Le blog politique de Luc Mandret

25 juin 2008

La Goutte d’Or en fête

Classé dans : culture, paris18 — lucmandret @ 11:00
La Goutte d’Or fait sa fête, ça se déroule du 25 Juin au 29 Juin.

Plusieurs lieux : le parvis de l’église Saint Bernard, l’Institut des Cultures d’Islam, le Centre musical Fleury Goutte d’Or – Barbara, le bus de la Compagnie Babylone, l’école maternelle Richomme, le Square Léon, la salle Saint Bruno, les jardins partagés de la rue Laghouat, …

Au programme : de la musique, du théâtre, du sport, des jeux, des expositions, un repas de quartier, du cinéma, …

La Fête de la Goutte d’Or est organisée par les associations de la coordination inter-associative de la Goutte d’Or : Accueil Goutte d’Or, Accueil Laghouat, ADOS, ADCLJC, L’Anneau d’or, L’Arbre Bleu, ASFI, Cargo 21, Clair et Net, EGO, EGDO, Espace Jeunes Goutte d’Or, Gaby Sourire, Graines de Soleil, URACA, Paris Goutte d’Or, Paris Macadam, Saint Bernard de la Goutte d’or, La Soupape ailée et la Salle Saint Bruno.

Toutes les informations sur le site de la Goutte d’Or en Fête.

Si vous passez dans le coin, faites moi signe !

La Goutte d’Or en fête

Classé dans : culture, paris18 — lucmandret @ 11:00
La Goutte d’Or fait sa fête, ça se déroule du 25 Juin au 29 Juin.

Plusieurs lieux : le parvis de l’église Saint Bernard, l’Institut des Cultures d’Islam, le Centre musical Fleury Goutte d’Or – Barbara, le bus de la Compagnie Babylone, l’école maternelle Richomme, le Square Léon, la salle Saint Bruno, les jardins partagés de la rue Laghouat, …

Au programme : de la musique, du théâtre, du sport, des jeux, des expositions, un repas de quartier, du cinéma, …

La Fête de la Goutte d’Or est organisée par les associations de la coordination inter-associative de la Goutte d’Or : Accueil Goutte d’Or, Accueil Laghouat, ADOS, ADCLJC, L’Anneau d’or, L’Arbre Bleu, ASFI, Cargo 21, Clair et Net, EGO, EGDO, Espace Jeunes Goutte d’Or, Gaby Sourire, Graines de Soleil, URACA, Paris Goutte d’Or, Paris Macadam, Saint Bernard de la Goutte d’or, La Soupape ailée et la Salle Saint Bruno.

Toutes les informations sur le site de la Goutte d’Or en Fête.

Si vous passez dans le coin, faites moi signe !

19 juin 2008

Art de Yasmina Réza

Classé dans : culture — lucmandret @ 02:30
Un peu de pub pour une pièce de théâtre : Art de Yasmina Réza.

Avec Simon-Pierre Boireau, Julien Le Provost et Christophe Canel. Mise en scène de Julien Le Provost, assisté de Brigitte de Sousa.

Trois représentations à l’Aktéon Théâtre (11 rue du Général Blaise – 75011 Paris). Jeudi 26 Juin à 20h, lundi 30 Juin à 19h30 et vendredi 4 Juillet à 20h. (Je serai présent à celle du 30 Juin).

Art de Yasmina Réza est la pièce de théâtre la plus jouée dans le monde, mais seulement une fois en France, il y a près de 15 ans.

Le résumé de cette pièce par l’un des acteurs, Simon-Pierre Boireau : “Serge, Marc, Yvan sont amis depuis dix ans. Serge, passioné d’art, achète un tableau blanc. Marc le voit blanc, complètement blanc, Serge non. Ils ne sont décidément plus amis…

Vous venez ?

30 mai 2008

Eye on France : la culture française

Classé dans : culture, medias, monde, politique — lucmandret @ 02:00
Après l’image de la France, et après la France dans 10 ans, troisième réponse à la série de 5 questions posées par CNN International. Hier je parlais ici de l’image de la France. Aujourd’hui, je vais répondre à la troisième question : “Pensez-vous que la culture française soit encore vivante et dynamique ? Certains commentateurs ont souligné récemment la mort de la culture Française, cela est-il justifié ?

