de liste du Parti Socialiste (son site)
Depuis 2001, nous avons obtenu des moyens humains et matériels supplémentaires, installé des centaines de poubelles de rue (2333 en 2007 pour 796 en 2001), organisé des journées, des opérations coup de poing, verbalisé comme jamais (plus de 2000 PV en 2007), signé un contrat d’objectif qui fixe aux services des obligations de résultat. Et je tiens à les saluer pour le difficile travail qui est le leur.

Mais cela ne suffit pas parce que la propreté c’est l’affaire de tous. C’est la marque du respect que l’on porte aux autres.En matière de propreté, il reste encore beaucoup à faire.

Pour la prochaine mandature, nous intensifierons les opérations de nettoyage approfondi ainsi que les journées de sensibilisation pour tous les publics, avec des interventions dans les classes pour préparer les citoyens de demain. Sera mise en place une brigade chargée de l’entretien des chantiers, mais aussi un système de récupération des emballages inutiles des supermarchés qui souillent encore trop nos rues.

Le nombre d’agents verbalisateurs affecté au 18ème augmentera lui aussi. Nous expérimenterons un système de tri sélectif près des équipements publics accessibles à tous. Nous engagerons un partenariat actif avec les services publics (RATP, SNCF) et les entreprises pour qu’ils assurent l’enlèvement de leurs déchets et le nettoyage de leurs terrains.

Enfin, et comme le propose Bertrand Delanoë, le maire d’arrondissement aura un rôle de pilotage quotidien dans le domaine de la propreté.

C’est pour moi décisif tout simplement parce que la proximité c’est le gage de l’efficacité au meilleur coût.

14 février 2008

Municipales 75018 Paris, 4ème question : relations inter-générationnelles

Classé dans : boukris, bozonnet, catahier, decorte, garel, langlois, municipales, paris18, pierre-bloch, politique, vaillant — lucmandret @ 07:00
Voici la quatrième des questions à laquelle ont répondu les candidats aux élections municipales dans le 18ème arrondissement de Paris.

Encore un grand merci à Cyril Bozonnet, à Sauveur Boukris, à David Pierre-Bloch, à Roxane Decorte, à Sylvain Garel, à Michel Langlois, à Daniel Vaillant et à Syrine Catahier.

Que proposez-vous pour faciliter les relations inter-générationnelles dans le 18ème arrondissement ?

(Les réponses sont portées dans l’ordre de réception auxquelles elles me sont parvenues, sans aucune modification.)

Cyril Bozonnet
tête de liste du Front National (son blog)
Bien sûr, sur le papier, des structures qui servent de lien communiquant entre nos anciens et les jeunes générations existent déjà. Mais ce lien existant vraiment entre les deux groupes semble souvent bien ténu.
Je pense que quand le système économique basé sur l’égoïsme de chacun pousse les enfants à “oublier” dans leur coin ses propres parents, il est temps pour l’Etat de prendre ses responsabilités (c’est mon côté jacobin !).

Concrètement, je propose que quatre fois par an par individu, les services sociaux municipaux visitent physiquement toute personne âgée de plus de 70 ans présente sur le 18e arrondissement. A mon sens, on évitera bien des drames liés à la solitude, la maladie, la méchanceté de certains rejetons…
Pourquoi ne pas associer les écoles à ces visites ? Se sentir réellement utile, pour certains pré adolescents, éviterait bien des basculement dans l’ennui, voir la délinquance juvénile.

Quand aux problèmes liés à la dépendance physique, les srtuctures parisiennes existent déjà.


Sauveur Boukris
tête de liste “Agir pour le 18e” (son blog)
ma priorité est de developer les relations intergenérationnelles , en particulier maintenir les personnes agées et dependantes à leur domicile en facilitant l’acces à l’activité de service (par le cheque emploi service) par des etudiants pour faire les courses, amener les plateaux repas à domicile des personnes agées ou malades, en developpant les auxillaires de vie et les aides ménageres.
Paris doit etre une ville où toutes les tranches d’age doivent cohabiter:Il serait absurde d’imaginer un arrondissement comme le 18e avec des habitants qui viendraient que pour travailler ou que pour dormir. !
Le developpement des maisons de retraire ou des résidences medicaliées doit etre une priorité car la population agée de plus de 70 ans sera de plus en plus nombreuse et qu’il existe un deficit dans ce domaine.
Enfin , la population d’origine étrangere, dans le 18e arrondissement , possède ,dans sa culture , un respect des ainés et des personnes agées qui les incitent à garder leurs parents à leur domicile ou près de chez eux.

David Pierre-Bloch
tête de liste du Nouveau Centre
Comme maire du 18ème arrondissement, je serai en faveur d’un soutien accru aux associations qui agissent concrètement dans le domaine de la solidarité inter-générationnelle. A mon avis, il doit être possible de leur attribuer un volant conséquent des subventions municipales.

De plus, je souhaite, pour bien souligner la réciprocité et donner tout son sens au mot “solidarité”, que les actions que j’encouragerai ne seront pas des actions à sens unique. De vraies relations inter-générationnelles doivent prendre la forme d’un échange mutuel. Ainsi, en tant que maire, j’attacherai de l’importance à ce que, sur la base du volontariat, des associations, par exemple de soutien scolaire, fassent intervenir non seulement des étudiants, mais aussi des personnes plus âgées qui pourraient encadrer les plus petits et les guider. Le vécu et la sagesse des personnes plus expérimentées devraient être ainsi valorisés et compléter le soutien purement scolaire dispensé.

Enfin, une fête de la solidarité inter-générationnelle sera créée à l’initiative de la mairie, qui pourra être aussi organisée dans chaque immeuble et dans chaque quartier.


Roxane Decorte
tête de liste UMP (son site)
Mon histoire personnelle symbolise de manière forte le lien intergénérationnel. J’ai été élevée par ma grand-mère maternelle, âgée aujourd’hui de 86 ans dont je m’occupe quotidiennement. Je préside une association qui s’occupe du maintien à domicile des personnes âgées ou handicapées dans le 18ème arrondissement. Et j’ai voulu que ma liste municipale soit un 18ème miniature où toutes les générations sont présentes : à la différence de M Vaillant, j’ai tenu à avoir des personnes âgées de 70 ans comme Mme Marret la dynamique présidente de trois associations à la Porte Montmartre. La capitale de l’intergénérationnel est à inventer. Maire du 18ème, je la ferai dans notre arrondissement. Le défi porté par la révolution de la longévité est décisif. Je créerai des « maisons intergénérationnelles » dans chaque quartier associant une résidence pour personnes âgées, des logements étudiants à loyer modéré en échange de services pour les personnes âgées comme un tour de garde pour la téléalarme et une crèche intergénérationnelle. Maire du 18ème, j’aurai une politique volontariste de rapprochements familiaux et intergénérationnels et je prendrai en compte le critère de rapprochement familial pour la commission d’attribution des logements. Je créerai un grand prix annuel de l’intergénérationnel dans le 18ème pour mettre en valeur et récompenser l’action d’une association, d’une personne qui aura fait preuve d’initiatives fortes pour tisser du lien social entre les plus jeunes et les moins jeunes. Il est essentiel de valoriser le rôle social des personnes âgées pour la transmission des savoirs, pour le tutorat, d’ouvrir les espaces les uns sur les autres, de mettre en valeur les mises en commun entre les générations pour rendre notre 18ème plus fraternel.

Sylvain Garel
tête de liste des Verts (son site)
Voici ce que Les Verts proposent pour faciliter les relations inter-générationnelles dans le 18e :

-Citoyenneté et solidarité :
Nous aiderons la société civile et les associations qui œuvrent dans ce sens.
Les contacts entre les conseils de quartier et les conseils de la jeunesse (et les “conseils des anciens ou des sages” dont nous souhaitons la création) sont à développer.
Nous proposons d’installer des crèches et des maternelles à proximité de maisons de retraite (projet dans le quartier Marx-Dormoy), et de créer des échanges, comme cela se fait déjà à l’hôpital Bretonneau; échanges entre les jeunes et les anciens, à travers notamment des projets scolaires mis en oeuvre avec des professeurs volontaires et des associations, avec des sorties et des échanges de savoirs.
Participation aux cafés associatifs (comme Le petit Ney) avec des jeux, des soirées à thème…

-Logements
Dans les nouveaux quartiers en projet (Chapelle, Simplon, etc), des immeubles de logement social comprenant des logements individuels avec des espaces communs (salle commune pour les loisirs, etc.) et conçus pour accueillir des personnes de différents âges et statuts familiaux : célibataires, familles, étudiantEs, retraités.

