Le blog politique de Luc Mandret

7 août 2008

Pause littérature

Classé dans : blogs, littérature — lucmandret @ 04:00
JeandelaXR m’a tagué dans une chaîne (de plus) de blogs. Le concept tient en 5 points. Mais comme je n’aime pas les règles je ne recopie pas le règlement. Sinon de signaler que le principe consiste en la publication des 5 lignes suivant la 5ème ligne de la page 123 d’un livre.

Voici donc cet extrait, tiré de l’ouvrage de Machiavel, j’ai nommé Le Prince :

et lui néanmoins, avec sa fureur et impétuosité, se mit
personnellement en mouvement pour cette expédition.
Ce mouvement fit rester en attente, sans bouger,
l’Espagne et les Vénitiens, ceux-ci par peur, celle-là
par le désir qu’elle avait de récupérer tout le royaume

Je refile la bête à Damdam, à Celui, à MIP, à Nick Carraway, à Laurent François et à Mrs Clooney.

31 juillet 2008

Ma nouvelle nouvelle

Classé dans : Narcisse, littérature — lucmandret @ 06:00
Je viens d’achever la rédaction d’une nouvelle, entre les démarches administratives qui en ce moment me prennent beaucoup (trop) de temps. A ce dernier sujet, si un lecteur ou une lectrice de ce blog est directeur d’une fac ou chef d’un département (ou qu’il ou elle en connaît un très bien), merci de me contacter par mail (mandret@gmail.com).

Ce soir ou demain plus probablement, vous pourrez lire ici cette nouvelle. Après, je m’attaquerai à mes deux autres projets d’écriture en construction : une autre nouvelle et le roman qui mûrit en moi depuis bien longtemps.

Pour les impatients et les curieux, vous pouvez lire ou relire mes deux premières nouvelles : Mon père et Le sang d’une nuit d’été.

20 juillet 2008

Bruno Roger-Petit est François Mitterrand

Classé dans : littérature, medias, politique — lucmandret @ 03:00
C’est au micro de Dominique Souchier dans l’émission “C’est arrivé cette semaine” sur Europe 1 que Bruno Roger-Petit a décidé de se dévoiler. Bruno Roger-Petit est en effet l’auteur du livre François Mitterrand 2008, il revient. Je trouve dommage que cet anonymat soit tombé.
Bruno Roger-Petit est journaliste, il présente Langues de sport sur Europe 1 Sport. Il a débuté sa carrière comme journaliste politique sur Antenne 2, et s’est fait connaître en présentant le journal télévisé de la nuit dans les années 90. Bruno Roger-Petit a également été membre du courant Rénover Maintenant créé par le député PS Arnaud Montebourg.

A lire ou relire :
- Comment j’ai dévoré un Président de la République …
- Un président mort dans ma boîte aux lettres
- Mitterrand 2008, il revient (chez Ramsay)

19 juin 2008

Orlando – Virginia Woolf

Classé dans : littérature — lucmandret @ 02:00
The beautiful, glittering name fell out of the sky like a steel–blue feather. She watched it fall, turning and twisting like a slow–falling arrow that cleaves the deep air beautifully. He was coming, as he always came, in moments of dead calm; when the wave rippled and the spotted leaves fell slowly over her foot in the autumn woods; when the leopard was still; the moon was on the waters, and nothing moved in between sky and sea. Then he came.

All was still now. It was near midnight. The moon rose slowly over the weald. Its light raised a phantom castle upon earth. There stood the great house with all its windows robed in silver. Of wall or substance there was none. All was phantom. All was still. All was lit as for the coming of a dead Queen. Gazing below her, Orlando saw dark plumes tossing in the courtyard, and torches flickering and shadows kneeling. A Queen once more stepped from her chariot.

Virginia Woolf – Orlando (1928)

18 juin 2008

Fais ce que voudra

Classé dans : littérature — lucmandret @ 12:00
Plus d’un an après, republication sur ce blog d’un texte que j’affectionne toujours autant.
(Illustration : Gargantua vu par Gustave Doré)

Toute leur vie était dirigée non par les lois, statuts ou règles, mais selon leur bon vouloir et libre-arbitre. Ils se levaient du lit quand bon leur semblait, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur venait. Nul ne les éveillait, nul ne les forçait ni à boire, ni à manger, ni à faire quoi que ce soit… Ainsi l’avait établi Gargantua. Toute leur règle tenait en cette clause :

FAIS CE QUE VOUDRAS,

car des gens libres, bien nés, biens instruits, vivant en honnête compagnie, ont par nature un instinct et un aiguillon qui pousse toujours vers la vertu et retire du vice; c’est ce qu’ils nommaient l’honneur. Ceux-ci, quand ils sont écrasés et asservis par une vile sujétion et contrainte, se détournent de la noble passion par laquelle ils tendaient librement à la vertu, afin de démettre et enfreindre ce joug de servitude; car nous entreprenons toujours les choses défendues et convoitons ce qui nous est dénié.