L’expression “culture française” ne signifie pas forcément grand chose, je préfère parler des cultures françaises, tant mélanger les différents arts me semble aberrant. Englober dans une même expression le cinéma et la musique, l’architecture et le cirque, le dessin et le théâtre me semble bien impossible, voire dangereux.

Autant par exemple l’architecture française conserve une aura à l’international, autant il n’existe pas ou plus de cinéastes français de talent mondialement connus. Un Almodovar exporte la culture espagnole dans le monde entier, ou encore un Lars Von Trier pour le Danemark, mais en France rien. Le cinéma français préfère se regarder le nombril et de fait n’intéresse pas forcément un public non hexagonal. La Môme est un peu l’arbre qui cache la forêt.

Etablir un constat définitif sur la culture ne m’intéresse pas, tant par définition la culture évolue. Un pays sans rayonnement culturel aujourd’hui, pourra demain être à l’avant-garde du hype.

Par ailleurs, ce qui se vend ne représente pas forcément un gage de qualité à mes yeux. Un Marc Lévy vendant des millions de livres ne m’intéresse pas, et cette image de la culture française me désole. Un David Guetta, français mondialement connu, ne véhicule pas forcément selon moi une image correcte de la culture musicale française, tant elle ressemble à tout ce qui se fait partout.

Enfin, je reste très optimiste sur la culture française. Nombre de metteurs en scène innovent et proposent de nouveaux regards sur leur art. Nombre de musiciens travaillent dans leur coin, font bouger les choses, mais ne rencontrent pas encore le succès.

Le public a aimé, et c’est bien le seul” – Cocteau.

19 mars 2008

Philip Jones Griffiths quitte le front

Classé dans : culture, monde, photographie — lucmandret @ 08:30
Philip Jones Griffiths est mort. Philip Jones Griffiths est l’un des plus grands photographes du 20ème siècle. Triste disparition. Il a couvert plus d’une centaine de pays en guerre durant plus de 50 ans. Ses clichés sont une véritable mémoire des atrocités de l’humanité.

Philip Jones Griffiths a également été président de Magnum, la très célèbre agence de photographie. Pour en savoir plus sur cet homme de talent, ce génie, allez consulter sa fiche wikipedia.

Mais le plus bel hommage reste certainement encore de voir ses clichés. Vous pouvez en visionner quelques uns sur le port folio de Magnum. Tout y est sublime. Chaque photo représente une histoire. Le noir et blanc fige les situations à jamais dans la mémoire. Les personnes photographiées retranscrivent tout le poids de leurs émotions. Les cadres appuient toute la subjectivité du regard de Philip Jones Griffiths. Le talent du photographe nous plonge au travers de ses clichés dans de véritables tableaux troublant de vérité que l’on introduit avec pudeur.

8 mars 2008

"Combat pour la vie" – James Nachtwey au Laboratoire

Classé dans : culture, monde, photographie — lucmandret @ 01:30
James Nachtwey, David Edwards et Anne Goldfeld. Trois noms à connaître de toute urgence.

James Nachtwey, l’un des plus grands photographes de guerre, photographe le plus primé au cours des 20 dernières années, co-fondateur de l’agence photographique Agence VII. Sa première couverture lors de la guerre civile en Irlande du Nord au début des années 80, suivent des reportages partout à travers le monde : Salvador, Nicaragua, Guatemala, Liban, Gaza, Israël, Indonésie, Thaïlande, Inde, Sri Lanka, Afghanistan, Philippines, Somalie, Soudan, Rwanda, Bosnie, Tchétchénie, Kosovo, etc. Les clichés de James Nachtwey nous empêchent de sombrer dans l’ignorance et permettent de lutter contre l’oublie de ces guerres et de ses victimes.

