Le blog politique de Luc Mandret

8 août 2008

Music can name the un-nameable and communicate the unknowable

Classé dans : musique — lucmandret @ 11:00
Une citation de Leonard Bernstein pour vous faire partager ce clip de Sigur Ros, du morceau Svefn-g-englar.
Le site du groupe Sigur Ros.
La page YouTube de Sigur Ros.

25 juillet 2008

Vox Angeli : Ce Qu’il Faut Détruire

Classé dans : musique — lucmandret @ 06:30
Vous connaissez Vox Angeli ? Probablement pas, je suppute que les lecteurs de ce blog ont bons goûts en musique.

Vox Angeli est composé de 6 enfants, âgés de 11 à 14 ans, tous issus des plus grandes chorales; Mathis, Iris, Louis-Alexander, Etienne et claire se réapproprient ces mélodies connues de tous, et vous rappellent à quel point la musique peut être belle“, voici ce qu’on peut lire en présentation de ce groupe sur leur site internet.

En effet, des mélodies connues de tous, et quelles mélodies : un melting pot de mélodies sans rapport les unes avec les autres. Du Calogero (si seulement je pouvais lui manquer) au générique de Belle et Sébastien (l’oiseau) en passant par du Patrick Bruel (qui a le droit) ou encore Laurent Voulzy (Belle-Ile en Mer, Marie Galante).

Malheureusement, ce n’est pas de la musique. Uniquement des paroles récitées avec de la musique. Le tout sans aucune âme, sans aucune profondeur. Aucun sentiment. Toutes les chansons entonnées avec la même médiocrité.

Forcément, ce genre de soupe musicale plait à TF1 qui leur consacre un (long) sujet au Journal Télévisé de Jean-Pierre Pernaut. Et forcément, le teaser de leur album passe sur la première chaîne.

Besoin de fraîcheur. La pureté de l’enfance pour séduire un public aseptisé aux cultures commerciales. Un non-avenir assuré pour tous ces chanteurs. Terrifiant de voir que les vidéos sont visionnées par plusieurs centaines de milliers d’internautes. Bientôt un duo avec Carla Bruni ?

Et les fans réalisent eux-mêmes des clips. A vous de juger.

Vox Angeli : Ce Qu’il Faut Détruire

Classé dans : musique — lucmandret @ 06:30
Vous connaissez Vox Angeli ? Probablement pas, je suppute que les lecteurs de ce blog ont bons goûts en musique.

Vox Angeli est composé de 6 enfants, âgés de 11 à 14 ans, tous issus des plus grandes chorales; Mathis, Iris, Louis-Alexander, Etienne et claire se réapproprient ces mélodies connues de tous, et vous rappellent à quel point la musique peut être belle“, voici ce qu’on peut lire en présentation de ce groupe sur leur site internet.

En effet, des mélodies connues de tous, et quelles mélodies : un melting pot de mélodies sans rapport les unes avec les autres. Du Calogero (si seulement je pouvais lui manquer) au générique de Belle et Sébastien (l’oiseau) en passant par du Patrick Bruel (qui a le droit) ou encore Laurent Voulzy (Belle-Ile en Mer, Marie Galante).

Malheureusement, ce n’est pas de la musique. Uniquement des paroles récitées avec de la musique. Le tout sans aucune âme, sans aucune profondeur. Aucun sentiment. Toutes les chansons entonnées avec la même médiocrité.

Forcément, ce genre de soupe musicale plait à TF1 qui leur consacre un (long) sujet au Journal Télévisé de Jean-Pierre Pernaut. Et forcément, le teaser de leur album passe sur la première chaîne.

Besoin de fraîcheur. La pureté de l’enfance pour séduire un public aseptisé aux cultures commerciales. Un non-avenir assuré pour tous ces chanteurs. Terrifiant de voir que les vidéos sont visionnées par plusieurs centaines de milliers d’internautes. Bientôt un duo avec Carla Bruni ?