Par cette liberté, ils entrèrent en une louable émulation à faire tout ce qu’ils voyaient plaire à un seul. Si l’un ou l’une disait : ” Buvons “, tous buvaient. S’il disait: “Jouons “, tous jouaient. S’il disait: ” Allons nous ébattre dans les champs “, tous y allaient. Si c’était pour chasser, les dames, montées sur de belles haquenées, avec leur palefroi richement harnaché, sur le poing mignonne- ment engantelé portaient chacune ou un épervier, ou un laneret, ou un émerillon; les hommes portaient les autres oiseaux.

Ils étaient tant noblement instruits qu’il n’y avait parmi eux personne qui ne sût lire, écrire, chanter, jouer d’instruments harmonieux, parler cinq à six langues et en celles-ci composer, tant en vers qu’en prose. Jamais ne furent vus chevaliers si preux, si galants, si habiles à pied et à cheval, plus verts, mieux remuant, maniant mieux toutes les armes. Jamais ne furent vues dames si élégantes, si mignonnes, moins fâcheuses, plus doctes à la main, à l’aiguille, à tous les actes féminins honnêtes et libres, qu’étaient celles-là. Pour cette raison, quand le temps était venu pour l’un des habitants de cette abbaye d’en sortir, soit à la demande de ses parents, ou pour une autre cause, il emmenait une des dames, celle qui l’aurait pris pour son dévot, et ils étaient mariés ensemble; et ils avaient si bien vécu à Thélème en dévotion et amitié, qu’ils continuaient d’autant mieux dans le mariage; aussi s’aimaient-ils à la fin de leurs jours comme au premier de leurs noces.

Gargantua, livre LVII (1534) – François Rabelais.

16 juin 2008

Comment j’ai dévoré un Président de la République …

Classé dans : littérature, medias, politique — lucmandret @ 04:00
Je vous avais annoncé le retour de François Mitterrand 2008, le blogueur, au travers d’un livre chez Ramsay. J’avais reçu dans ma boîte aux lettres cet ouvrage, François Mitterrand 2008, il revient. Je prends (enfin !) le temps d’écrire ce que j’ai pensé de la lecture de ce livre.

Contrairement à ce que pense Jean-Michel Aphatie (qui n’a certainement pas lu le livre), la place de ces chroniques d’outre-tombe se trouve dans une bibliothèque et non dans une poubelle.

Commençons par les critiques négatives. Deux principaux reproches. Le premier plus qu’un reproche, un conseil. S’arrêter là. L’exercice (faire parler François Mitterrand durant la campagne des présidentielles) était une idée de génie. Le livre, son juste prolongement, propose un véritable regard sur la première année de Présidence du lointain successeur (ainsi est nommé Nicolas Sarkozy). Mais comme l’auteur l’écrit lui-même, on finit par se lasser. Nicolas Sarkozy lasse. Ecrire sur lui lasse. Et peut-être ne s’amuse-t-on et ne se révolte-t-on plus assez à force de l’observer.

Second reproche. Mais là encore le reproche à peu à voir avec l’auteur du livre et l’ouvrage en lui-même. Je ne suis pas du tout Mitterrandolâtre (contrairement à l’auteur qui le revendique presque lui-même). Même, je porte François Mitterrand assez bas dans mon estime (mais là n’est pas l’objectif de cette note). Forcément alors, un Mitterrand moderne écrivant et se satisfaisant du passé politique d’un Mitterrand mort m’agace. Mes ricanements sont nombreux quant aux justifications sur les choix et mesures mitterrandiennes. Et l’envie de dire : “tu te fous de nous, Tonton !“.

J’ai du lire un seul ouvrage de François Mitterrand dans ma vie, L’Abeille et L’Architecte. Et le souvenir que j’en garde se limite à une écriture très médiocre. Un style ampoulé et risible. Une qualité littéraire très incertaine. Autant le style Mitterrand à l’oral fonctionne à merveille, autant le style Mitterrand à l’écrit frise le grotesque. Mais le grand talent de l’auteur de François Mitterrand 2008, il revient tient principalement au fait qu’il a trouvé le génie (je pèse mes mots) de réussir à écrire dans le style oral Mitterrand. Autrement dit, si François Mitterrand avait rencontré de son vivant François Mitterrand 2008, nous n’aurions pu que lui conseiller de l’engager comme nègre.

Principale qualité de ce livre donc : l’écriture. Un français parfaitement maitrisé, une langue avec laquelle l’auteur joue et s’amuse, émeut et séduit. J’espère vraiment que l’auteur de François Mitterrand 2008, il revient reprendra le clavier de son Mac pour continuer à écrire. Je pense qu’un homme ou une femme politique de goût serait bien avisé de demander à l’auteur d’écrire ses discours.