David Edwards est professeur à l’Université d’Harvard, mais aussi co-fondateur de l’ONG Medicine in Need (MEND) dont le but est de développer de nouveaux médicaments et vaccins pour lutter contre les maladies liées à la pauvreté. Il est également le fondateur. Il est également le fondateur du Laboratoire, lieu parisien de promotion de l’ArtScience.

Anne Goldfeld est physicienne, professeur de médecine spécialisée dans les maladies infectieuses et co-fondatrice d’une clinique au Cambodge.

Trois personnalités pour une même exposition. Courez, foncez voir “Combat pour la vie“, exposition de clichés de James Nachtwey. Des photographies très fortes et poignantes. Des malades du SIDA et de tuberculose, souvent en phase terminale, tous aujourd’hui morts. James Nachtwey saisit la souffrance et la maladie. Clichés criant de vérité, on plonge dans l’univers de cette clinique cambodgienne. Difficilement soutenable, mais profondément nécessaire.

Une exposition parfaitement réussie. Un message : des malades meurent quand les médicaments existent et pourraient les soulager, sans que les laboratoires pharmaceutiques ne réagissent. Une œuvre : un regard plus que talentueux du photographe, le cadre est magnifique, le noir et blanc profonds, les instants saisis toujours justes, les lumières sublimes. Les photographies par ailleurs magnifiquement bien “mises en valeur” par un éclairage parfait.

Combat pour la vie” est un passage nécessaire. Forcément, on en ressort bouleversé et humble. Le Laboratoire, c’est 4 rue du Bouloi dans le 1er arrondissement à Paris. Ouvert du vendredi au lundi de 12h à 19h. Vous avez jusqu’au 17 Mars.

Anne Goldfeld raconte les histoires des malades photographies. Témoignage poignant sur les victimes des épidémies du SIDA. Elle conclue par cette maxime de Nachman de Bratslav :Le monde entier est un pont très étroit, l’essentiel est de n’avoir aucune crainte“.

A visiter. le site de James Nachtweyle site du Laboratoirele site de Medecine in Need.

5 mars 2008

Pascal Rogard et le funambulisme

Classé dans : blogs, culture, medias — lucmandret @ 03:30
L’occasion fait le larron. Je lis le blog de Pascal Rogard à chaque publication de ses notes. Pascal Rogard occupe le poste de directeur général de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD). Son poste lui donne le pouvoir d’un des plus puissants et influents lobbyistes du milieu culturel français. Et particulièrement dans l’audiovisuel. Sur tous les fronts, du rapport Olivennes sur le téléchargement à la suppression de la publicité sur les chaînes publiques de télévision.

Un bon blog, pourtant bien méconnu, à lire pour ceux passionnés des médias. Des notes très bien écrites. Une diplomatie à toute épreuve. Un humour très brittish. Et surtout un regard intéressant et pertinent. J’en profite donc pour vous faire partager la lecture de sa dernière note :

Funambulisme

Le métier de patron de chaîne de télévision est de plus en plus compliqué surtout pour les canaux historiques concurrencés par les jeunes pousses de la TNT et les imaginatifs de l’Internet.

Le patron de chaîne face à une audience qui décroit doit expliquer aux analystes financiers que sa chute est plus faible que celle de son voisin, que face à un émettiement des audiences il va augmenter sa part du marché publicitaire et que l’Internet est un nouvel eldorado dont il sera le conquistador.

Mais face aux journalistes qui relaieront le message auprès des politiques, il est préférable d’éviter le smoking et de revêtir humblement la robe de bure pour expliquer benoitement qu’une dépression du marché publicitaire s’annonce , que la suppression de cette ressource sur le service public ne rapportera que de minables picaillons et qu’il est temps de nettoyer au Karcher toutes ces obligations en faveur de la création française qui empêchent nos groupes audiovisuels de devenir des leaders mondiaux.

Bref pour diriger une chaîne de télévision,rien ne vaut d’avoir fréquenté une école de funambulisme.