Et les fans réalisent eux-mêmes des clips. A vous de juger.

12 juin 2008

All I can do is give what I really feel

Classé dans : musique — lucmandret @ 07:30

“All I can do is give what I really feel” – Jimmy Scott


Un désir. Qu’un jour le site de Jimmy Scott ressemble à quelque chose.

Un souhait. Assister à un concert de Jimmy Scott. Etre au premier rang, et pleurer tout du long (inévitable chez moi à son écoute, dès la première mesure).

Un rêve. Jimmy Scott et moi. Seuls dans une église. Sa voix et mon écoute. Peu importe cinq minutes ou une heure ou une journée. Nul besoin de parler. Juste sa musique, ses chansons, nos âmes.

Une reconnaissance éternelle à qui permettra la réalisation de ce rêve.

Après ça, ne pas en revenir et vivre.

1 mai 2008

Nouveau supplice chinois : Didier Barbelivien chante pour le Tibet

Classé dans : medias, monde, musique, politique — lucmandret @ 07:00
Attention aux oreilles. Le tube de l’année. Didier Barbelivien se remet à la chanson. Tibet 2008, c’est donc un duo de Didier Barbelivien et de Renaud Siry (c’est qui ?) contre l’organisation des JO à Pékin. Malheureusement ce dernier ne veut pas s’en arrêter à ce carnage, il dit dans VSDJ’ai déjà des contacts avec plusieurs maisons de disques. Je veux faire comme les Chanteurs sans frontières, qui avaient fait Éthiopie en 1985“. Les chinois peuvent trembler, le “chanteur” prévoit également de “planter un arbre provenant du Tibet et faire un lâcher de ballons devant le maire de Paris et un parterre de journalistes“. Robert Ménard fait des émules.

Revenons sur cette chanson. Les deux chantent faux comme un Sarkozy bourré à la vodka. Les paroles dignes d’une chanson de Lorie : “combien de moulins à prières / pour faire encore tourner la terre” ou encore “Le Tibet c’est nous / La Terre est partout / Le toit du monde pourrait s’écrouler sur les machines à sous“. Et le must : “Le Tibet là-haut / Le silence des anneaux“. On en verserait une larme d’émotion.

Tremblez communistes chinois, Barbelivien vient au secours du Dalaï Lama ! On me murmure d’ailleurs que Jean-Luc Mélenchon prépare une contre-attaque via un single en cours d’enregistrement.

17 avril 2008

Au détour des méandres de blogs (2)

Classé dans : blogs, littérature, musique — lucmandret @ 03:30
Suite de la recherche des paradis bloguesques. Autant le premier épisode s’avérait très politique, autant le second sera beaucoup plus personnel.

First, un blogueur que j’adore (et je ne suis pas le seul). Connu et aussitôt reconnu. Môssieur Resse (à mon grand regret encore jamais rencontré in real life) publie aujourd’hui une note courte mais intense. Un hommage à la chanson française par la voix de l’un des plus grands contemporains. A lire, à écouter et à voir : Alain Bashung – La nuit je mens. Sous le clavier d’Hervé, ça donne cela, tout en mélancolie et en poésie : “Parce qu’entre Lou Reed et Ferré, entre Dylan et quelques autres damnés poètes de la post modernité morne, il a toujours tenu sa place dans mes nuits sans fins de musiques, sans jamais tricher ni mentir… Parce que j’espère que parfois on s’en sort, et que je n’ai qu’un putain de “merci” pour le soutenir“. A mon tour d’écrire : “merci” à Hervé, parfois il fait surgir des larmes dans mes yeux.