Le fond du livre est un réel régal. Certes pas de théories politiques ou de critiques noblement constructives. Mais la politique vécue par le trou des serrures des palais de la République nous en apprend parfois autant, voire plus. Des anecdotes à la pelle, que ce soit sur le vécu de François Mitterrand ou sur les coulisses du pouvoir actuel. Une délectation pour celles et ceux pensant que la psychologie des politiques compte dans leur carrière politique. On parle de tout et de tous dans ce livre : de Rachida Dati à François Hollande, en passant par ceux qui occupent les médias. Une bonne rétrospective de cette année écoulée, sous la plume acide d’un Mitterrand plus en forme que jamais.

Plutôt que d’encore longs écrits, voici quelques extraits parmi mes préférés.

Sur le Parti Socialiste après l’échec de Ségolène Royal aux présidentielles : “Tels que je connais les socialistes, pourtant, les véritables leçons de ce scrutin ne seront pas tirées. On invoquera l’unité du Parti à préserver, la nécessité d’une réflexion à mener dans la sérénité, la rude exigence du devoir d’opposition qu’il faut assumer, bref, on procrastinera“.

Sur Arnaud Montebourg lors la Fête de Frangy-en-Bresse : “Cette année, Manuel Valls était l’un des invités d’honneur. Montebourg-Valls, voilà un attelage qui devrait durer encore quinze jours, durée de vie moyenne des alliances conclues par Montebourg“.

Sur François Bayrou et le Modem : “Pour aller loin en politique, il faut être doté d’une qualité qui, en cedomaine de l’action humaine, s’avère supérieure à toutes les autres : la persévérance. sans persévérance, on ne va nulle part. Le talent, le génie, l’intelligence, la culture, tout cela est bien joli mais ne sert à rien si l’on ne possède pas, chevillé au corps et à l’esprit, l’instinct de persévérance. Bayrou en est un bon exemple. En six mois, il a tout perdu. L’élection présidentielle, les élections législatives, son parti, ses élus, ses amis, ses fidélités… Il ne lui reste rien, hormis son parti croupion avec ce nom ridicule, le MoDem, Marielle de Sarnez, sa fidèle collaboratrice (autant dire un boulet qu’il s’est attaché au pied et qu’il va traîner longtemps, et sa persévérance. (…) Bayrou s’est autoproclamé candidat permanent à la Présidence de la République et il a bien raison, car c’est à force de persévérance qu’il finira par arriver à quelque chose. Ce trait de caractère lui permet d’espérer encore aujourd’hui, à la place qui est la sienne, là où tant d’autres de sa génération ont déjà été emportés par le vent de l’Histoire“.

Dernier extrait, mon préféré, à propos de Nicolas Sarkozy : “Celui que les Français ont choisi cette année devrait réexaminer avec l’intérêt l’élection présidentielle de 1920. Cette année-là, la bataille pour la Présidence de la République opposa Clemenceau (76 ans) à Deschanel (63 ans). Deschanel fut élu par les parlementaires et on s’aperçut un peu plus tard qu’il n’avait pas toute sa tête. Il démissionna après quelques épisodes où le ridicule le disputa au tragique, parvenant même à tomber d’un train vêtu d’un simple pyjama, exploit jamais réédité à ce jour. Clemenceau, lui, avait déjà, bien avant cette lamentable issue, tiré les leçons de sa défaite : “Ils avaient peur d’un gâteux ; ils ont un dingue.” En 2007, ils ont eu peur d’une femme.

François Mitterrand 2008, il revient…
Editions Ramsay. 257 pages. 17 euros.

Comment j’ai dévoré un Président de la République …

Classé dans : littérature, medias, politique — lucmandret @ 04:00
Je vous avais annoncé le retour de François Mitterrand 2008, le blogueur, au travers d’un livre chez Ramsay. J’avais reçu dans ma boîte aux lettres cet ouvrage, François Mitterrand 2008, il revient. Je prends (enfin !) le temps d’écrire ce que j’ai pensé de la lecture de ce livre.

Contrairement à ce que pense Jean-Michel Aphatie (qui n’a certainement pas lu le livre), la place de ces chroniques d’outre-tombe se trouve dans une bibliothèque et non dans une poubelle.

Commençons par les critiques négatives. Deux principaux reproches. Le premier plus qu’un reproche, un conseil. S’arrêter là. L’exercice (faire parler François Mitterrand durant la campagne des présidentielles) était une idée de génie. Le livre, son juste prolongement, propose un véritable regard sur la première année de Présidence du lointain successeur (ainsi est nommé Nicolas Sarkozy). Mais comme l’auteur l’écrit lui-même, on finit par se lasser. Nicolas Sarkozy lasse. Ecrire sur lui lasse. Et peut-être ne s’amuse-t-on et ne se révolte-t-on plus assez à force de l’observer.