1 mars 2008

Le piège de Dante, d’Arnaud Delalande

Classé dans : culture, littérature — lucmandret @ 08:00
Après La Fille sans visage de Patricia MacDonald, Le piège de Dante d’Arnaud Delalande est le second ouvrage pour lequel je deviens critique littéraire en tant que membre du jury du Prix du Livre de Poche, dans la catégorie Polar.
En un mot : catastrophe. Rares les livres pour lesquels je saute des paragraphes, et encore plus des pages. Avec Le piège de Dante, je m’y suis contraint, voulant achever sa lecture sans (trop) désespérer.

Arnaud Delalande nous emmène dans le Venise du 18ème siècle. On y retrouve son héros, Pietro Viravolta, sorte de Casanova cheap, surnommé l’Orchidée Noire. Libéré de prison par le Doge, le chef de l’Etat de Venise, Viravolta se retrouve à combattre des ennemis désirant faire le siège de Venise et tuer ce même Doge. On plonge dans les coulisses du pouvoir de cette ville. On y parle de Dante, inspirant les meurtres perpétués dans le but de perturber la sérénité de Venise.

Deux gros problèmes nuisant gravement à l’intérêt de la lecture de ce livre. Tout d’abord le personnage principal. Présenté comme un compagnon de Casanova, comme un séducteur libertin, un aventurier prêt à tout pour sa liberté, à un homme de goût et charismatique, à un flambeur joueur et grandiose ; il s’avère que la description ne correspond pas du tout au fait. Au cours de la lecture, Viravolta renvoie plutôt l’image d’un adolescent pré-pubère romantique trop fleur bleue. Rien que du politiquement correct dans son comportement, et au final un héros sans panache aucun.

Deuxième défaut, la volonté de l’auteur de nous plonger dans l’histoire. Malheureusement, Arnaud Delalande s’y prend très mal. On se retrouve avec des (très longues) pages de descriptions historiques. Sans que l’histoire n’avance. Autant dire, un ennui profond. Je ne lis pas un polar pour recevoir des cours d’histoire. L’abus de détails n’apporte strictement rien. N’est pas Balzac qui veut.

Encore une fois, les rebondissements et la trame n’apportent aucune originalité. Dans le livre, il y a plein de méchants : le méchant, le grand méchant, le super méchant, l’hyper-méga méchant. Et pas de bol, l’on démasque l’identité de l’hyper-méga méchant très rapidement, dès que l’auteur nous signale le lien entre les meurtres commis et La Divine Comédie, l’ouvrage de Dante. Et puis rien, sinon un duel final pathétique de déjà-vus.

Pour l’anecdote, avant d’écrire cette critique, je me suis aperçu que je n’avais pas achevé la lecture de ce polar. Qu’il me restait encore 5 pages. Et pourtant, j’étais persuadé de l’avoir achevé. C’est dire l’intérêt porté au suspense.

Finalement, Arnaud Delalande nous offre ici un livre à la croisée entre le Da Vinci Code de Dan Brown et les livres de Max Gallo. Avec encore moins (c’est dire) de style dans l’écriture. A propos de style, Arnaud Delalande adore les italiques. Italiques pour transmettre la pensée du personnage principal. Italiques pour accentuer le suspense. Mais ces italiques n’apportent rien, sinon sourires et soupirs de dépit.

Extrait, la découverte du premier cadavre dans un théâtre :

Ce fut à cet instant seulement que Pietro perçut l’odeur. Cette odeur immonde, de sang et putréfaction, qui monta soudain à ses narines, le submergeant à mesure qu’il cherchait à en détecter la provenance. Il se tourna vers les rideaux en cramoisis.
- Préparez-vous à ce que vous allez voir, Messer, continua Brozzi. Nous avons tous deux du travail. Il était temps que vous arriviez.

Il fit signe à Vendramin, qui lui-même adressa un sifflet en direction des coulisses. Pietro vit une ombre qui tirait à présent les pans des immenses rideaux.

Oh, Seigneur.
Le spectacle venait de se dévoiler à lui dans toute son horreur.

