Le blog politique de Luc Mandret

1 mai 2008

Elections présidentielles de 2012. Et le vainqueur est … (7)

Classé dans : politique, présidentielles 2012 — lucmandret @ 08:00
19h50. La tension monte dans les QG des deux finalistes aux élections présidentielles de 2012. 19h55. Patrick Poivre d’Arvor et Claire Chazal annoncent un résultat inattendu à venir dans cinq minutes. 19h58. Les visages se figent et trahissent une certaine émotion. 19h59. Les journalistes prennent une grande inspiration. 5. 4. 3. 2. Il est 20h

la suite vue par Agathe d’Abéril :

Ce n’est pas le résultat en soi qui est inattendu, en fait. Non, c’est la journée, ou plutôt l’après-midi. Très peu de personnes savaient ce qui se tramait, seuls quelques intimes pouvaient se targuer d’être dans le secret des « Dieux ». Et quels Dieux… les finalistes de l’élection présidentielle, ceux qui s’étaient battus l’un contre l’autre pendant des semaines, voire des années…

Le secret avait été bien gardé, les rumeurs n’avaient commencé qu’après 18h, heure à laquelle une majorité de bureaux de vote avaient déjà fermé, et les votants fait tomber leurs précieux bulletins dans l’urne. La rumeur ne modifiait donc pas en soi le cours des choses, et n’a eu aucune incidence sur le résultat.

18h30, donc, la nouvelle commence à s’emparer des journaux parisiens…. 19h, elle parvient sur des sites Internet étrangers…. (ah, les bestiaux… ils devraient avoir honte….ils peuvent publier le jour des votes, ça ne devrait pas être permis)…. 19h30, le site du Nouvel Obs’, jamais en retard d’un scoop, la fait paraître le premier sur son site Internet…. 19h54, un des deux candidats la confirme officieusement à son staff…. 20h…. PPDA et C. Chazal donnent la parole au Président de la République sortant, alors en direct de l’Elysée….

Avant de faire part des réactions de la classe politique alors présente au grand complet sur les différents plateaux de télévision (un jour d’élection, il faut se montrer, pour que l’électeur se souvienne de votre tête le moment venu), il faut revenir sur la campagne présidentielle en elle-même, et surtout sur les deux dernières semaines. Le nombre de candidats au premier tour était assez réduit, comparé aux trente années précédentes : seuls neuf s’étaient déclarés. Jean-Marie Le Pen, l’inflexible (pour ne pas dire autre chose) Breton, était sur la ligne de départ pour ce qu’on espère sa dernière campagne. Cette fois-ci, il n’a même pas récolté 5%, signe que la Nouvelle Droite, créée sous l’égide de N. Sarkozy en 2009 pour les Français les plus nationalistes et extrémistes, a siphonné définitivement tout son électorat.

Le Parti Socialiste, dans un petit remake de 2007, s’était finalement décidé pour Ségolène Royal. Point de primaires pour la désigner, plutôt une résignation collective, faute d’un programme inexistant et de cadors du parti refusant, selon les mots du flamboyant Montebourg, « d’aller au casse-pipe ». La droite, dans son ensemble, était ravie : personne dans ses rangs ne pouvait un instant imaginer la défaite avec une adversaire pareille.

L’UMP s’était retrouvé autour de Nicolas Sarkozy, le Président sortant. Sa désignation n’avait été précédée ni suivie d’aucun vote au sein de son parti ; les CRS, ayant cinq ans d’intenses expériences derrière eux, étant là pour bouter hors de la grande salle tous ceux qui avaient des velléités de contestation. Ce fut donc à main levée que le vote eut lieu : 100% des présents supplièrent Sa Majesté de bien accepter de se représenter, pour le bien de la Nation, du Peuple et de son Parti (rayer les mentions inutiles).

François Bayrou et Philippe de Villiers, eux, s’étaient présentés pour la forme. Et à eux deux, ils ont obtenu à peine 3% des voix au premier tour, un honorable score au vu de leur poids politique.