Second reproche. Mais là encore le reproche à peu à voir avec l’auteur du livre et l’ouvrage en lui-même. Je ne suis pas du tout Mitterrandolâtre (contrairement à l’auteur qui le revendique presque lui-même). Même, je porte François Mitterrand assez bas dans mon estime (mais là n’est pas l’objectif de cette note). Forcément alors, un Mitterrand moderne écrivant et se satisfaisant du passé politique d’un Mitterrand mort m’agace. Mes ricanements sont nombreux quant aux justifications sur les choix et mesures mitterrandiennes. Et l’envie de dire : “tu te fous de nous, Tonton !“.

J’ai du lire un seul ouvrage de François Mitterrand dans ma vie, L’Abeille et L’Architecte. Et le souvenir que j’en garde se limite à une écriture très médiocre. Un style ampoulé et risible. Une qualité littéraire très incertaine. Autant le style Mitterrand à l’oral fonctionne à merveille, autant le style Mitterrand à l’écrit frise le grotesque. Mais le grand talent de l’auteur de François Mitterrand 2008, il revient tient principalement au fait qu’il a trouvé le génie (je pèse mes mots) de réussir à écrire dans le style oral Mitterrand. Autrement dit, si François Mitterrand avait rencontré de son vivant François Mitterrand 2008, nous n’aurions pu que lui conseiller de l’engager comme nègre.

Principale qualité de ce livre donc : l’écriture. Un français parfaitement maitrisé, une langue avec laquelle l’auteur joue et s’amuse, émeut et séduit. J’espère vraiment que l’auteur de François Mitterrand 2008, il revient reprendra le clavier de son Mac pour continuer à écrire. Je pense qu’un homme ou une femme politique de goût serait bien avisé de demander à l’auteur d’écrire ses discours.

Le fond du livre est un réel régal. Certes pas de théories politiques ou de critiques noblement constructives. Mais la politique vécue par le trou des serrures des palais de la République nous en apprend parfois autant, voire plus. Des anecdotes à la pelle, que ce soit sur le vécu de François Mitterrand ou sur les coulisses du pouvoir actuel. Une délectation pour celles et ceux pensant que la psychologie des politiques compte dans leur carrière politique. On parle de tout et de tous dans ce livre : de Rachida Dati à François Hollande, en passant par ceux qui occupent les médias. Une bonne rétrospective de cette année écoulée, sous la plume acide d’un Mitterrand plus en forme que jamais.

Plutôt que d’encore longs écrits, voici quelques extraits parmi mes préférés.

Sur le Parti Socialiste après l’échec de Ségolène Royal aux présidentielles : “Tels que je connais les socialistes, pourtant, les véritables leçons de ce scrutin ne seront pas tirées. On invoquera l’unité du Parti à préserver, la nécessité d’une réflexion à mener dans la sérénité, la rude exigence du devoir d’opposition qu’il faut assumer, bref, on procrastinera“.

Sur Arnaud Montebourg lors la Fête de Frangy-en-Bresse : “Cette année, Manuel Valls était l’un des invités d’honneur. Montebourg-Valls, voilà un attelage qui devrait durer encore quinze jours, durée de vie moyenne des alliances conclues par Montebourg“.

Sur François Bayrou et le Modem : “Pour aller loin en politique, il faut être doté d’une qualité qui, en cedomaine de l’action humaine, s’avère supérieure à toutes les autres : la persévérance. sans persévérance, on ne va nulle part. Le talent, le génie, l’intelligence, la culture, tout cela est bien joli mais ne sert à rien si l’on ne possède pas, chevillé au corps et à l’esprit, l’instinct de persévérance. Bayrou en est un bon exemple. En six mois, il a tout perdu. L’élection présidentielle, les élections législatives, son parti, ses élus, ses amis, ses fidélités… Il ne lui reste rien, hormis son parti croupion avec ce nom ridicule, le MoDem, Marielle de Sarnez, sa fidèle collaboratrice (autant dire un boulet qu’il s’est attaché au pied et qu’il va traîner longtemps, et sa persévérance. (…) Bayrou s’est autoproclamé candidat permanent à la Présidence de la République et il a bien raison, car c’est à force de persévérance qu’il finira par arriver à quelque chose. Ce trait de caractère lui permet d’espérer encore aujourd’hui, à la place qui est la sienne, là où tant d’autres de sa génération ont déjà été emportés par le vent de l’Histoire“.

Dernier extrait, mon préféré, à propos de Nicolas Sarkozy : “Celui que les Français ont choisi cette année devrait réexaminer avec l’intérêt l’élection présidentielle de 1920. Cette année-là, la bataille pour la Présidence de la République opposa Clemenceau (76 ans) à Deschanel (63 ans). Deschanel fut élu par les parlementaires et on s’aperçut un peu plus tard qu’il n’avait pas toute sa tête. Il démissionna après quelques épisodes où le ridicule le disputa au tragique, parvenant même à tomber d’un train vêtu d’un simple pyjama, exploit jamais réédité à ce jour. Clemenceau, lui, avait déjà, bien avant cette lamentable issue, tiré les leçons de sa défaite : “Ils avaient peur d’un gâteux ; ils ont un dingue.” En 2007, ils ont eu peur d’une femme.