Le piège de Dante, d’Arnaud Delalande

Classé dans : culture, littérature — lucmandret @ 08:00
Après La Fille sans visage de Patricia MacDonald, Le piège de Dante d’Arnaud Delalande est le second ouvrage pour lequel je deviens critique littéraire en tant que membre du jury du Prix du Livre de Poche, dans la catégorie Polar.
En un mot : catastrophe. Rares les livres pour lesquels je saute des paragraphes, et encore plus des pages. Avec Le piège de Dante, je m’y suis contraint, voulant achever sa lecture sans (trop) désespérer.

Arnaud Delalande nous emmène dans le Venise du 18ème siècle. On y retrouve son héros, Pietro Viravolta, sorte de Casanova cheap, surnommé l’Orchidée Noire. Libéré de prison par le Doge, le chef de l’Etat de Venise, Viravolta se retrouve à combattre des ennemis désirant faire le siège de Venise et tuer ce même Doge. On plonge dans les coulisses du pouvoir de cette ville. On y parle de Dante, inspirant les meurtres perpétués dans le but de perturber la sérénité de Venise.

Deux gros problèmes nuisant gravement à l’intérêt de la lecture de ce livre. Tout d’abord le personnage principal. Présenté comme un compagnon de Casanova, comme un séducteur libertin, un aventurier prêt à tout pour sa liberté, à un homme de goût et charismatique, à un flambeur joueur et grandiose ; il s’avère que la description ne correspond pas du tout au fait. Au cours de la lecture, Viravolta renvoie plutôt l’image d’un adolescent pré-pubère romantique trop fleur bleue. Rien que du politiquement correct dans son comportement, et au final un héros sans panache aucun.

Deuxième défaut, la volonté de l’auteur de nous plonger dans l’histoire. Malheureusement, Arnaud Delalande s’y prend très mal. On se retrouve avec des (très longues) pages de descriptions historiques. Sans que l’histoire n’avance. Autant dire, un ennui profond. Je ne lis pas un polar pour recevoir des cours d’histoire. L’abus de détails n’apporte strictement rien. N’est pas Balzac qui veut.

Encore une fois, les rebondissements et la trame n’apportent aucune originalité. Dans le livre, il y a plein de méchants : le méchant, le grand méchant, le super méchant, l’hyper-méga méchant. Et pas de bol, l’on démasque l’identité de l’hyper-méga méchant très rapidement, dès que l’auteur nous signale le lien entre les meurtres commis et La Divine Comédie, l’ouvrage de Dante. Et puis rien, sinon un duel final pathétique de déjà-vus.

Pour l’anecdote, avant d’écrire cette critique, je me suis aperçu que je n’avais pas achevé la lecture de ce polar. Qu’il me restait encore 5 pages. Et pourtant, j’étais persuadé de l’avoir achevé. C’est dire l’intérêt porté au suspense.

Finalement, Arnaud Delalande nous offre ici un livre à la croisée entre le Da Vinci Code de Dan Brown et les livres de Max Gallo. Avec encore moins (c’est dire) de style dans l’écriture. A propos de style, Arnaud Delalande adore les italiques. Italiques pour transmettre la pensée du personnage principal. Italiques pour accentuer le suspense. Mais ces italiques n’apportent rien, sinon sourires et soupirs de dépit.

Extrait, la découverte du premier cadavre dans un théâtre :

Ce fut à cet instant seulement que Pietro perçut l’odeur. Cette odeur immonde, de sang et putréfaction, qui monta soudain à ses narines, le submergeant à mesure qu’il cherchait à en détecter la provenance. Il se tourna vers les rideaux en cramoisis.
- Préparez-vous à ce que vous allez voir, Messer, continua Brozzi. Nous avons tous deux du travail. Il était temps que vous arriviez.

Il fit signe à Vendramin, qui lui-même adressa un sifflet en direction des coulisses. Pietro vit une ombre qui tirait à présent les pans des immenses rideaux.

Oh, Seigneur.
Le spectacle venait de se dévoiler à lui dans toute son horreur.

29 février 2008

Pour un Culturethon géant !