-Culture et sport :
Nous développerons des lieux de rencontre autour du sport et de la culture
les “ruches” (lieux consacrés aux pratiques artistiques amateurs) sont un projet des Verts permettant à des amateurs d’âges différents de se partager un même lieu; les orchestres populaires (en Allemagne, ce type d’orchestre fonctionne bien et permet de nouer des relations inter-générationnelles); soutenir les clubs de sport proposant des cours tous âges (ex : dojo de la Chapelle).

- Environnement :
Nous renouerons ensemble jeunes et vieux le lien avec la terre
Les jardins partagés sont extrêmement favorables aux rencontres inter-
générationnelles : il y a un potentiel de création d’une vingtaine de jardins partagés dans le 18ème . Ils s’installent temporairement ou de manière permanente sur des friches et permettent à des générations différentes de se retrouver autour du jardinage et d’activités diverses. Situés à proximité des lieux d’habitation de leurs adhérents, cela facilite leur accès à tous et permet de tisser autour du jardinage, des relations entre voisins d’âges divers.


Michel Langlois
tête de liste du “18e autrement” (son site)
Pour faciliter les relations intergénérationnelles, nous réaliserons :
- Un conseil permanent d’échanges « jeunes et seniors ». Des clubs de quartier seront créés pour permettre des rencontres entre habitants de tous âges et favoriser les initiatives de transmission du savoir.
- Multiplication d’évènements populaires (par exemple relancer un carnaval) car ils facilitent les rencontres entre les habitants.
- Formation des personnes âgées à l’utilisation d’Internet. L’usage d’Internet leur permettra de maintenir le lien social avec la famille éloignée ou les amis, ainsi que de participer à des réseaux sociaux comme Facebook ou copaindavant.com.

Daniel Vaillant
tête de liste du Parti Socialiste (son site)
Chacun doit avoir sa place, peu importe son âge, dans le 18ème. Chaque âge porte en lui une richesse qui doit être valorisée.

Nous développerons toute une série d’initiatives pour favoriser les transmissions entre les générations qui porteront aussi la marque du respect que l’on doit à nos aînés.

En premier lieu, dans le cadre de la préparation à la retraite active, nous inviterons les jeunes retraités, compte tenu de la richesse de leur expérience, de leurs savoirs et de leurs talents, à s’impliquer dans la vie locale par le tutorat et le bénévolat. Une bourse du bénévolat, des rendez-vous retraites seront mis en place à cet effet.

En lien avec la maison des associations, nous accompagnerons les bénévoles de tous âges en leur proposant des formations. Bien entendu, les plus jeunes, les étudiants comme les plus âgés seront sollicités et accompagnés dans le cadre du soutien scolaire ou en direction des anciens.

En prolongement, nous proposerons aux jeunes et moins jeunes en lien avec les associations un service civil municipal, à destination notamment des personnes âgées isolées.

Pour favoriser échanges et rencontres, nous créerons à la mairie du 18ème une université de tous les savoirs ouvertes à tous.

Autre exemple concret qui illustre notre volonté : nous bâtirons au 2 bis cité de la Chapelle une résidence inter-générationnelle. Elle comprendra un équipement pour les tout-petits, des logements pour étudiants infirmiers, des logements pour les personnes âgées autonomes mais aussi un accueil de jour comme de nuit pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer afin de soulager et d’accompagner les familles.


Syrine Catahier
tête de liste du MoDem (son blog)
Tisser du lien entre les générations, c’est essentiel pour en finir avec l’isolement des personnes âgées et pour permettre aux jeunes de profiter de l’expérience de nos aînés Le Mouvement Démocrate propose de développer le lien intergénérationnel en multipliant les partenariats entre les écoles et les personnes âgées du 3e âge. L’expérience et le savoir des aînés pourront être promus à travers un système de tutorat ou par le biais de l’accueil d’enfants en bas âge.

De même, il est nécessaire de mettre en place une structure, lieu à la fois d’activités et de mémoire qui permettra aux générations de se rencontrer. La création d’une « maison commune » dans le 18e facilitera à travers l’organisation d’événements culturels, de repas de quartier ou de formations, de créer et surtout d’entretenir un lien entre nos seniors et les autres habitants. Le Mouvement Démocrate s’engage aussi à favoriser le retour de gardiens d’immeubles dont le rôle social et notamment envers les personnes âgées est primordial. Pour les personnes du 4e âge, les plus dépendantes d’une assistance médicale, nous soutiendrons les associations qui oeuvrent dans ce domaine. Une attention particulière sera portée à la formation et au recrutement de personnel pour l’aide au maintien à domicile. Enfin dans les opérations d’urbanisme, la programmation doit être audacieuse pour mélanger des appartements pour les personnes âgées, les familles et les célibataires, avec des espaces communs pour se rencontrer. Tout aménagement doit prévoir des maisons de retraite, avec les crèches, les logements, les
commerces et les bureaux.

13 février 2008

Municipales 75018 Paris, 3ème question : l’emploi

Classé dans : boukris, bozonnet, catahier, decorte, garel, langlois, municipales, paris18, pierre-bloch, politique, vaillant — lucmandret @ 11:00
Voici la troisième des questions à laquelle ont répondu les candidats aux élections municipales dans le 18ème arrondissement de Paris.

Encore un grand merci à Cyril Bozonnet, à Sylvain Garel, à Sauveur Boukris, à Daniel Vaillant, à Roxane Decorte, à Michel Langlois, à David Pierre-Bloch et à Syrine Catahier.

Comment inciter les entreprises à investir, s’installer et employer dans le 18ème arrondissement ?

(Les réponses sont portées dans l’ordre de réception auxquelles elles me sont parvenues, sans aucune modification.)

Cyril Bozonnet
tête de liste du Front National (son blog)
Autant je suis rassuré pour la Butte Montmartre, autant je pense que seul le basculement des Quartiers La Chapelle et la Goutte d’or en “zone économique franche” peut sauver de la ruine cette moitié de l’arrondissement, qui part de la frontière est du 18e (rue d’Aubervilliers) jusqu’à la rue de Clignancourt pour sa délimitation vers l’ “est”.
Une zone économique “franche, c’est un endroit où tout investissement capitaliste est dégrevé d’impôts (local ou national) pour trois ans, ce qui permet une revitalisation du tissus économique. Souvent propriétaires de certains baux lié aux rez de chaussées , la future mairie veillera à la diversité socio-ethniques de ces nouveaux commerces, choses justifiable avec l’arrivée de “bobos” qui voudront autant de restaurants sénégalais que d’établissements serbes et auvergnats, “world culture “oblige.
Il est temps que les restaurants et enseignes européennes, dans toute leur diversité, se réinstallent sur la goutte d’or et la Chapelle.


Sylvain Garel
tête de liste des Verts (son site)
Si la dernière loi de décentralisation a consacré la prééminence de la région en matière de développement économique, le rôle des maires dans la création et l’implantation d’entreprises reste déterminant.

Par l’aménagement et les services aux entreprises :

La mise en place d’un foncier viabilisé et d’immobilier notamment au travers des pépinières ou d’hôtels d’entreprises est le premier et principal levier d’une commune. Les entreprises souhaitant s’installer en milieu urbain sont demandeurs de sites combinant bureaux et/ou petits ateliers en accès à la location, où ils trouveront un environnement favorable à l’épanouissement de leurs activités.
Pour que les entreprises puissent se consacrer entièrement à leur coeur de métiers, des services de secrétariat, de ressources humaines ou de veille économique pourront être mutualisés au sein de ces lieux d’accueils.
Ces sites doivent répondre aux principes du développement soutenable et s’intégrer parfaitement à l’urbanisme des quartiers. Les constructions en Haute Qualité Environnemental, la place accordée à la nature sont autant d’atouts pour attirer des entreprises et embellir les quartiers.
Enfin, aménager des espaces de travail individualisé et partagé, équipé d’accès aux hauts débits permet aux salariés, dont les entreprises sont volontaires, d’exercer leur activité en télétravail au sein de leur quartier. Pour être un véritable levier de développement urbain durable, ces aménagements doivent parfaitement s’intégrer à l’urbanisme des quartiers et favoriser la mixité sociale.