François Mitterrand 2008, il revient…
Editions Ramsay. 257 pages. 17 euros.

12 juin 2008

I would prefer not to

Classé dans : Narcisse, blogs, littérature — lucmandret @ 04:00
I would prefer not to
Bartleby, Herman Melville

22 mai 2008

Un président mort dans ma boîte aux lettres

Classé dans : blogs, littérature, politique — lucmandret @ 01:00
Je parlais le 3 Mai dernier de la sortie du livre de François Mitterrand. Agréable bonheur que de trouver dans ma boîte aux lettres cet ouvrage, François Mitterrand 2008, il revient….

Merci à Guy Birenbaum son éditeur chez Ramsay. Un grand merci à Tonton pour la dédicace personnelle, elle m’a beaucoup touchée et amusée !


Dès la fin de la lecture du livre, je vous en reparle. Mais les premières pages déjà englouties sont de très haut vol, drôles et bien écrites. Je m’y replonge !

21 mai 2008

Sodomie : définition

Classé dans : littérature — lucmandret @ 02:00
Définition du mot “sodomie” selon quelques dictionnaires en ligne :

Larousse.fr : sodomie – nom féminin (bas latin sodomia, de Sodoma, Sodome) Coït anal.

Trésor de la Langue Française
e : sodomie, subst. fém. Pratique du coït anal (lors de relations hétéro ou homosexuelles). Crime de sodomie; condamnation pour sodomie. Si l’un prétend justifier la sod
omie, un autre justifiera l’onanisme, le vampirisme, le viol des enfants (…). Il n’y a aucune raison de s’arrêter. La révélation nous apprend de plus que ce vice est spécialement détesté de Dieu. Il est superflu de vous rappeler Sodome (Claudel, Corresp. [avec Gide], 1914, p. 220).

Littré : sodomie – nf (so-do-mie) Péché contre nature. La novelle 141 de Justinien est le premier rescrit impérial dans lequel on ait employé le mot sodomie. [Voltaire, Pol. et lég. Prix just. et hum. 19].

Wikipedia : La sodomie est un rapport sexuel qui consiste en une pénétration de l’anus du ou de la partenaire, généralement avec le pénis ou à l’aide d’un objet représentant un phallus. Le godemichet, éventuellement monté sur un harnais (appellé aussi « gode-ceinture »), permet à une femme de sodomiser un ou une partenaire.

Synonymes : sodomie, s – enculage.

Dictionnaire universel de la langue française (Bescherelle). Sodomie. s. f. (rad. sodome). Péché contre nature, coït infâme, pour l’accomplissement duquel l’homme dépravé préfère à l’organe destiné par la nature à recevoir la liqueur fécondante du mâle, cet organe voisin où s’opère la plus dégoûtante des excrétions du corps humain. La sodomie s’exerce aussi bien entre un homme et une personne de l’autre sexe qu’entre deux hommes.

Code pénal du Soudan (Loi n° 8 1991)98 – Articles : 148 Sodomie : tout homme qui insère son pénis ou son équivalent dans l’anus d’une femme ou d’un homme ou qui a permis à un autre homme d’insérer son pénis ou son équivalent dans son anus est réputé avoir commis la sodomie.

3 mai 2008

Mitterrand 2008, il revient (chez Ramsay)

Classé dans : littérature, politique — lucmandret @ 02:30
Mitterrand 2008, il revient“, le titre d’un ouvrage présenté comme écrit par un “collectif“. Mitterrand 2008, il revient“, le livre résultant du blog François Mitterrand 2007. Mitterrand 2008, il revient” sort le 14 Mai aux Editions Ramsay. Souvenez-vous du blog : un véritable succès lors de la campagne des présidentielles de 2007. J’en avais été l’un des premiers et plus fidèles lecteurs. Et j’appréciais ô combien le style et le contenu. Je m’attends donc au même talent pour le livre “Mitterrand 2008, il revient“.

Dans une note du 26 Avril, François Mitterrand donc annonce : “Le 14 mai prochain, mon retour sera effectif en librairie. Qu’il me soit permis de remercier les éditions Ramsay“. La campagne marketing est lancée. Vous pouvez déjà trouver certaines des bonnes feuilles (tous les livres “à sensation” le font désormais) sur le site de Bakchich. Vous pouvez également commander Mitterrand 2008, il revient sur le site de la FNAC. 241 pages pour un peu plus de 16 euros.