Classé dans : MoDem, culture, politique — lucmandret @ 07:00
Retour de manifestation. Pour en savoir plus allez sur le blog du 29 Février. Manifestation contre les baisses annoncées touchant au financement de la création et de la diffusion dans les milieux culturels. Une manifestation très pépère et un peu triste. Heureusement j’y ai retrouvé de dignes comparses du MoDem : Virginie, Quitterie, Benjamin et Guillaume. Résumé en quelques photos.

28 janvier 2008

Allumez le chat de Christine Albanel !

Classé dans : UMP, culture, medias, politique — lucmandret @ 01:00
Christine Albanel, ministre de la Culture (et de la Communication, on l’a tous oublié), “invite les internautes à discuter en direct le mercredi 30 janvier de 16 h 45 à 17 h 45“.

Les raisons de ce chat ? “Pour que la télévision publique demeure la télévision de tous, la ministre de la Culture et de la Communication a souhaité consulter les Français en lançant un grand débat public sur internet et dans plusieurs villes de France.

Pour chatter avec Christine, c’est par ici.

Je vous invite toutes et tous à allumer le chat de Christine Albanel, pour défendre un service public audiovisuel de qualité. Pour que France Télévisions ne voit pas France 3 être privatisé. Pour que la suppression de la publicité ne soit pas un prétexte au démentèlement du service public. Pour que les budgets de France Télévisions et de Radio France ne soient pas les perdants de cette annonce de Nicolas Sarkozy. Pour que le consommateur ne soit pas la victime de cette taxeuse ridicule de Christine Albanel.

Voici la question que j’ai posée à Christine Albanel :

Madame la Ministre,
- Où trouverez-vous le milliard nécessaire au financement des télévision et radio publiques?
- Resterez-vous ministre si vous êtes élue dans le 4ème arrondissement ? Que pensez-vous du non-cumul des mandats?
LM

26 octobre 2007

Le blog de Claire Chazal : culture et néant

Classé dans : blogs, culture, medias — lucmandret @ 07:30
Je vais m’attaquer à un monument. Claire Chazal, première victime des érotomanes français, et accessoirement présentatrice du JT de 20h de TF1 tient un blog. Dans sa présentation, Claire Chazal adopte le ton blog : elle va nous parler de ses “coups de cœur culture, sorties mais aussi ses billets d’humeur sur la vie politique de notre pays“.

Et attention, la culture peut se réjouir : au menu des interviews des grands artistes français : Sébastien Chabal, Amanda Sthers (Madame Patrick Bruel), Gérard Darmon, Arthur, Dani Boon. Que des artistes inconnus pour lesquels il est nécessaire de donner un coup de pouce. Ne soyons pas totalement mauvais : on trouve également une critique du dernier roman d’Amélie Nothomb, des photos du festival de Grignan, et c’est à peu près tout.

Le je-nous de Claire ressemble en réalité plus à du sous-TF1 qu’à un blog : des interviews mal filmées, une lumière atroce, un son médiocre, et finalement pas très “in the mood of blog”. D’ailleurs, très peu de commentaires.

Finalement, je ne vous en aurais surement pas parlé si je n’avais lu la dernière note du blog de Claire Chazal : une interview de Sarah Forestier. Je n’ai rien contre cette actrice, sinon que je la trouve incroyablement mauvaise comédienne et agaçante. Sarah Forestier nous parle au micro de Claire Chazal de son coup de coeur : un groupe de rock ou de pop, elle ne sait pas. On comprend juste que le groupe s’appelle TheDo et qu’elle adoooore TheDo, et qu’ils sont sur myspace.

Voila, c’était la chronique culturelle du blog de Claire Chazal. Quand commence-t-on à s’inquièter ?


Forestier-chazal
Video
Envoyé par redactiontf1 sur wat.tv

24 octobre 2007

Jean Sarkozy et Sophie Tapie

Classé dans : culture, politique, sarkozy — lucmandret @ 08:00
C’est 20minutes qui le relate : Jean Sarkozy et Sophie Tapie devraient se retrouver dans “cette pièce de Claude Magnier écrite en 1958 et qui compte parmi les plus grands succès du théâtre de boulevard. “Oscar” a été porté à l’écran par Edouard Molinaro en 1967“.