Un second Hervé, succède donc Hervé Torchet, blogueur bien connu des militants MoDem. Un personnage touchant et décalé. Un univers à lui seul. Aujourd’hui, Hervé nous signale la sortie de son livre. Premier tome d’une trilogie qui paraît chez Les Éditions de la Pérenne. Le roman s’appelle : “Deux Iles”. Le tome 1 : “Saint-Domingue ou Mlle de Joly-Trou“. Vous pouvez l’acheter en ligne sur le site Lulu.com. L’histoire ? Hervé en parlera mieux que moi : “Il s’agit de mon interprétation d’événements authentiques qui ont concerné une famille à la fin de la colonisation française de Saint-Domingue (l’actuelle Haïti) en 1803. Une jeune femme et son bébé, issus du monde des colons, fuient les rebelles dans la nuit, jusqu’au Cap Français, puis de là les événements ne cessent d’empirer. Le mari et père apparaît et avec lui l’émotion. Bref, c’est l’occasion d’une réflexion à la fois sur la France des Lumières, sur la colonisation, sur la décolonisation aussi, et sur quelques autres sujets.

Une femme ensuite. Une femme flic. Une blogueuse. J’ai nommé Bénédicte Desforges. Une blogueuse fort sympathique rencontrée lors de soirées entre blogueurs. Bénédicte, une plume. Une très belle plume. Son dernier post le démontre avec puissance. Une note sur l’écriture. A savourer.

Extrait : “Ton écriture ressemble à une femme endimanchée et trop maquillée. Elle se croit belle, virgule après virgule, et entre points qui s’exclament ou s’interrogent en battant des cils, elle se persuade de sa séduction. Elle se tortille et s’étale à coups de mots précieux et étudiés. Elle se couvre de bijoux d’une rhétorique de toc, ignorant la distinction du mot solitaire. Elle se croit riche et pourvue, mais à la lumière du sens, elle n’est que verbeuse et fardée de synonymes. Elle voudrait sans doute avoir la grâce d’une madone, mais elle ne raconte que la coquetterie d’une syntaxe pucelle, aguicheuse et bavarde.

Enfin, un blog je pense peu lu, à tort. Un blog voisin de la Goutte d’Or. Le style est énervé, l’écriture est différente, le fond est direct. Dernière action en date, une attaque à l’encre rouge contre les “Gogos et démagos”. Cible de cette attaque : Silvio Berlusconi et les électeurs l’ayant porté une troisième fois à la direction de l’Italie. A lire comme un poème pamphlet. Extrait :

Ainsi vont les bons gros démagos
Liftés, botoxés, implantés capillaires

Sourire pivot et talonnettes.

Ainsi vont les bons gros populistes
Avec drapeau levé, klaxon trois tons

la queue du tigre au cul du cheval cabré.

Tellement faux, tellement bidon
Tellement Aldo bodybuildé

Tellement pizzaiolo sur les bords

5 avril 2008

Jours Sombres Nuits Blanches de Marc Dixon

Classé dans : blogs, musique — lucmandret @ 08:00
Un blog à découvrir de toute urgence. Celui de Marc Dixon. Jours Sombres Nuits Blanches. Plus qu’un blog, un véritable univers. Baseline : “Vivre et privilégier le moment présent“. Elle résume tout.

A ceux (les mécréants) qui ne connaissent pas (encore) Marc Dixon, lisez sa bio sur wikipedia. Un grand monsieur de la musique.

Son blog donc, un ovni. Dernière note en date. Le titre : “Rien *….“. Contenu de sa note : “et puis voilà“. Et la chute : “*ni débat, ni d’ébat“.

Moi j’aime. Surnaturel. Poétique. Différent. Pertinent. Barré. Unique. Philosophique. Totalement concis mais parfaitement intelligent. Du sens dans la folie. Du rythme et de la mélodie.

De plus, Marc Dixon photographie merveilleusement bien. J’arrête d’écrire. Allez lire et voir, savourer et humer, réfléchir et rêver. Ca se passe chez lui, ailleurs …

(Ce post a été écrit en écoutant “Paradise (Not For Me)” de Mirwais). Les initiés comprendront)
((Ce post n’aurait jamais été écrit sans Le Claviste, merci à toi Laurent : Groovy Black Dog !))