Les bonnes feuilles sur le site Bakchich.info. Tiens donc. Si l’on se rend sur la pageQui sommes-nous ?” dudit site, on trouve parmi les “membres honorables et honorés” un certain Guy Birenbaum (éditions Ramsay). L’ami Guy qui officie désormais sur le site LePost.fr (coucou Guy si tu me lis) après avoir fermé la boutique de son ancien blog NRV.

Mais pourquoi donc je parle de “Mitterrand 2008, il revient” ? Alors que j’ai pas (encore) lu ce livre ? Peut-être justement parce que je ne l’ai pas lu. Alors que les origines de la rencontre entre Guy et l’auteur de Mitterrand 2008, il revient” ne me sont pas (et comment !) étrangères … Mais j’ai promis d’être une tombe, et que je tiens mes promesses, y compris envers notre Président d’outre-tombe. Et je ne fais pas mien cet adage : “les promesses n’engagent que ceux qui les croient“.

A lire : un président mort dans ma boîte aux lettres.

17 avril 2008

Au détour des méandres de blogs (2)

Classé dans : blogs, littérature, musique — lucmandret @ 03:30
Suite de la recherche des paradis bloguesques. Autant le premier épisode s’avérait très politique, autant le second sera beaucoup plus personnel.

First, un blogueur que j’adore (et je ne suis pas le seul). Connu et aussitôt reconnu. Môssieur Resse (à mon grand regret encore jamais rencontré in real life) publie aujourd’hui une note courte mais intense. Un hommage à la chanson française par la voix de l’un des plus grands contemporains. A lire, à écouter et à voir : Alain Bashung – La nuit je mens. Sous le clavier d’Hervé, ça donne cela, tout en mélancolie et en poésie : “Parce qu’entre Lou Reed et Ferré, entre Dylan et quelques autres damnés poètes de la post modernité morne, il a toujours tenu sa place dans mes nuits sans fins de musiques, sans jamais tricher ni mentir… Parce que j’espère que parfois on s’en sort, et que je n’ai qu’un putain de “merci” pour le soutenir“. A mon tour d’écrire : “merci” à Hervé, parfois il fait surgir des larmes dans mes yeux.

Un second Hervé, succède donc Hervé Torchet, blogueur bien connu des militants MoDem. Un personnage touchant et décalé. Un univers à lui seul. Aujourd’hui, Hervé nous signale la sortie de son livre. Premier tome d’une trilogie qui paraît chez Les Éditions de la Pérenne. Le roman s’appelle : “Deux Iles”. Le tome 1 : “Saint-Domingue ou Mlle de Joly-Trou“. Vous pouvez l’acheter en ligne sur le site Lulu.com. L’histoire ? Hervé en parlera mieux que moi : “Il s’agit de mon interprétation d’événements authentiques qui ont concerné une famille à la fin de la colonisation française de Saint-Domingue (l’actuelle Haïti) en 1803. Une jeune femme et son bébé, issus du monde des colons, fuient les rebelles dans la nuit, jusqu’au Cap Français, puis de là les événements ne cessent d’empirer. Le mari et père apparaît et avec lui l’émotion. Bref, c’est l’occasion d’une réflexion à la fois sur la France des Lumières, sur la colonisation, sur la décolonisation aussi, et sur quelques autres sujets.

Une femme ensuite. Une femme flic. Une blogueuse. J’ai nommé Bénédicte Desforges. Une blogueuse fort sympathique rencontrée lors de soirées entre blogueurs. Bénédicte, une plume. Une très belle plume. Son dernier post le démontre avec puissance. Une note sur l’écriture. A savourer.

Extrait : “Ton écriture ressemble à une femme endimanchée et trop maquillée. Elle se croit belle, virgule après virgule, et entre points qui s’exclament ou s’interrogent en battant des cils, elle se persuade de sa séduction. Elle se tortille et s’étale à coups de mots précieux et étudiés. Elle se couvre de bijoux d’une rhétorique de toc, ignorant la distinction du mot solitaire. Elle se croit riche et pourvue, mais à la lumière du sens, elle n’est que verbeuse et fardée de synonymes. Elle voudrait sans doute avoir la grâce d’une madone, mais elle ne raconte que la coquetterie d’une syntaxe pucelle, aguicheuse et bavarde.

Enfin, un blog je pense peu lu, à tort. Un blog voisin de la Goutte d’Or. Le style est énervé, l’écriture est différente, le fond est direct. Dernière action en date, une attaque à l’encre rouge contre les “Gogos et démagos”. Cible de cette attaque : Silvio Berlusconi et les électeurs l’ayant porté une troisième fois à la direction de l’Italie. A lire comme un poème pamphlet. Extrait :

Ainsi vont les bons gros démagos
Liftés, botoxés, implantés capillaires

Sourire pivot et talonnettes.

Ainsi vont les bons gros populistes
Avec drapeau levé, klaxon trois tons

la queue du tigre au cul du cheval cabré.