Par l’animation d’un dialogue économique élargi :

L’échelle communale est l’échelle de la proximité. Les liens entre les acteurs du développement (entreprises, services publics de l’emploi, lieux de formation, organismes de développement) doivent être valorisés, au bénéfice d’une animation soutenue par la municipalité, au service des coopérations. L’échange d’informations entre les acteurs participe à créer un climat favorable aux activités. Autre exemple : la mise en commun des besoins peut déboucher sur la construction de cycles de formations continus pour les salariés d’un même secteur et pallier aux besoins de compétences au sein des entreprises.

Le 18e arrondissement à besoin d’un développement économique offrant des emplois diversifiés à double titres :

Pour limiter les déplacements et favoriser la vie de quartier, il faut développer des emplois là où les gens habitent, et qui correspondent aux qualifications de ces mêmes habitants, d’ou la nécessité d’un dialogue économique local pour connaître ces besoins.
Les opérations d’urbanisme pour favoriser l’accueil des entreprises doit permettre aux quartiers de s’ouvrir sur l’extérieur, d’être mieux relié à la ville par des transports en commun modernes et efficaces et participer ainsi à développer la cohésion et la mixité sociales.

Sauveur Boukris
tête de liste “Agir pour le 18e” (son blog)
dans ma politique d’améliorer l’image du 18e, un effort devra etre fait envers les entreprises pour les inciter à s’installer dans l’arrondissement; en particulier, On peut envisager d’inciter les entreprises des media ou de la communication (à proximité de studios de la plaine saint denis) , par des incitations fiscales, par un politue de loyer moderé, contrat avec la ville pour benficier d’”aide à l’embauche etc.
Ma preference ira vers un pole d’activité à forte image de modernité(media , ou technologie , commerce international, tourisme etc).
par ailleurs, il serait bon d’inciter les ecoles superieures à venir dans le 18e afin , ensuite orineter les etudiants vers les entreprises der l’arrondissment.


Daniel Vaillant
tête de liste du Parti Socialiste (son site)
Pour inciter les entreprises à investir, s’installer et employer dans le 18ème arrondissement, il faut tout d’abord créer des surfaces d’activités économiques (24 000 m² créés dans la mandature écoulée) que ce soit en pied d’immeubles, ou des hôtels industriels que ce soit avenue de St Ouen, Porte d’Aubervilliers.

En effet, l’attractivité du 18ème est très forte, mais toutes les demandes n’ont pu aboutir, faute de locaux d’activités de taille suffisante. Il faut donc en construire davantage. Ce sera fait dans le cadre de Paris Nord Est, Porte Montmartre, à Pajol dans l’éco-quartier que nous allons bâtir, ou bien encore dans les anciens locaux de la CPAM, boulevard Ornano. Ces structures devront aussi accueillir des PME, des artisans comme des acteurs de l’économie sociale et solidaire ou des nouvelles technologies.

D’autre part, nous souhaitons créer une pépinière d’entreprises d’industries culturelles (1 500 m²) afin d’aider de toutes jeunes sociétés de production musicale, audiovisuelle ou cinématographique à s’installer dans le 18ème et à mutualiser leur savoir-faire : c’est ce que nous avons fait avec MILA (Marché Indépendant des Labels de Musique) qui regroupe 24 entreprises et tient compte aussi de l’identité du 18ème en matière de production et de diffusion musicale. L’objectif raisonnable est d’accompagner une trentaine d’entreprises supplémentaires dans ce domaine.

Enfin, pour chaque entreprise qui s’installe dans des locaux gérés par la ville, il faut solliciter à titre de contrepartie qu’elles emploient un certain nombre de personnes habitant dans le 18ème. Des grandes entreprises ont d’ores et déjà accepté de jouer le jeu.

Il ne suffit pas d’avoir des entreprises qui s’installent, il faut aussi avoir des dispositifs d’insertion pérenne et de formation coordonnée comme le Plan Local d’Insertion par l’Emploi, la Régie de quartier, et demain l’Ecole de la seconde chance … en direction des demandeurs d’emploi très peu ou pas qualifiés. Ces dispositifs sont complétés par les forums pour l’emploi que nous organisons chaque année et qui obtiennent des résultats significatifs. Tout simplement parce que le développement économique n’a de sens que s’il est au service de l’emploi.


Roxane Decorte
tête de liste UMP (son site)
Paris a perdu plus de 100 000 emplois depuis 2001. Et cette hémorragie touche en premier lieu l’emploi privé et l’arrondissement le plus touché est le nôtre. Je n’accepte pas que le 18ème fasse partie des vingt communes les plus pauvres de la Région Ile de France et détienne un taux records de chômeurs et de érémistes de la capitale. Maire du 18ème ,j’inciterai les entreprises à investir, s’installer et employer dans notre arrondissement. Aussi, je propose une stratégie audacieuse. Je créerai une zone franche urbaine dans les quartiers qualifiés au titre de la politique de la ville, ceux qui concentrent le plus de difficultés sociales (Chapelle, Porte d’Aubervilliers, Porte Montmartre, Amiraux Simplon, Goutte d’Or). Cette mesure permettra aux jeunes et chômeurs de nos quartiers d’accéder de manière prioritaire à l’emploi en contrepartie d’une fiscalité avantageuse pour les entreprises et les commerces avec un accompagnement particulier pour les quinquagénaires à la recherche d’un emploi. Je mettrai en place une aide à la création des 1er et 2ème emplois dans les Très Petites Entreprises installées dans le 18ème. Je créerai une écopépinière d’entreprises orientée vers les nouvelles technologies, la communication et internet, un véritable médiavillage. Je rencontrerai les chefs d’entreprise pour les inciter à s’installer dans le 18ème. Ma priorité ira au maintien du commerce de proximité par une exonération de la taxe professionnelle sur trois ans en cas de transmission sans changement d’activité et à la lutte renforcée contre la monoactivité en particulier à Château Rouge et dans le quartier Chapelle, échec majeur de l’équipe municipale qui à absence de commerces de proximité répond arrivée du commerce de gros Métro rue des Poissonniers.

Michel Langlois
tête de liste du “18e autrement” (son site)
Le développement économique doit aller dans le même sens que le développement durable. C’est pourquoi nous défendrons 2 projets concrets et novateurs :

1/ Entre la Porte d’Aubervilliers et la Porte de la Chapelle, nous créerons un espace à vocation « développement durable ». Ce centre
de recherche et de développement, axé sur l’écologie et l’environnement en milieu urbain, sera complété par un programme de logements universitaires :
moins de tours et plus de projets !

2/ nous maintiendrons et encouragerons le dynamisme et la multi-activité des commerces de proximité. Dans ce cadre nous encouragerons les commerçants au développement, via Internet, d’un service gratuit de livraison dans le respect de l’environnement.

David Pierre-Bloch
tête de liste du Nouveau Centre
Je dois d’emblée dire que le cadre fixé par la loi aux interventions du maire d’arrondissement en matière d’installation et de développement des entreprises est très étroit. Ceci n’est pas étonnant puisque, traditionnellement en France, l’Etat, par l’intermédiaire du ministère de l’économie et des finances et le ministère du travail, la Région et le département sont les principaux acteurs de la politique de développement économique. De plus, le service public de l’emploi est essentiellement assuré par l’ANPE-UNEDIC, par l’intermédiaire d’un réseau étendu d’agences locales pour l’emploi (ALE) évidemment présent dans le 18ème arrondissement, et chacun sait que l’Etat fait de plus en plus intervenir des prestataires privés pour accompagner les demandeurs d’emploi. Finalement, le maire d’arrondissement n’est donc pas perçu par le Parlement comme un acteur de première catégorie dans ce domaine.