Je ne doute pas des talents du fils de Nicolas Sarkozy et de Marie-Dominique Culioli (quoique son charisme semble limité au regard des photos). Je ne doute pas de ceux de la fille de Bernard Tapie : la preuve, elle joue dans Commissaire Valence avec son cher père. Simple coïncidence bien entendu.

Je ne sais pas qui est le metteur en scène (Roger Hanin ?), mais j’avoue être assez dégoûté par ce genre de nouvelles. Le règne des “fils de” va s’accéler. Le népotisme s’étend aux milieux culturels.

Les Sarkozy vont nous envahir partout. Bientôt, allez savoir, peut-être Petit Louis sortira-t-il un single d’une reprise (bien que je doute que “Ne me quitte pas” fasse partie de la discothèque de “Bon courage mon papa“).

Quand je vois combien d’acteurs doués que je peux connaître peuvent galérer pour monter sur les planches. Heureusement, l’histoire saura reconnaître les talentueux, les vrais artistes.

2 octobre 2007

Festival de films qu’on ne peut plus faire

Classé dans : cinéma, culture, paris18 — lucmandret @ 11:30
Vous trouverez ci-dessous le programme du “Festival de films qu’on ne peut plus faire”, proposé par l’ARP (association des Auteurs Réalisateurs Producteurs).
Ce festival se déroule du vendredi 5 Octobre au dimanche 7 Octobre 2007 au Cinéma des Cinéastes (7 avenue de Clichy – 75017 Paris).

Je vous encourage toutes et tous à venir assister à une ou plusieurs projections : vous y verrez des films que vous n’avez quasiment aucune chance de voir sur les chaînes de télévisions hertziennes, films de grande qualité. Toutes les séances sont suivis d’un débat autour du film projetté.

HIROSHIMA MON AMOUR (1959) d’Alain Resnais
vendredi 5 octobre – 19h45

Débats : L’enjeu du réalisateur.
Intervenants : Michel Ciment (Positif), Renaud Davy (Wild Bunch), Jean-Marc Ghanassia (Agent artistique), Cyril Neyrat (Cahiers du cinéma) Modératrice : Jeanne Labrune (Réalisatrice)

DELICATESSEN (1991) de Jean-Pierre Jeunet & Marc Caro
samedi 6 octobre – 13h30

Débats : Le premier film.
Intervenants : Jean-Pierre Jeunet (Réalisateur), Claudie Ossard (Productrice), Myriam Hacène (CinéCinéma), Pierre Forette (producteur, fondateur d’Uniétoile) Modérateur : Jean-Paul Salomé (Réalisateur, Président de l’ARP)

THÉRÈSE (1986) d’Alain Cavalier
samedi 6 octobre – 17h00

Débats : La distribution et l’exploitation.
Intervenants : Maurice Bernart (Producteur), Aurélien Ferenczi (Télérama), Richard Patry (Exploitant), Régine Vial (Distributrice) Modérateur : Pascal Mérigeau (Nouvel Observateur)

SALO OU LES 120 JOURNÉES DE SODOME (1975) de Pier P. Pasolini
samedi 6 octobre – 20h30

Débats : La censure.
Intervenants : Jean Labadie (Distributeur), Michel Reilhac (Arte France) Modérateur : Pierre-Henri Deleau (Délégué général du FIPA),

LA GRANDE BOUFFE (1973) de Marco Ferreri
dimanche 7 octobre – 11h00

Débats : L’écriture politique.
Intervenants : Michel Piccoli (Acteur), Manuel Alduy (Canal+), Martine Marignac (Productrice), Vincent Malle (Producteur) Modérateur : Jean Douchet (Réalisateur, critique, enseignant),

HAPPINESS (1998) de Todd Solondz
dimanche 7 octobre – 15h10

Débats : L‘autocensure, le politiquement incorrect et son financement.
Intervenants : Emmanuelle Bercot (Réalisatrice), Isabelle Dubar (Distributrice), Sylvie Hubac (Présidente de la commission de classification), Miléna Poylo (Productrice) Modérateur : Michel Ferry (Réalisateur)