6 décembre 2007

Un blog de lycéens

Classé dans : Narcisse, musique — lucmandret @ 08:30
Mon blog est de niveau lycée. Ou plutôt High School. Trouvé chez Gwendal un nouveau lien permettant de tester le niveau de lisibilité d’un blog. Cela s’appelle The Blog Readability Test. Et voila, j’ai testé ce nouveau “machin” sur mon blog, et mon blog est donc accessible aux lecteurs d’un niveau lycée. Je m’attendais à pire …
cash advance

13 novembre 2007

Ségolène Royal, "Ma plus belle histoire, c’est vous", sans amour

Classé dans : PS, humour, musique, politique — lucmandret @ 02:00
Amusant. On apprend que le titre du livre de Ségolène Royal s’appellera “Ma plus belle histoire, c’est vous”. C’est vous, je le suppose, ne s’adresse pas à un François Hollande, ne s’agissant pas d’amour. Mais très certainement à ses militants, à ses électeurs, à ses fans, à ses futurs probables lecteurs.

Evidemment, avec ce titre “Ma plus belle histoire, c’est vous”, impossible de ne pas penser à la chanteuse Barbara et son “Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous”. Forcément.

Alors je suis allé relire les paroles, bien que je les connaisse presque par coeur. On remarquera que le titre, ce “Ma plus belle histoire, c’est vous” est terriblement bien choisi. Toujours de la communication. Encore de la communication. Mais pour une fois de la bonne communication sur ce titre.

Dans la chanson, et il fallait la trouver, on note deux fois la référence à la blancheur, la pureté, dont s’entourait Ségolène Royal pour échapper aux attaques de ses adversaires, que ce soit ceux de son propre camp durant l’investiture interne, que ce soit les amis de Nicolas Sarkozy pendant les présidentielles. On peut admirer chez Barbara en effet ce “Cœur tout blanc, et griffes aux genoux” et aussi “Et j’ai tourné bien des pages, sans les lire, blanches, et puis rien dessus“. Probablement les pages du projet socialiste.

Egalement les allusions au combat, à la férocité : “les morsures d’un amour fou“. Hollande a du souffrir, le pauvre. “C’est vrai, je ne fus pas sage, et mes guerriers de passage, à peine vus, déjà disparus“. Pas très aimable pour Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.

Nombreuses sont les références à la religion : la blancheur déjà cité précédemment. Mais également “la route“, tellement employé dans les livres religieux pour parler de la foi. Aussi les “quelques mauvais apôtres” (camarades socialistes, oyé oyé), ou encore le “Mon Dieu, que j’avais besoin de vous” (malheureusement il n’a jamais apporté des électeurs), sans oublier le “que le Diable vous emporte” (l’insulte suprême d’une catho coincée) et enfin le “je vous fus infidèle” (osons espèrer qu’elle parle à ses militants et de ses sorties sur la patrie, et non à l’ex-père de ses enfants).

Ségolène Royal croit en son destin, c’est sûr. “Je refaisais mes bagages, et poursuivais mon mirage”. Ainsi on peut comprendre que la campagne des présidentielles de 2007 n’était qu’un essai. “C’est là que j’ai compris, tout à coup, j’avais fini mon voyage, et j’ai posé mes bagages, vous étiez venus au rendez-vous“. En espèrant pour elle que ce soit en 2012 et que son mirage ne dure pas éternellement.

Pour terminer, l’annonce de la sortie de livre de Ségolène Royal, “Ma plus belle histoire, c’est vous”, est programmée pour le mois de décembre. Quelle coïncidence : “j’allais le cœur fou, le vent de décembre, me gelait au cou, qu’importait décembre, si c’était pour vous“.

Notons enfin la similitude entre la vie familiale de l’enfance de Barbara, et le portrait que Ségolène Royal a voulu faire de la sienne.