A l’heure actuelle, le maire d’arrondissement peut exercer son influence vers les entreprises, par exemple, lorsqu’il procède à la désignation de ses représentants à la Commission mixte chargée de définir les conditions générales d’admission et d’utilisation d’équipements. Cependant, je déplore le fait que la loi du 27 février 2002 ait peu renforcé son rôle en la matière.

Comme futur maire, j’envisage d’utiliser le plus possible le pouvoir budgétaire qui permet, sur autorisation du conseil municipal, d’engager et de mandater les dépenses d’investissement dans la limite du quart des crédits ouverts à l’état spécial de l’année précédente. Ce serait un levier d’action intéressant qui, à mon sens, n’a pas été utilisé par la municipalité sortante.

Enfin, il ne faut pas oublier le fait qu’en tant que Président de la Caisse des Ecoles, j’aurai à coeur d’inciter les entreprises installées dans le 18ème arrondissement à se porter candidates aux procédures d’attribution des marchés d’approvisionnement des cantines scolaires.

Syrine Catahier
tête de liste du MoDem (son blog)
Le Mouvement démocrate propose la création d’une mission à la Mairie de Paris en charge de l’attractivité des entreprises. Cette mission sera aussi déclinée au niveau de la Mairie du 18e. Notre objectif est de faire en sorte que les entreprises qui choississent de s’installer ne le fassent plus seulement en raison d’opportunités foncières. Cela implique de réaliser un travail pointu, en amont, pour attirer les entreprises susceptibles d’employer des habitants du 18e dont le taux de chômage avoisine les 16%. Un soin particulier sera porté vers l’offre de formation, notamment envers les métiers de l’artisanat et les métiers de prise en charge des personnes âgées.

De plus, nous proposons la création d’une écopôle, une zone qui regrouperait un centre de formation, de recherche et une pépinière d’entreprises liées aux technologies environnemenatles. En effet, le plan climat adopté récemment par la Ville de Paris va faire naître de grands besoins en terme d’activité et de personnel formé aux enjeux de l’énergie, des déchets, des techniques de contruction écologiques, d’économie de l’eau et des déplacements « propres ».

Par ailleurs, pour impulser une dynamique d’ensemble, nous proposons la création d’une zone franche, dont les avantages pour les entreprises sont indéniables (économie de taxes fiscales et de cotisations sociales). Cette zone franche permettra aux entrepreneurs de se lancer et de tester si leurs activités sont économiquement viables.

Enfin, pour attirer les entreprises, il faut continuellement améliorer la qualité des transport en commun, des logements, du niveau de formation des
habitants, des établissements scolaires, et des activités de loisirs (culture, sport, jeunesse…). C’est indispensable pour créer une image positive de notre territoire

Municipales 75018 Paris, 3ème question : l’emploi

Classé dans : boukris, bozonnet, catahier, decorte, garel, langlois, municipales, paris18, pierre-bloch, politique, vaillant — lucmandret @ 11:00
Voici la troisième des questions à laquelle ont répondu les candidats aux élections municipales dans le 18ème arrondissement de Paris.

Encore un grand merci à Cyril Bozonnet, à Sylvain Garel, à Sauveur Boukris, à Daniel Vaillant, à Roxane Decorte, à Michel Langlois, à David Pierre-Bloch et à Syrine Catahier.

Comment inciter les entreprises à investir, s’installer et employer dans le 18ème arrondissement ?

(Les réponses sont portées dans l’ordre de réception auxquelles elles me sont parvenues, sans aucune modification.)

Cyril Bozonnet
tête de liste du Front National (son blog)
Autant je suis rassuré pour la Butte Montmartre, autant je pense que seul le basculement des Quartiers La Chapelle et la Goutte d’or en “zone économique franche” peut sauver de la ruine cette moitié de l’arrondissement, qui part de la frontière est du 18e (rue d’Aubervilliers) jusqu’à la rue de Clignancourt pour sa délimitation vers l’ “est”.
Une zone économique “franche, c’est un endroit où tout investissement capitaliste est dégrevé d’impôts (local ou national) pour trois ans, ce qui permet une revitalisation du tissus économique. Souvent propriétaires de certains baux lié aux rez de chaussées , la future mairie veillera à la diversité socio-ethniques de ces nouveaux commerces, choses justifiable avec l’arrivée de “bobos” qui voudront autant de restaurants sénégalais que d’établissements serbes et auvergnats, “world culture “oblige.
Il est temps que les restaurants et enseignes européennes, dans toute leur diversité, se réinstallent sur la goutte d’or et la Chapelle.


Sylvain Garel
tête de liste des Verts (son site)
Si la dernière loi de décentralisation a consacré la prééminence de la région en matière de développement économique, le rôle des maires dans la création et l’implantation d’entreprises reste déterminant.

Par l’aménagement et les services aux entreprises :

La mise en place d’un foncier viabilisé et d’immobilier notamment au travers des pépinières ou d’hôtels d’entreprises est le premier et principal levier d’une commune. Les entreprises souhaitant s’installer en milieu urbain sont demandeurs de sites combinant bureaux et/ou petits ateliers en accès à la location, où ils trouveront un environnement favorable à l’épanouissement de leurs activités.
Pour que les entreprises puissent se consacrer entièrement à leur coeur de métiers, des services de secrétariat, de ressources humaines ou de veille économique pourront être mutualisés au sein de ces lieux d’accueils.
Ces sites doivent répondre aux principes du développement soutenable et s’intégrer parfaitement à l’urbanisme des quartiers. Les constructions en Haute Qualité Environnemental, la place accordée à la nature sont autant d’atouts pour attirer des entreprises et embellir les quartiers.
Enfin, aménager des espaces de travail individualisé et partagé, équipé d’accès aux hauts débits permet aux salariés, dont les entreprises sont volontaires, d’exercer leur activité en télétravail au sein de leur quartier. Pour être un véritable levier de développement urbain durable, ces aménagements doivent parfaitement s’intégrer à l’urbanisme des quartiers et favoriser la mixité sociale.

Par l’animation d’un dialogue économique élargi :

L’échelle communale est l’échelle de la proximité. Les liens entre les acteurs du développement (entreprises, services publics de l’emploi, lieux de formation, organismes de développement) doivent être valorisés, au bénéfice d’une animation soutenue par la municipalité, au service des coopérations. L’échange d’informations entre les acteurs participe à créer un climat favorable aux activités. Autre exemple : la mise en commun des besoins peut déboucher sur la construction de cycles de formations continus pour les salariés d’un même secteur et pallier aux besoins de compétences au sein des entreprises.

Le 18e arrondissement à besoin d’un développement économique offrant des emplois diversifiés à double titres :

Pour limiter les déplacements et favoriser la vie de quartier, il faut développer des emplois là où les gens habitent, et qui correspondent aux qualifications de ces mêmes habitants, d’ou la nécessité d’un dialogue économique local pour connaître ces besoins.
Les opérations d’urbanisme pour favoriser l’accueil des entreprises doit permettre aux quartiers de s’ouvrir sur l’extérieur, d’être mieux relié à la ville par des transports en commun modernes et efficaces et participer ainsi à développer la cohésion et la mixité sociales.

Sauveur Boukris
tête de liste “Agir pour le 18e” (son blog)
dans ma politique d’améliorer l’image du 18e, un effort devra etre fait envers les entreprises pour les inciter à s’installer dans l’arrondissement; en particulier, On peut envisager d’inciter les entreprises des media ou de la communication (à proximité de studios de la plaine saint denis) , par des incitations fiscales, par un politue de loyer moderé, contrat avec la ville pour benficier d’”aide à l’embauche etc.
Ma preference ira vers un pole d’activité à forte image de modernité(media , ou technologie , commerce international, tourisme etc).
par ailleurs, il serait bon d’inciter les ecoles superieures à venir dans le 18e afin , ensuite orineter les etudiants vers les entreprises der l’arrondissment.


Daniel Vaillant
tête de liste du Parti Socialiste (son site)
Pour inciter les entreprises à investir, s’installer et employer dans le 18ème arrondissement, il faut tout d’abord créer des surfaces d’activités économiques (24 000 m² créés dans la mandature écoulée) que ce soit en pied d’immeubles, ou des hôtels industriels que ce soit avenue de St Ouen, Porte d’Aubervilliers.

