Au Parti Socialiste, les militants s’aiment. Comme à l’église, les socialistes aiment communier dans la sérénité pour aider le monde à aller mieux. Il arrive parfois, mais alors très rarement, qu’un socialiste médise sur un autre socialiste. Alors il s’en veut tellement qu’il ne peut supporter ce lourd fardeau, et comme la culpabilité est trop pesante, il ne tarde guère à présenter ses excuses, lesquelles sont bien rapidement acceptées. Point de rancune ni de conflits enfouis au Parti Socialiste, l’union et la paix des esprits prévalent.
Au Parti Socialiste, point de place pour les conflits. Certes quelques divergences de fond peuvent apparaître, mais rapidement ils se retrouvent tous autour d’une table pour apaiser les points de désaccord, pour que tous ensemble ils s’accordent sur une ligne claire et intelligible à adopter. Et bien évidemment, quelques contradicteurs sont déçus de ne pas avoir pu imposer leur conception, mais ils se soumettent à la majorité et l’unité du Parti Socialiste est préservée en parlant tous d’une même voix audible et cohérente.
Au Parti Socialiste, les égos n’existent pas. Tous les camarades ont la même importance. Que l’on soit simple militant ou cadre important de la rue de Solférino, les socialistes intègrent que les bonnes idées viennent de partout. D’ailleurs, si il existe encore certaines chapelles, ce n’est que pour prouver que perdure un débat d’idées au sein du Parti Socialiste. Peu importe les personnes qui portent ces idées, leurs lieutenants ne réfléchissent ô combien jamais à leur plan de carrière, mais seulement à l’utilité qu’ils peuvent apporter dans une réflexion commune.
Au Parti Socialiste, on travaille pour le beau et le bien. Il faut apporter un avenir radieux à la France et aux Français. Les socialistes sont au service de leurs concitoyens, ils se meurent à la tâche pour chaque jour rendre le quotidien du plus grand nombre plus merveilleux. Preuve en sont les années durant lesquelles le Parti Socialiste dirigeait le gouvernement, les plus belles années que la France n’a jamais connu. Bien sûr encore mieux eut été possible, mais il ne faut point blâmer le Parti Socialiste, la faute se trouve dans la conjoncture internationale. Quand le Parti Socialiste est au pouvoir, la France est belle, les Français sont beaux, l’économie est resplendissante, la pauvreté est éradiquée.
Au Parti Socialiste, il faut combattre la droite pas belle et méchante. Etre dans l’opposition se révèle une dure tâche, mais les socialistes ne perdent jamais espoir. Les parlementaires socialistes combattent toutes les mesures pas belles et méchantes de la droite, au quotidien, avec toute leur énergie. Les militants socialistes réfléchissent chaque seconde à construire une véritable alternative à la droite pas belle et méchante. Ils ne critiquent jamais stérilement à l’aide d’arguments fallacieux, ils argument et creusent chaque sujet, ils analysent et chiffrent chacune de leur proposition. D’ailleurs, les socialistes ne resteront pas longtemps dans l’opposition, le Parti Socialiste est si beau et si gentil.
Ce billet publi-rédactionnel a été écrit en échange d’une rémunération conséquente versée par le beau et gentil Parti Socialiste. Un beau et gentil militant socialiste a bien évidemment relu, annoté et corrigé cet article.