J’aimerais tellement que les paroles des discours de Ségolène Royal soit aussi belles et émouvantes que les chansons de Barbara. Au moins je ne pleurerais pas de rire et de dépit.

Ségolène Royal, "Ma plus belle histoire, c’est vous", sans amour

Classé dans : PS, humour, musique, politique — lucmandret @ 02:00
Amusant. On apprend que le titre du livre de Ségolène Royal s’appellera “Ma plus belle histoire, c’est vous”. C’est vous, je le suppose, ne s’adresse pas à un François Hollande, ne s’agissant pas d’amour. Mais très certainement à ses militants, à ses électeurs, à ses fans, à ses futurs probables lecteurs.

Evidemment, avec ce titre “Ma plus belle histoire, c’est vous”, impossible de ne pas penser à la chanteuse Barbara et son “Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous”. Forcément.

Alors je suis allé relire les paroles, bien que je les connaisse presque par coeur. On remarquera que le titre, ce “Ma plus belle histoire, c’est vous” est terriblement bien choisi. Toujours de la communication. Encore de la communication. Mais pour une fois de la bonne communication sur ce titre.

Dans la chanson, et il fallait la trouver, on note deux fois la référence à la blancheur, la pureté, dont s’entourait Ségolène Royal pour échapper aux attaques de ses adversaires, que ce soit ceux de son propre camp durant l’investiture interne, que ce soit les amis de Nicolas Sarkozy pendant les présidentielles. On peut admirer chez Barbara en effet ce “Cœur tout blanc, et griffes aux genoux” et aussi “Et j’ai tourné bien des pages, sans les lire, blanches, et puis rien dessus“. Probablement les pages du projet socialiste.

Egalement les allusions au combat, à la férocité : “les morsures d’un amour fou“. Hollande a du souffrir, le pauvre. “C’est vrai, je ne fus pas sage, et mes guerriers de passage, à peine vus, déjà disparus“. Pas très aimable pour Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.

Nombreuses sont les références à la religion : la blancheur déjà cité précédemment. Mais également “la route“, tellement employé dans les livres religieux pour parler de la foi. Aussi les “quelques mauvais apôtres” (camarades socialistes, oyé oyé), ou encore le “Mon Dieu, que j’avais besoin de vous” (malheureusement il n’a jamais apporté des électeurs), sans oublier le “que le Diable vous emporte” (l’insulte suprême d’une catho coincée) et enfin le “je vous fus infidèle” (osons espèrer qu’elle parle à ses militants et de ses sorties sur la patrie, et non à l’ex-père de ses enfants).

Ségolène Royal croit en son destin, c’est sûr. “Je refaisais mes bagages, et poursuivais mon mirage”. Ainsi on peut comprendre que la campagne des présidentielles de 2007 n’était qu’un essai. “C’est là que j’ai compris, tout à coup, j’avais fini mon voyage, et j’ai posé mes bagages, vous étiez venus au rendez-vous“. En espèrant pour elle que ce soit en 2012 et que son mirage ne dure pas éternellement.

Pour terminer, l’annonce de la sortie de livre de Ségolène Royal, “Ma plus belle histoire, c’est vous”, est programmée pour le mois de décembre. Quelle coïncidence : “j’allais le cœur fou, le vent de décembre, me gelait au cou, qu’importait décembre, si c’était pour vous“.

Notons enfin la similitude entre la vie familiale de l’enfance de Barbara, et le portrait que Ségolène Royal a voulu faire de la sienne.

J’aimerais tellement que les paroles des discours de Ségolène Royal soit aussi belles et émouvantes que les chansons de Barbara. Au moins je ne pleurerais pas de rire et de dépit.

Ségolène Royal, "Ma plus belle histoire, c’est vous", sans amour

Classé dans : PS, humour, musique, politique — lucmandret @ 02:00
Amusant. On apprend que le titre du livre de Ségolène Royal s’appellera “Ma plus belle histoire, c’est vous”. C’est vous, je le suppose, ne s’adresse pas à un François Hollande, ne s’agissant pas d’amour. Mais très certainement à ses militants, à ses électeurs, à ses fans, à ses futurs probables lecteurs.