En effet, l’attractivité du 18ème est très forte, mais toutes les demandes n’ont pu aboutir, faute de locaux d’activités de taille suffisante. Il faut donc en construire davantage. Ce sera fait dans le cadre de Paris Nord Est, Porte Montmartre, à Pajol dans l’éco-quartier que nous allons bâtir, ou bien encore dans les anciens locaux de la CPAM, boulevard Ornano. Ces structures devront aussi accueillir des PME, des artisans comme des acteurs de l’économie sociale et solidaire ou des nouvelles technologies.

D’autre part, nous souhaitons créer une pépinière d’entreprises d’industries culturelles (1 500 m²) afin d’aider de toutes jeunes sociétés de production musicale, audiovisuelle ou cinématographique à s’installer dans le 18ème et à mutualiser leur savoir-faire : c’est ce que nous avons fait avec MILA (Marché Indépendant des Labels de Musique) qui regroupe 24 entreprises et tient compte aussi de l’identité du 18ème en matière de production et de diffusion musicale. L’objectif raisonnable est d’accompagner une trentaine d’entreprises supplémentaires dans ce domaine.

Enfin, pour chaque entreprise qui s’installe dans des locaux gérés par la ville, il faut solliciter à titre de contrepartie qu’elles emploient un certain nombre de personnes habitant dans le 18ème. Des grandes entreprises ont d’ores et déjà accepté de jouer le jeu.

Il ne suffit pas d’avoir des entreprises qui s’installent, il faut aussi avoir des dispositifs d’insertion pérenne et de formation coordonnée comme le Plan Local d’Insertion par l’Emploi, la Régie de quartier, et demain l’Ecole de la seconde chance … en direction des demandeurs d’emploi très peu ou pas qualifiés. Ces dispositifs sont complétés par les forums pour l’emploi que nous organisons chaque année et qui obtiennent des résultats significatifs. Tout simplement parce que le développement économique n’a de sens que s’il est au service de l’emploi.


Roxane Decorte
tête de liste UMP (son site)
Paris a perdu plus de 100 000 emplois depuis 2001. Et cette hémorragie touche en premier lieu l’emploi privé et l’arrondissement le plus touché est le nôtre. Je n’accepte pas que le 18ème fasse partie des vingt communes les plus pauvres de la Région Ile de France et détienne un taux records de chômeurs et de érémistes de la capitale. Maire du 18ème ,j’inciterai les entreprises à investir, s’installer et employer dans notre arrondissement. Aussi, je propose une stratégie audacieuse. Je créerai une zone franche urbaine dans les quartiers qualifiés au titre de la politique de la ville, ceux qui concentrent le plus de difficultés sociales (Chapelle, Porte d’Aubervilliers, Porte Montmartre, Amiraux Simplon, Goutte d’Or). Cette mesure permettra aux jeunes et chômeurs de nos quartiers d’accéder de manière prioritaire à l’emploi en contrepartie d’une fiscalité avantageuse pour les entreprises et les commerces avec un accompagnement particulier pour les quinquagénaires à la recherche d’un emploi. Je mettrai en place une aide à la création des 1er et 2ème emplois dans les Très Petites Entreprises installées dans le 18ème. Je créerai une écopépinière d’entreprises orientée vers les nouvelles technologies, la communication et internet, un véritable médiavillage. Je rencontrerai les chefs d’entreprise pour les inciter à s’installer dans le 18ème. Ma priorité ira au maintien du commerce de proximité par une exonération de la taxe professionnelle sur trois ans en cas de transmission sans changement d’activité et à la lutte renforcée contre la monoactivité en particulier à Château Rouge et dans le quartier Chapelle, échec majeur de l’équipe municipale qui à absence de commerces de proximité répond arrivée du commerce de gros Métro rue des Poissonniers.

Michel Langlois
tête de liste du “18e autrement” (son site)
Le développement économique doit aller dans le même sens que le développement durable. C’est pourquoi nous défendrons 2 projets concrets et novateurs :

1/ Entre la Porte d’Aubervilliers et la Porte de la Chapelle, nous créerons un espace à vocation « développement durable ». Ce centre
de recherche et de développement, axé sur l’écologie et l’environnement en milieu urbain, sera complété par un programme de logements universitaires :
moins de tours et plus de projets !

2/ nous maintiendrons et encouragerons le dynamisme et la multi-activité des commerces de proximité. Dans ce cadre nous encouragerons les commerçants au développement, via Internet, d’un service gratuit de livraison dans le respect de l’environnement.

David Pierre-Bloch
tête de liste du Nouveau Centre
Je dois d’emblée dire que le cadre fixé par la loi aux interventions du maire d’arrondissement en matière d’installation et de développement des entreprises est très étroit. Ceci n’est pas étonnant puisque, traditionnellement en France, l’Etat, par l’intermédiaire du ministère de l’économie et des finances et le ministère du travail, la Région et le département sont les principaux acteurs de la politique de développement économique. De plus, le service public de l’emploi est essentiellement assuré par l’ANPE-UNEDIC, par l’intermédiaire d’un réseau étendu d’agences locales pour l’emploi (ALE) évidemment présent dans le 18ème arrondissement, et chacun sait que l’Etat fait de plus en plus intervenir des prestataires privés pour accompagner les demandeurs d’emploi. Finalement, le maire d’arrondissement n’est donc pas perçu par le Parlement comme un acteur de première catégorie dans ce domaine.

A l’heure actuelle, le maire d’arrondissement peut exercer son influence vers les entreprises, par exemple, lorsqu’il procède à la désignation de ses représentants à la Commission mixte chargée de définir les conditions générales d’admission et d’utilisation d’équipements. Cependant, je déplore le fait que la loi du 27 février 2002 ait peu renforcé son rôle en la matière.

Comme futur maire, j’envisage d’utiliser le plus possible le pouvoir budgétaire qui permet, sur autorisation du conseil municipal, d’engager et de mandater les dépenses d’investissement dans la limite du quart des crédits ouverts à l’état spécial de l’année précédente. Ce serait un levier d’action intéressant qui, à mon sens, n’a pas été utilisé par la municipalité sortante.

Enfin, il ne faut pas oublier le fait qu’en tant que Président de la Caisse des Ecoles, j’aurai à coeur d’inciter les entreprises installées dans le 18ème arrondissement à se porter candidates aux procédures d’attribution des marchés d’approvisionnement des cantines scolaires.

Syrine Catahier
tête de liste du MoDem (son blog)
Le Mouvement démocrate propose la création d’une mission à la Mairie de Paris en charge de l’attractivité des entreprises. Cette mission sera aussi déclinée au niveau de la Mairie du 18e. Notre objectif est de faire en sorte que les entreprises qui choississent de s’installer ne le fassent plus seulement en raison d’opportunités foncières. Cela implique de réaliser un travail pointu, en amont, pour attirer les entreprises susceptibles d’employer des habitants du 18e dont le taux de chômage avoisine les 16%. Un soin particulier sera porté vers l’offre de formation, notamment envers les métiers de l’artisanat et les métiers de prise en charge des personnes âgées.

De plus, nous proposons la création d’une écopôle, une zone qui regrouperait un centre de formation, de recherche et une pépinière d’entreprises liées aux technologies environnemenatles. En effet, le plan climat adopté récemment par la Ville de Paris va faire naître de grands besoins en terme d’activité et de personnel formé aux enjeux de l’énergie, des déchets, des techniques de contruction écologiques, d’économie de l’eau et des déplacements « propres ».

Par ailleurs, pour impulser une dynamique d’ensemble, nous proposons la création d’une zone franche, dont les avantages pour les entreprises sont indéniables (économie de taxes fiscales et de cotisations sociales). Cette zone franche permettra aux entrepreneurs de se lancer et de tester si leurs activités sont économiquement viables.