Tellement faux, tellement bidon
Tellement Aldo bodybuildé

Tellement pizzaiolo sur les bords

10 avril 2008

Sarkolangue, les mots ont un sens, de Christian Lehmann

Classé dans : littérature, medias, politique, sarkozy — lucmandret @ 01:00
Sarkolangue, un ouvrage de Christian Lehmann . En vente en librairie à partir du 7 Mai 2008.

Sarkolangue, premier extrait trouvé sur le blog de Christian Lehmann :

“Le matin, ma main s’immobilisait à quelques centimètres du bouton de la radio perchée sur le rebord de la baignoire. Ce geste machinal, que j’avais répété sans même y penser des milliers de fois, se heurtait maintenant à une résistance inconsciente. Je n’aurais pas même pu dire, au début, pourquoi j’allumais la radio avec tant de réluctance. Je savais bien qu’il était élu, je savais bien que nous en avions pris pour au moins cinq ans, et qu’il fallait s’y faire… Mais pas moyen d’appuyer sur ce foutu bouton. Et lorsque parfois j’y arrivais, j’éteignais aussitôt. Et ce n’étaient pas les légitimes motifs de révolte, la situation faite aux sans-papiers, les rafles à la sortie des écoles, les enfants terrorisés tombant des fenêtres, qui provoquaient ce rejet, mais la simple accumulation des petites phrases des uns et des autres. Il me suffisait d’entendre tel ou tel membre du gouvernement sortir une sarkonnerie, tel ou tel porte-parole au profil de juvénile batracien balladurien éructer une ode à la gloire du Président, pour ressentir un profond malaise, et la conviction qu’il me fallait éteindre le poste. Pur réflexe animal de sauvegarde.”

1 mars 2008

Le piège de Dante, d’Arnaud Delalande

Classé dans : culture, littérature — lucmandret @ 08:00
Après La Fille sans visage de Patricia MacDonald, Le piège de Dante d’Arnaud Delalande est le second ouvrage pour lequel je deviens critique littéraire en tant que membre du jury du Prix du Livre de Poche, dans la catégorie Polar.
En un mot : catastrophe. Rares les livres pour lesquels je saute des paragraphes, et encore plus des pages. Avec Le piège de Dante, je m’y suis contraint, voulant achever sa lecture sans (trop) désespérer.

Arnaud Delalande nous emmène dans le Venise du 18ème siècle. On y retrouve son héros, Pietro Viravolta, sorte de Casanova cheap, surnommé l’Orchidée Noire. Libéré de prison par le Doge, le chef de l’Etat de Venise, Viravolta se retrouve à combattre des ennemis désirant faire le siège de Venise et tuer ce même Doge. On plonge dans les coulisses du pouvoir de cette ville. On y parle de Dante, inspirant les meurtres perpétués dans le but de perturber la sérénité de Venise.

Deux gros problèmes nuisant gravement à l’intérêt de la lecture de ce livre. Tout d’abord le personnage principal. Présenté comme un compagnon de Casanova, comme un séducteur libertin, un aventurier prêt à tout pour sa liberté, à un homme de goût et charismatique, à un flambeur joueur et grandiose ; il s’avère que la description ne correspond pas du tout au fait. Au cours de la lecture, Viravolta renvoie plutôt l’image d’un adolescent pré-pubère romantique trop fleur bleue. Rien que du politiquement correct dans son comportement, et au final un héros sans panache aucun.

Deuxième défaut, la volonté de l’auteur de nous plonger dans l’histoire. Malheureusement, Arnaud Delalande s’y prend très mal. On se retrouve avec des (très longues) pages de descriptions historiques. Sans que l’histoire n’avance. Autant dire, un ennui profond. Je ne lis pas un polar pour recevoir des cours d’histoire. L’abus de détails n’apporte strictement rien. N’est pas Balzac qui veut.

Encore une fois, les rebondissements et la trame n’apportent aucune originalité. Dans le livre, il y a plein de méchants : le méchant, le grand méchant, le super méchant, l’hyper-méga méchant. Et pas de bol, l’on démasque l’identité de l’hyper-méga méchant très rapidement, dès que l’auteur nous signale le lien entre les meurtres commis et La Divine Comédie, l’ouvrage de Dante. Et puis rien, sinon un duel final pathétique de déjà-vus.

Pour l’anecdote, avant d’écrire cette critique, je me suis aperçu que je n’avais pas achevé la lecture de ce polar. Qu’il me restait encore 5 pages. Et pourtant, j’étais persuadé de l’avoir achevé. C’est dire l’intérêt porté au suspense.

Finalement, Arnaud Delalande nous offre ici un livre à la croisée entre le Da Vinci Code de Dan Brown et les livres de Max Gallo. Avec encore moins (c’est dire) de style dans l’écriture. A propos de style, Arnaud Delalande adore les italiques. Italiques pour transmettre la pensée du personnage principal. Italiques pour accentuer le suspense. Mais ces italiques n’apportent rien, sinon sourires et soupirs de dépit.

