Voila la façon dont il qualifie le MoDem : “c’est une pincée d’ex-Verts en mal de postes, une cuillerée des derniers survivants du giscardisme et une louche d’anciens tibéristes. Ce mélange constitue une soupe peu ragoûtante qui n’a rien à faire à la table de la gauche“. Pas très gentil Ian Brossat. Mais a-t-il réfléchi à ceux qui constituent les communistes ? Allez, un peu de courage Monsieur Brossat …
Ìl continue en parlant de Didier Bariani, tête de liste pour le MoDem dans le 20ème arrondissement : “Nul ne peut imaginer que les listes de gauche hébergent les vieilles gloires du tibérisme finissant, telles que Didier Bariani, ancien maire chiraquien du XXe arrondissement“.
Et si c’était là justement la force du MoDem ? D’avoir des personnes venues de tous horizons ? Comment Monsieur Brossat peut-il critiquer les candidats “en mal de postes” ? Si son ton est justement si hargneux et haineux, n’est-ce pas justement que le PCF a peur de se retrouver avec encore et toujours moins d’élus ? Ian Brossat va devoir s’y habituer : le Parti Communiste Français est mort. Et ce n’est que le Parti Socialiste qui le maintient en perfusion, uniquement grâce à des élus que le PS s’autorise pour des raisons (désormais bien obscures) à lui accorder.
Alors, je vous comprends, cher Ian Brossat : le MoDem vous effraie, car le MoDem sera probablement l’un des prochains alliés du PS, par exemple à Paris. Le MoDem et le PS et d’autres encore pourront se retrouver sur des projets. Et ce n’est pas la doctrine du MoDem qui vous effraie, nous sommes en train de la construire.
D’ailleurs, parmi certains candidats investis par le MoDem se trouvent d’anciens élus de la majorité sortante ? Et du jour au lendemain, vous ne voudriez plus travailler avec eux ? Si ce n’est pas du sectarisme, expliquez-moi …
Ce qui vous effraie, chers amis communistes, c’est de ne plus exister. Oubliés dans les méandres de l’histoire entre une LCR renouvellée sur votre gauche, et un axe PS-MoDem sur votre droite. Et vous au milieu, les communistes cocus des élections.