Evidemment, avec ce titre “Ma plus belle histoire, c’est vous”, impossible de ne pas penser à la chanteuse Barbara et son “Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous”. Forcément.

Alors je suis allé relire les paroles, bien que je les connaisse presque par coeur. On remarquera que le titre, ce “Ma plus belle histoire, c’est vous” est terriblement bien choisi. Toujours de la communication. Encore de la communication. Mais pour une fois de la bonne communication sur ce titre.

Dans la chanson, et il fallait la trouver, on note deux fois la référence à la blancheur, la pureté, dont s’entourait Ségolène Royal pour échapper aux attaques de ses adversaires, que ce soit ceux de son propre camp durant l’investiture interne, que ce soit les amis de Nicolas Sarkozy pendant les présidentielles. On peut admirer chez Barbara en effet ce “Cœur tout blanc, et griffes aux genoux” et aussi “Et j’ai tourné bien des pages, sans les lire, blanches, et puis rien dessus“. Probablement les pages du projet socialiste.

Egalement les allusions au combat, à la férocité : “les morsures d’un amour fou“. Hollande a du souffrir, le pauvre. “C’est vrai, je ne fus pas sage, et mes guerriers de passage, à peine vus, déjà disparus“. Pas très aimable pour Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.

Nombreuses sont les références à la religion : la blancheur déjà cité précédemment. Mais également “la route“, tellement employé dans les livres religieux pour parler de la foi. Aussi les “quelques mauvais apôtres” (camarades socialistes, oyé oyé), ou encore le “Mon Dieu, que j’avais besoin de vous” (malheureusement il n’a jamais apporté des électeurs), sans oublier le “que le Diable vous emporte” (l’insulte suprême d’une catho coincée) et enfin le “je vous fus infidèle” (osons espèrer qu’elle parle à ses militants et de ses sorties sur la patrie, et non à l’ex-père de ses enfants).

Ségolène Royal croit en son destin, c’est sûr. “Je refaisais mes bagages, et poursuivais mon mirage”. Ainsi on peut comprendre que la campagne des présidentielles de 2007 n’était qu’un essai. “C’est là que j’ai compris, tout à coup, j’avais fini mon voyage, et j’ai posé mes bagages, vous étiez venus au rendez-vous“. En espèrant pour elle que ce soit en 2012 et que son mirage ne dure pas éternellement.

Pour terminer, l’annonce de la sortie de livre de Ségolène Royal, “Ma plus belle histoire, c’est vous”, est programmée pour le mois de décembre. Quelle coïncidence : “j’allais le cœur fou, le vent de décembre, me gelait au cou, qu’importait décembre, si c’était pour vous“.

Notons enfin la similitude entre la vie familiale de l’enfance de Barbara, et le portrait que Ségolène Royal a voulu faire de la sienne.

J’aimerais tellement que les paroles des discours de Ségolène Royal soit aussi belles et émouvantes que les chansons de Barbara. Au moins je ne pleurerais pas de rire et de dépit.

10 août 2007

Jimmy Scott, le génie

Classé dans : culture, musique — lucmandret @ 02:30
Vous ne connaissez pas Jimmy Scott ? Sachez que vous êtes à passer à côté d’un génie ! Que dire sur le monsieur ? C’est un papy black de plus de 85 ans. Un petit bonhomme avec une voix de soprano. Il est l’un de ses chanteurs charismatiques comme il en existe que très peu. Plus qu’un chanteur, il fait vivre ses chansons. Chaque mot, chaque son, chaque phrase, chaque mélodie prend une signification particulière quand elle vient de lui. Tout a une importance, tout est sublimé. Un génie que je rêve de voir en concert. En espèrant qu’il vienne un jour faire un concert en France.