Enfin, pour attirer les entreprises, il faut continuellement améliorer la qualité des transport en commun, des logements, du niveau de formation des
habitants, des établissements scolaires, et des activités de loisirs (culture, sport, jeunesse…). C’est indispensable pour créer une image positive de notre territoire

7 février 2008

Municipales 75018 Paris, 2ème question : la toxicomanie

Classé dans : boukris, bozonnet, catahier, decorte, garel, langlois, municipales, paris18, pierre-bloch, politique, vaillant — lucmandret @ 08:00
Voici la seconde des questions à laquelle ont répondu les candidats aux élections municipales dans le 18ème arrondissement de Paris.

Encore un grand merci à Sauveur Boukris, à Cyril Bozonnet, à Daniel Vaillant, à Michel Langloisà David Pierre-Bloch, à Roxane Decorte, à Sylvain Garel et à Syrine Catahier.

Quelles mesures concrètes proposez-vous pour lutter contre les problèmes de toxicomanie dans le 18ème arrondissement ?

(Les réponses sont portées dans l’ordre de réception auxquelles elles me sont parvenues, sans aucune modification.)

Sauveur Boukris
tête de liste “Agir pour le 18e” (son blog)
pour la deuxieme question concernant la toxicomanie
d’abord, il faut cesser d’associer le 18e arrondissement aux problemùs de toxicomanie, de violence, de prostitution . je vous rappelle qu’il y davantage d’usagers de toxiques dans le 16e arrondissment que dans notre arrondissement ; l’usage du cannabis est plus frequent dans les beaux quartiers! mais on parle toujours du 18e arrondissement .
cependant, le probles dans le 18e est celui des drogues dures, en particuler du crack ou de l’heroine et là c’est un vrai probleme de cohabitation.Ma position est claire: ce sont des personnes qui doivent etre traitées mais les délits qu’ils peuvent engendrés dans le voisinage envers les personnes ou les biens doivent etre punis;il n’est pas permis que les usagers de toxiques puissent créer la terreur ou avoir gain de cause sur les autres habitants de l’arrondissement qui souhaitent vivre en paix .
Enfin, le probleme de toxicomanie n’est isolé à un quartier(chapelle et goutte d’or); dans les milieux artistiques et bourgeois de l’arrtondissement (caulaincourt, junot, abbesses) ces problemes existent aussi et des structures doivent exister dans ce 18e là.
Je refuse la discrimination sociale entre les quartiers du 18e: il y a une veritable fracture sociale dans le 18e arrondissement qu’il faut resoudre.


Cyril Bozonnet
tête de liste du Front National (son blog)
Concernant la toxicomanie liée au 18e arrondissement, je propose de déplacer les centre du type EGO vers des communes rurales du Grand Paris, afin de couper la chaine “dealeurs-clients” parisiens

A mon avis, seul une césure physique existant entre les consommateurs de crack et de coke avec leur lieu parisien de deal pourrait faire disparaitre les zone de deal sur le 18e arrondissement : A savoir actuellement les quartiers de la Chapelle et de la Goutte d’or…Pour améliorer la situation, empêcher le trafic permanent entre consommateurs et fournisseurs de drogue…


Daniel Vaillant
tête de liste du Parti Socialiste (son site)
Le traitement de la toxicomanie relève essentiellement des compétences de l’Etat : la lutte contre les trafics de la Préfecture de Police, et la prise en charge des toxicomanes de la DDASS, comme je l’ai indiqué lors des états généraux sur le crack, que j’ai organisé en juin 2005. Le maire à Paris n’a donc pas de pouvoir en matière de traitement de l’insécurité contrairement aux autres communes. Les actions préconisées en matière de toxicomanie ne pourront donc se faire qu’avec le soutien des services de l’Etat.

Je m’engage à localiser hors des quartiers d’habitat les structures d’accueil de toxicomanes qui posent des difficultés (les boutiques de la rue Philippe de Girard d’ici fin 2008 et le centre Espoir Goutte d’or d’ici fin 2009) pour limiter les nuisances subies par les riverains et améliorer les conditions d’accueil du public et du personnel de ces structures.

Je souhaite poursuivre les actions de prévention en direction des jeunes et la mobilisation des familles sur les drogues et l’économie souterraine et étendre les missions des médiateurs de rue le matin notamment aux abords des écoles.

En matière de tranquillité publique, suite à ma demande, un groupe local de traitement de la délinquance, sous l’égide de la justice, est activé sur Château Rouge/Goutte d’or depuis septembre 2007 afin de mieux traiter les problèmes d’insécurité. Ce GLTD et d’autres actions sont prévues dans l’avenant au contrat de sécurité d’arrondissement du 5/07/07 dont je souhaite l’application réelle.

Michel Langlois
tête de liste du “18e autrement” (son site)
Ne stigmatisons pas les toxicomanes, car ce sont avant tout des citoyens en grande difficulté, qui ont besoin d’aide.
Les habitants du 18e arrondissement ont à maintes reprises manifesté une certaine exaspération face à certaines situations, notamment près des écoles, où les toxicomanes croisent le chemin des enfants. Cependant, il nous semble important de ne pas tomber dans des mesures brutales de fermeture de centres, mesures qui ne feraient que marginaliser davantage cette population, et qui ne feraient que déplacer le problème.
Le « 18e Autrement » propose plutôt les mesures suivantes :
- Travailler plus étroitement avec la préfecture de police pour augmenter la surveillance près des centres, notamment aux heures d’ouverture et de fermeture. Mettre en place une police de proximité pour prévenir tout débordement.
- Modifier les horaires des centres pour qu’ils ne coïncident plus avec ceux des écoles.
- Consulter les habitants pour la mise en place de la vidéo surveillance dans certaines rues.

David Pierre-Bloch
tête de liste du Nouveau Centre
Il est certain que la lutte contre la toxicomanie reste une priorité dans notre arrondissement. Et il ne s’agit pas seulement d’instaurer des mesures répressives pour obtenir des résultats. La prévention, la prise encharge des toxicomanes et leur réinsertion doivent rester des priorités. Cependant, les mesures prises et les actions menées ne doivent pas en aucun cas peser sur la vie de certains quartiers et la sécurités de leurs habitants. En effet, des centres d’accueil et de prises en charge des toxicomanes ont été installés dans l’arrondissement. Il va sans dire que leur présence est indispensable, tout comme la qualité du travail et l’implication des personnes qui y interviennent sont remarquables. Toutefois, la population riveraine de ces centres s’inquiètent des allées et venues que cela induit dans les quartiers concernés. Des solutions doivent être trouvées pour le confort et la sécurité de tous. Et pour ce faire, le choix géographique de l’installation de ces centres d’accueil et structures de prise en charge dans l’arrondissement doit se faire en tenant compte de certains paramètres à même de rassurer les habitants (soit : non à proximité des écoles, crèches, commerces, centres de loisirs) et sans pour autant jouer la carte de l’exclusion vis-à-vis des toxicomanes.

Roxane Decorte
tête de liste UMP (son site)
La toxicomanie est un enjeu de santé publique, une source de délitement de la vie sociale dans les quartiers, un fléau dramatique. La prise en charge de la toxicomanie doit être globale et coordonnée. Si la réponse en terme d’ordre public est essentielle, il s’agit de réprimer sans faille le trafic de drogue et l’économie parallèle, il faut aussi soigner les toxicomanes et se donner les moyens de les soigner, de les aider en travaillant sur des parcours individuels. Force est de constater il y a ceux qui « colloquent » à l’abri des dorures sur cette question et ceux qui vivent au quotidien cette situation faite d’inhumanité et d’insécurité, comme moi habitant le quartier Chapelle. Sur ce sujet, je suis en conflit avec le député-Maire. En novembre 2004, je me suis opposée à son idée de mettre des algeco à la porte d’Aubervilliers pour accueillir les toxicomanes, je me suis opposée à son projet d’extension d’EGO au 1 rue Saint-Jérôme. En 2004, j’ai obtenu du Préfet de la Région Ile de France la mise en place d’une coordination régionale car les élus ne peuvent se renvoyer cette question de part et d’autre du périphérique. La concentration des structures est une faute, Maire du 18ème, je déplacerai les structures d’accueil de la rue Philippe de Girard, je demanderai un audit des autres structures existantes, je ferai en sorte que tous les acteurs dans ce domaine travaillent en réseau, rendent des comptes à l’ensemble de la population et répondent à des objectifs précis de résultats en contrepartie des financements publics. Maire du 18ème, je privilégierai la solution hospitalière, les équipes mobiles et les communautés thérapeutiques à l’écart de la ville et des trafics. Pour prolonger ce débat, je vous invite lundi 11 février, à 20H à une réunion en présence de Roselyne BACHELOT, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports au Grillotin, 3 rue de la Chapelle.