TESS (1979) de Roman Polanski
dimanche 7 octobre – 19h10

Débats : La prise de risque du producteur.
Intervenants : Jean Bréhat (Producteur), Dominique Crèvecoeur (Réalisatrice, membre de la commission d’agrément), Bertrand de Labbey (agent artistique, PDG d’Artmédia), Denis Freyd (Producteur)
Modérateur : Pascal Rogard (Directeur général de la SACD)

Festival de films qu’on ne peut plus faire

Classé dans : cinéma, culture, paris18 — lucmandret @ 11:30
Vous trouverez ci-dessous le programme du “Festival de films qu’on ne peut plus faire”, proposé par l’ARP (association des Auteurs Réalisateurs Producteurs).
Ce festival se déroule du vendredi 5 Octobre au dimanche 7 Octobre 2007 au Cinéma des Cinéastes (7 avenue de Clichy – 75017 Paris).

Je vous encourage toutes et tous à venir assister à une ou plusieurs projections : vous y verrez des films que vous n’avez quasiment aucune chance de voir sur les chaînes de télévisions hertziennes, films de grande qualité. Toutes les séances sont suivis d’un débat autour du film projetté.

HIROSHIMA MON AMOUR (1959) d’Alain Resnais
vendredi 5 octobre – 19h45

Débats : L’enjeu du réalisateur.
Intervenants : Michel Ciment (Positif), Renaud Davy (Wild Bunch), Jean-Marc Ghanassia (Agent artistique), Cyril Neyrat (Cahiers du cinéma) Modératrice : Jeanne Labrune (Réalisatrice)

DELICATESSEN (1991) de Jean-Pierre Jeunet & Marc Caro
samedi 6 octobre – 13h30

Débats : Le premier film.
Intervenants : Jean-Pierre Jeunet (Réalisateur), Claudie Ossard (Productrice), Myriam Hacène (CinéCinéma), Pierre Forette (producteur, fondateur d’Uniétoile) Modérateur : Jean-Paul Salomé (Réalisateur, Président de l’ARP)

THÉRÈSE (1986) d’Alain Cavalier
samedi 6 octobre – 17h00

Débats : La distribution et l’exploitation.
Intervenants : Maurice Bernart (Producteur), Aurélien Ferenczi (Télérama), Richard Patry (Exploitant), Régine Vial (Distributrice) Modérateur : Pascal Mérigeau (Nouvel Observateur)

SALO OU LES 120 JOURNÉES DE SODOME (1975) de Pier P. Pasolini
samedi 6 octobre – 20h30

Débats : La censure.
Intervenants : Jean Labadie (Distributeur), Michel Reilhac (Arte France) Modérateur : Pierre-Henri Deleau (Délégué général du FIPA),

LA GRANDE BOUFFE (1973) de Marco Ferreri
dimanche 7 octobre – 11h00

Débats : L’écriture politique.
Intervenants : Michel Piccoli (Acteur), Manuel Alduy (Canal+), Martine Marignac (Productrice), Vincent Malle (Producteur) Modérateur : Jean Douchet (Réalisateur, critique, enseignant),

HAPPINESS (1998) de Todd Solondz
dimanche 7 octobre – 15h10

Débats : L‘autocensure, le politiquement incorrect et son financement.
Intervenants : Emmanuelle Bercot (Réalisatrice), Isabelle Dubar (Distributrice), Sylvie Hubac (Présidente de la commission de classification), Miléna Poylo (Productrice) Modérateur : Michel Ferry (Réalisateur)

TESS (1979) de Roman Polanski
dimanche 7 octobre – 19h10

Débats : La prise de risque du producteur.
Intervenants : Jean Bréhat (Producteur), Dominique Crèvecoeur (Réalisatrice, membre de la commission d’agrément), Bertrand de Labbey (agent artistique, PDG d’Artmédia), Denis Freyd (Producteur)
Modérateur : Pascal Rogard (Directeur général de la SACD)

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