Fermez les yeux, écoutez ces reprises, vous allez partir dans un autre univers. Plus rien ne sera comme avant. 50 minutes de reprises par le jazzman, à en faire oublier les originaux … L’album s’appelle “Holding back the Years” et se devrait d’être présent dans tout bonne discothèque. A savourer tout particulièrement la reprise de “Nothing compares 2 U“, selon moi une des plus choses de ce qui existe en ce monde !


28 juillet 2007

Merveilleuse Jorane

Classé dans : clip, culture, musique — lucmandret @ 08:00
Elle est une artiste que je connais (artistiquement) depuis plus de 5 ans. Jorane est indéfinissable, une voix cristalline, une pureté merveilleuse, un charisme détonant, une maîtrise de son violoncelle à toute épreuve, une fusion entre la musicienne et la chanteuse. Un style unique, des mélodies lancinantes, des textes qui n’en sont pas. 4 albums à son actif, le meilleur étant 16 mm à mon goût, juste devant Evapore. Allez visiter le site de Jorane, il regorge de sublimes moments !

Ci-dessous le live de “Pour Gabrielle“.


18 juillet 2007

Best of Christophe

Classé dans : culture, musique — lucmandret @ 05:00
Ca fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de musique. Je suis persuadé que ça vous manquait. Non ? Alors tant pis. Je vais donc vous proposer une sélection, ma sélection, des plus belles chansons de Christophe. Non, pas l’autre mollusque télémarketisé outrage à la beauté des reptiles. Le vrai Christophe ! Le rockeur français. Le mélomane romantique. Le jazzman torturé. Le névrosé de la chanson française. Celui qui est passé par la dépression, par la drogue, par tous les excès de la vitesse. Un vrai mélomane. Un cinéphile reconnu. Celui qui manie les mélodies avec finesse, passion et minutié. Qui n’a pas peur de l’utilisation outrancière des synthés, ni du toucher délicat du clavier d’un piano. Une oeuvre méconnue. Seuls des tubes, Aline en premier lieu, mais aussi Les marionnettes ou Excusez-moi Monsieur le professeur, lui valent la notoriété du grand public. Le classant injustement dans la catégorie des chanteurs de variété pour midinettes. Mais au-delà, ce sont de purs bijoux de composition et de textes. Appréciez les 15 extraits suivant.


2 juillet 2007

Arvo Part

Classé dans : culture, musique — lucmandret @ 03:00
Je doute que vous soyez nombreux à connaître le compositeur estonien Arvo Pärt. Et pourtant, vous allez comprendre à côté de quoi vous êtes jusqu’à ce jour passé. Pour moi l’un des plus grands compositeurs encore vivants (il a plus de 70 ans), ses oeuvres sont assez difficiles à définir et d’un genre plutôt unique. Sa musique est simple mais pas simpliste. Son style est épuré en apparence mais toujours construit. Alors quand on ne sait pas comment classer une artiste qui chamboule les règles établies, on le classe dans la catégorie des post-modernes. Mais il connait tout de même la reconnaissance, élu à l’académie américaine des Arts et des Lettres en 1996, et sacré en 2000 meilleur compositeur par l’académie royale de Londres. Ecoutez, c’est magique …

Voici les 4 morceaux que je vous propose :

1/ Fratres, pour violon et piano, interprété par Gidon Kremer et Keith Jarrett.
2/ Cantus Firmus in Memoriam Benjamin Britten, pour orchestre à cordes et cloche. Joué par l’orchestre de Stuttgart dirigé par Dennis Russell Davies.
3/ Fratres, pour 4, 8 or 12 violoncelles avec douze violoncellistes du Philharmonique de Berlin.
4/ Tabula rasa, concerto pour 2 violons, piano préparé et orchestre à cordes. Joué par l’orchestre de chambre de Lituanie avec Tatjana Grindenko, Alfred Schnittke, Gidon Kremer, dirigé par Saulius Sondeckis.

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