Sylvain Garel
tête de liste des Verts (son site)
Si la répression permettait de juguler la toxicomanie, cela se saurait. Depuis des décennies des moyens importants sont consacrés par la police pour lutter contre ce fléau très présent dans l’Est de notre arrondissement. Largement en vain. Tout en continuant à lutter contre le trafic, il faut réorienter les moyens pour faire essentiellement de la prévention, ouvrir des lieux d’accueil aux usagers de drogue où ils pourront se soigner et, pour ceux qui le souhaitent, trouver les moyens de se réinsérer et d’arrêter leur addiction. Il faut aussi, comme cela se fait dans certaines villes de Suisse ou de Grande-Bretagne ouvrir des lieux où, sous contrôle médicale, les usagers pourront en toute sécurité et sans nuire aux riverains consommer leur drogue. Cela passe par une révision complète de la loi de 1970 totalement inadaptée aux problèmes qu’elle était censée résoudre. De trop rares lieux d’accueils des usagers de drogue existent à la Chapelle ou à la Goutte d’Or. Trop petits et souvent mal situés, il faut sérieusement étudier leur relocalisation dans des locaux plus grands, plus accessibles et mieux adaptés.


Syrine Catahier
tête de liste du MoDem (son blog)
La toxicomanie pose des questions cruciales en terme de santé publique et du « vivre ensemble » dans les quartiers (l’exemple de la Goutte d’or est significatif). Nous proposons une action coordonnée mettant, à la fois, en place de véritables moyens de soin et de prévention. Accompagnée d’une fermeté réfléchie de la répression du trafic, seule garantie d’un apaisement des zones de consommation et de deal. Nous soutenons les initiatives innovantes et qui fonctionnent dans d’autres pays européens, comme le plan crack expérimental de la Goutte d’or.
Actuellement, il est prévu une réforme des centres de soins pour qu’ils deviennent généralistes (celle des CSAPA, c’est-à-dire des centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie). Ainsi, la prise en charge de dépendance comme l’alcool nécessitera une convention spécifique. La Mairie devra aider à cette réforme, notamment pour que l’implantation des lieux de soins reste cohérente sur tout le territoire parisien.
Par ailleurs, le recours à la domiciliation doit être développée, pour stabiliser socialement les usagers et faciliter leurs prises en charge.
La prévention des addictions à destination des jeunes doit être réévaluer pour intégrer les nouvelles addictions (jeux vidéos et internet). Un travail de prévention à destination des adultes référents des jeunes (créer un relais solide de prévention) doit être mené. Les publics adultes sont aussi victimes d’addictions (l’alcool). La Mairie devra lancer en partenariat avec l’Education nationale des journées d’information, annuelles sur les diffèrentes formes d’addictions.
Par ailleurs, la formation des professionnels et le travail en réseau sur le territoire doit être encouragée.
Pour améliorer l’accès à l’offre de soins, la Mairie pourrait recenser les structures de soins, puis créer un numéro vert et gratuit concernant les addictions. La Mairie devra permettre l’évaluation des actions entreprises et la rendre accessible aux habitants.
Enfin et parce-que c’est une compétence directe de la Mairie, l’aménagement urbain doit être audacieux et permettre une réappropriation de l’espace public par les habitants (petits espaces verts, végétalisation, lieux pour les enfants etc.). Et œuvrer pour que l’animation locale soit présente et régulière (par exemple, les bals de quartiers), et en concertation étroite avec les habitants.

6 février 2008

Municipales 75018 Paris, 1ère question : les tours

Classé dans : boukris, bozonnet, catahier, decorte, garel, langlois, municipales, paris18, pierre-bloch, politique, vaillant — lucmandret @ 07:00
Voici la première des questions à laquelle ont répondu les candidats aux élections municipales dans le 18ème arrondissement de Paris.

Encore un grand merci à Sauveur Boukris, à Sylvain Garel, à Roxane Decorte, à Michel Langlois, à Cyril Bozonnet, à Daniel Vaillant, à Syrine Catahier et à David Pierre-Bloch.

Etes-vous pour ou contre la construction de nouvelles tours de plus de 37 mètres de hauteur dans le 18ème arrondissement ?

(Les réponses sont portées dans l’ordre de réception auxquelles elles me sont parvenues, sans aucune modification.)

Sauveur Boukris
tête de liste “Agir pour le 18e” (son blog)
à la premier question concernant les tours, ma reponse est que je ne suis pas favorable à la construction de tours à la porte de la chapelle.
cette construction ne ferait qu’isoler l’entrée dans l’arrondissement et ne ferait qu’enclaver notre quartier. Tout mon projet réside dans le changement de l’image du 18e arrondissement .
nous avons la; chance que notre arrondissement soit bordé de la porte de clignancourt, porte de la chapelle et porte d’aubervilliers: c’est l’entrée dans Paris de la banlieue nord, de la Belgique et de l’Angleterre. Cette entrée doit etre la vitrine de l’arrondissement et par conséquent , elle doit etre attractive du point de vue urbanistique et esthetique. Je ne crois pas que la construction de tours soit un facteur d’embellissement ou d’attractivité de l’arrondissement.
Par ailleurs, l’experience des tours dans Paris ou dans la periphérie n’est pas probante et n’a jamais prouvé son utilité.

Sylvain Garel
tête de liste des Verts (son site)
Vous le savez, Les Verts sont les seuls à avoir pris position avec constance et clarté contre tout programme de construction de tours de bureaux ou d’habitation dans Paris et à La Chapelle en particulier.
Notre programme dans le 18e nous engage à “nous opposer à de nouvelles tours inhumaines, gaspilleuses d’énergie, et ne respectant pas la forme urbaine parisienne”. Des tours, nous n’en voulons pas plus au centre où celles existantes brisent l’unité architecturale qui fait l’attrait de Paris, qu’en bordure du boulevard périphérique où leur élévation aggraverait le fossé entre la ville et la banlieue.
D’autre part, les charges particulièrement élevées dans les immeubles de grandes hauteurs ont pour effet de monter le prix du m2. Enfin, les tours densifient bureaux et habitat alors que Paris, capitale parmi les plus denses du monde, a besoin d’être aéré !
A leur place, nous proposons de construire des éco-quartiers dédié très majoritairement au logement social où, de l’isolation thermique et phonique aux économies d’énergie en passant par la préservation de l’eau et des modes de déplacement non-polluants, tout sera conçu en faveur de la qualité de vie des futurs habitants et de la sauvegarde de notre planète. C’est cette politique que nous mettrons en oeuvre, notamment dans le cadre de l’actuel Projet Paris Nord Est, sur les 16 ha à bâtir situés entre les Portes de la Chapelle et d’Aubervilliers.

Roxane Decorte
tête de liste UMP (son site)
Je vous remercie de prendre part à l’animation d’un débat dont les citoyens du 18e sont privés par le refus de la municipalité en place de dire la vérité sur ses intentions et ses projets.

En charge questions d’urbanisme et de logement au sein du groupe UMP, j’interviens, depuis 2001, à chaque conseil du 18ème arrondissement et à chaque Conseil de Paris sur ce dossier essentiel. A ce titre j’étais membre du groupe de réflexion sur les immeubles de grande hauteur créé par le Conseil de Paris. Le 29 janvier 2007, j’ai quitté ce groupe quand le projet de trois tours de logements de Messieurs Delanoë et Vaillant pour la Porte de la Chapelle a été annoncé. Ce n’est pas un choix politicien mais bien une différence de vue profonde avec la municipalité en place. Je rappelle au passage que les Verts ont également quitté ce groupe.