Extrait, la découverte du premier cadavre dans un théâtre :

Ce fut à cet instant seulement que Pietro perçut l’odeur. Cette odeur immonde, de sang et putréfaction, qui monta soudain à ses narines, le submergeant à mesure qu’il cherchait à en détecter la provenance. Il se tourna vers les rideaux en cramoisis.
- Préparez-vous à ce que vous allez voir, Messer, continua Brozzi. Nous avons tous deux du travail. Il était temps que vous arriviez.

Il fit signe à Vendramin, qui lui-même adressa un sifflet en direction des coulisses. Pietro vit une ombre qui tirait à présent les pans des immenses rideaux.

Oh, Seigneur.
Le spectacle venait de se dévoiler à lui dans toute son horreur.

Le piège de Dante, d’Arnaud Delalande

Classé dans : culture, littérature — lucmandret @ 08:00
Après La Fille sans visage de Patricia MacDonald, Le piège de Dante d’Arnaud Delalande est le second ouvrage pour lequel je deviens critique littéraire en tant que membre du jury du Prix du Livre de Poche, dans la catégorie Polar.
En un mot : catastrophe. Rares les livres pour lesquels je saute des paragraphes, et encore plus des pages. Avec Le piège de Dante, je m’y suis contraint, voulant achever sa lecture sans (trop) désespérer.

Arnaud Delalande nous emmène dans le Venise du 18ème siècle. On y retrouve son héros, Pietro Viravolta, sorte de Casanova cheap, surnommé l’Orchidée Noire. Libéré de prison par le Doge, le chef de l’Etat de Venise, Viravolta se retrouve à combattre des ennemis désirant faire le siège de Venise et tuer ce même Doge. On plonge dans les coulisses du pouvoir de cette ville. On y parle de Dante, inspirant les meurtres perpétués dans le but de perturber la sérénité de Venise.

Deux gros problèmes nuisant gravement à l’intérêt de la lecture de ce livre. Tout d’abord le personnage principal. Présenté comme un compagnon de Casanova, comme un séducteur libertin, un aventurier prêt à tout pour sa liberté, à un homme de goût et charismatique, à un flambeur joueur et grandiose ; il s’avère que la description ne correspond pas du tout au fait. Au cours de la lecture, Viravolta renvoie plutôt l’image d’un adolescent pré-pubère romantique trop fleur bleue. Rien que du politiquement correct dans son comportement, et au final un héros sans panache aucun.

Deuxième défaut, la volonté de l’auteur de nous plonger dans l’histoire. Malheureusement, Arnaud Delalande s’y prend très mal. On se retrouve avec des (très longues) pages de descriptions historiques. Sans que l’histoire n’avance. Autant dire, un ennui profond. Je ne lis pas un polar pour recevoir des cours d’histoire. L’abus de détails n’apporte strictement rien. N’est pas Balzac qui veut.

Encore une fois, les rebondissements et la trame n’apportent aucune originalité. Dans le livre, il y a plein de méchants : le méchant, le grand méchant, le super méchant, l’hyper-méga méchant. Et pas de bol, l’on démasque l’identité de l’hyper-méga méchant très rapidement, dès que l’auteur nous signale le lien entre les meurtres commis et La Divine Comédie, l’ouvrage de Dante. Et puis rien, sinon un duel final pathétique de déjà-vus.

Pour l’anecdote, avant d’écrire cette critique, je me suis aperçu que je n’avais pas achevé la lecture de ce polar. Qu’il me restait encore 5 pages. Et pourtant, j’étais persuadé de l’avoir achevé. C’est dire l’intérêt porté au suspense.

Finalement, Arnaud Delalande nous offre ici un livre à la croisée entre le Da Vinci Code de Dan Brown et les livres de Max Gallo. Avec encore moins (c’est dire) de style dans l’écriture. A propos de style, Arnaud Delalande adore les italiques. Italiques pour transmettre la pensée du personnage principal. Italiques pour accentuer le suspense. Mais ces italiques n’apportent rien, sinon sourires et soupirs de dépit.

Extrait, la découverte du premier cadavre dans un théâtre :

Ce fut à cet instant seulement que Pietro perçut l’odeur. Cette odeur immonde, de sang et putréfaction, qui monta soudain à ses narines, le submergeant à mesure qu’il cherchait à en détecter la provenance. Il se tourna vers les rideaux en cramoisis.
- Préparez-vous à ce que vous allez voir, Messer, continua Brozzi. Nous avons tous deux du travail. Il était temps que vous arriviez.

Il fit signe à Vendramin, qui lui-même adressa un sifflet en direction des coulisses. Pietro vit une ombre qui tirait à présent les pans des immenses rideaux.

Oh, Seigneur.
Le spectacle venait de se dévoiler à lui dans toute son horreur.

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