Je ne suis pas hostile par principe à la construction d’immeubles de grandes hauteur dans Paris mais je m’oppose à de nouvelles tours à la Porte de la Chapelle. Comme je l’ai expliqué publiquement, la priorité, pour cette porte maltraitée de Paris, réside dans un aménagement urbain inventif et dans l’installation d’équipements de proximité afin de recréer du tissu urbain et du lien social. Je considère même que la priorité et l’urgence sont de proposer un plan ambitieux de réaménagement des portes du 18ème. Maire du 18ème, j’engagerai ce grand projet pour les portes de la Chapelle, des Poissonniers, de Clignancourt, de Montmartre et de Saint-Ouen mais sans nouvelles tours.

Je suis contre la construction de tours dans un tissu urbain comportant déjà de grandes barres d’habitations car, loin d’améliorer l’environnement. Cela génère un type d’urbanisme brutal et déshumanisant qui accroît le mal être de cette partie de la population de notre arrondissement qui est délaissée. Les défenseurs des tours prétendent souvent que cela permettrait de créer plus de logements. Or une étude de l’Atelier Parisien de l’Urbanisme démontre qu’un quartier haussmanien du 9ème arrondissement comporte une densité d’habitation supérieure à un quartier de tours comme celui des Olympiades dans le 13ème. Nous pouvons donc apporter de meilleures réponses avec un urbanisme traditionnel de type faubourien pour le développement du logement et de l’activité économique dans le 18ème arrondissement.

Enfin, parce que j’ai la conviction que les déchirures du tissu urbain provoquent celles du tissu social, je tiens à conclure mon propos en rappelant que, Maire du 18ème, j’engagerai une politique de reconquête de l’espace public grâce à un innovant projet de couverture des voies ferrées entre les Jardins d’Eole et la ZAC Pajol.

Michel Langlois
tête de liste du “18e autrement” (son site)
Sans aucune ambiguïté, « le 18e autrement » est CONTRE la construction de tours de plus de 37 mètres dans le 18e.
Il est d’abord utile de préciser que ces projets de tours de plus de 37 mètres concernent le quartier de la porte de la Chapelle, quartier largement pourvu en tours et pour lequel tout ajout n’apporterait rien de bénéfique.
Certes, on ne peut pas nier que la crise immobilière exige de se poser la question de la densité urbaine et de l’offre en logements. On peut par exemple regretter que la Mairie de Paris ait décidé d’abaisser le COS (Coefficient d’Occupation des Sols) pour toute nouvelle construction, ce qui entraîne mécaniquement la réduction de la surface disponible en logements (par exemple, dans un immeuble de 6 étages, cela revient à supprimer 2 ou 3 studios). Dans le 18e, cela se traduit par une accumulation de constructions nouvelles « à minima », bien loin de résoudre la crise immobilière, car souvent destructrice de logements par rapport aux situations antérieures.

Nous considérons que le logement, priorité pour de nombreux habitants qui souffrent de loyers trop élevés, méritent des réponses plus pertinentes. La prise en compte du profil des quartiers est une nécessité absolue : arrêtons de trop construire dans des secteurs déjà fragilisés. Il faut équilibrer les quartiers les uns envers les autres, en privilégiant la mixité sociale et une architecture adaptée !

Cyril Bozonnet
tête de liste du Front National (son blog)
Objectivement, quand on connait les conditions de vie des locataires et rares propriétaires de logements liés aux tours (celles de la Porte de la Chapelle) on ne peut qu’être contre ce projet de tours, Porte de la Chapelle

Entre les petites frappes déscolarisées des délinquants juvéniles jouant les terreurs de halls d’escaliers, et les consommateurs de crack utilisant les rues voisines, peu de clients ont envie de louer ou d’acheter aux Portes et ce, malgré un loyer modéré.

Les habitants des portes du Nord parisien savent bien que vivre dans une tour n’est pas une sinécure. Donc, en leur nom, je suis contre les projets qui annoncent des tours de 37 mètres de haut.

Daniel Vaillant
tête de liste du Parti Socialiste (son site)
Les projets de tours parus dans la presse ont suscité un débat légitime sur la hauteur des bâtiments dans Paris, et plus particulièrement, sur la possibilité de construire des tours Porte de la Chapelle et plus largement de penser aujourd’hui à la ville de demain. Comme l’a déclaré Jean-Pierre Caffet, adjoint au maire de Paris chargé de l’urbanisme, si un immeuble doit être construit à la Porte de la Chapelle, il ne ressemblera pas à celui présenté dans la presse. Cet avis, avec Bertrand Delanoë, nous le partageons.

Nous n’avons d’ailleurs pas attendu pour nous préoccuper du réaménagement de la Porte de la Chapelle et plus généralement du Nord-Est Parisien qui dépasse le débat sur les tours. Se dessine ici l’avenir de la capitale avec de nouveaux quartiers où seront construits des logements, des équipements de proximité, des commerces, sans oublier l’activité économique qui aura toute sa place, une université et la restructuration de l’échangeur. Ils seront desservis par le tramway et la gare Eole Evangile.Voilà des engagements concrets.

La question de dépasser les 37m devra être posée et un large débat devra être ouvert. Concernant la possibilité de construire des tours à Paris, qu’on ne peut rejeter d’un bloc, il faudrait de toute façon procéder à une très large concertation en amont, organiser des enquêtes publiques pour modifier le PLU et que chacun s’exprime, lancer des concours internationaux, trouver des destinations à cet immeuble, toujours animé par le souci de ne pas reproduire les erreurs d’hier. Il faudra aussi s’interroger sur le choix des sites. Est-ce que la Porte de la Chapelle est adaptée ? Débattons-en. Cette discussion, si elle a lieu, nous l’aurons sereinement.

Syrine Catahier
tête de liste du MoDem (son blog)
Le Mouvement démocrate est opposé à la construction d’immeubles de plus de 37 mètres dans le 18e arrondissement, notamment Porte de la Chapelle et Porte de Clignancourt. Nous ne voulons pas infliger à la population du 18e, “la double peine”. C’est-à-dire celle de vivre dans une tour et cela au bord d’un périphérique pollué et saturé. De plus, ce serait un très mauvais signe envoyé aux communes riveraines : Paris se referme sur elle-même ! Nous proposons pour répondre aux demandes de logement de créer une agence francilienne du logement chargée de gérer l’ensemble des logements sociaux de l’agglomération parisienne.

Enfin, cela suppose aussi de penser à l’emploi et à l’implantation des entreprises. Rapprocher les habitants de leurs lieux de travail, c’est incontournable pour réduire les pollutions issues des déplacements.
Pour le 18e, nous proposons dans les quartiers des Porte de la Chapelle et de Clignancourt, en concertation avec les habitants, de réaliser des quartiers qui répondent aux principes de l’écologie urbaine (énergie, déchets, eau, transports). Nous souhaitons que ces programmes soient mulitfonctionnels pour répondre aux besoins des personnes âgées, des jeunes couples, des personnes handicapées et des familles. Replacer l’humain au cœur de la ville : pour nous, c’est vital!

David Pierre-Bloch
tête de liste du Nouveau Centre
Pourquoi pas dans la mesure où celles-ci sont construites dans le strict respect des normes en vigueur en termes de sécurité et de respect de l’environnement et de façon à ce qu’elles s’intègrent parfaitement dans le paysage. Le Baron Haussmann, au XIXème siècle fut décrié pour la laideur de ses immeubles, le Centre Georges Pompidou, la Pyramide du Louvre suscitèrent un tollé lors de leur création. Et pourtant aujourd’hui, ces constructions sont parties intégrantes de la beauté de l’architecture parisienne. Autre condition indispensable, à mon sens, à la réalisation de ce projet : que ces tours ne soient pas implantées seules mais s’accompagnent de la construction de crèches, écoles, commerces, bâtiments administratifs et autres structures indispensables au développement d’une vie de quartier sociale et culturelle. De même, la réalisation d’un tel projet ne peut se concevoir sans l’assurance aux futurs habitants d’un accès facile et garanti aux transports publics. J’ajouterais que les conditions d’attribution de ces logements devront tenir compte d’une nécessaire mixité sociale et générationnelle, valeur chère aux habitants de notre arrondissement. En tout état de cause, ces constructions sont l’affaire de tous les habitants de l’arrondissement et je suggère que les projets architecturaux relatifs à leur réalisation soient soumis à une concertation publique les intégrant.

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