Au second tour, sans surprise mais sans enthousiasme non plus, les deux candidats présents étaient Nicolas Sarkozy et Marie-Ségolène Royal. Un remake de 2007 également, et en aucun cas, un renouvellement de têtes, de candidats et de générations. Les Français étaient résignés…

Nicolas Sarkozy ainsi que Ségolène Royal avaient toutefois fait une campagne assez bizarre…. Leurs attaques se concentraient sur les sept “petits” candidats. Aucune attaque frontale… Étonnant, surtout que la candidate socialiste accumulait les erreurs, et que le candidat umpiste accumulait les exagérations et les approximations.

Le débat de l’entre-deux tours fut étrange…. Les deux candidats évitaient soigneusement tout sujet potentiellement conflictuel, ils n’osaient même pas se regarder, ils furent pratiquement absents. Un des journalistes présents, agacé par tant de banalités, partit même avant la fin de l’émission, tandis que les autres ne réussissaient même pas à réprimer leurs bâillements.
Ce fut une catastrophe médiatique. Pas de mordant, pas de petite phrase, que des platitudes.

Le dimanche 6 mai 2012, à 20h, la raison de cette quasi-absence de campagne fut connue. Monsieur Nicolas Sarkozy, en direct de l’Elysée, informait les Français qu’il avait pris, quelques heures auparavant, pour quatrième épouse Mademoiselle Marie-Ségolène Royal. Celle-ci s’était décidée, à l’aube de ses soixante ans, à enfin consentir au mariage. Elle avait enfin compris que c’était la seule façon pour elle d’accéder à l’Elysée, son rêve le plus cher. Le ciment de leur couple était, a n’en pas douter, leur ambition démesurée.

Le résultat de l’élection importait finalement peu. Enfin, pour sauver la France, il n’y avait plus seulement un homme providentiel, mais surtout un couple. Exit Cecilia et ses amitiés libyennes, exit Carla et le show-biz, place à Ségolène. Les expulsions allaient reprendre de plus belle, les camps militaires pour enfants agités allaient ouvrir.

Les Français avaient été trompés, la démocratie bafouée, les manifestations pouvaient commencer.

30 avril 2008

Elections présidentielles de 2012. Et le vainqueur est … (6)

Classé dans : politique, présidentielles 2012 — lucmandret @ 05:30
19h50. La tension monte dans les QG des deux finalistes aux élections présidentielles de 2012. 19h55. Patrick Poivre d’Arvor et Claire Chazal annoncent un résultat inattendu à venir dans cinq minutes. 19h58. Les visages se figent et trahissent une certaine émotion. 19h59. Les journalistes prennent une grande inspiration. 5. 4. 3. 2. Il est 20h

la suite vue par Maxime Pisano :

Il s’enfonce un peu plus dans le canapé, dans une confortable déception, et éteint cette saloperie de télévision. Encore raté, murmure-t-il, mais qui peut donc entendre ce qu’il dit ? Il fait noir dans son petit appartement, les stores sont fermés et la foule qui se presse autour de la mairie de sa petite commune l’insupporte.

Qu’attendent-ils donc, tous ces cons ? Rien n’a changé pendant des dizaines d’années, rien ne changera, les voyous sont partout, on peut les ramasser à la pelle dans ma cage d’escalier, et l’autre faux-cul qui nous promettait de passer tout ça au kärcher. Kärcher, je sais même pas comment ça s’écrit d’ailleurs. Claudine, sers-moi donc un autre verre !

Claudine ?

C’est vrai, il n’y a personne. Il a un peu du mal à se souvenir que sa femme est partie ; des larmes coulent sur ses joues imbibées de vodka, des larmes de rage. Il rallume son poste, le nouveau président s’exprime, calmement, solennellement ; lui, fulmine : mais qu’est-ce que tu nous parles de solidarité nationale ? Le vrai problème, c’est que notre pays a trop d’étrangers, trop d’Arabes ! Et dire qu’on a fait rentrer la Turquie dans l’Europe, bon sang, on va avoir des mosquées de partout ! Ah, on pouvait dire ce qu’on voulait, mais le Jean-Marie, lui au moins il nous comprenait. Quand je pense que l’autre cruche a dit à la télé que la France s’était débarrassée d’un poids quand il est mort, je me dis que j’ai bien fait de ne pas voter pour elle. J’ai même bien fait de ne pas voter du tout, tiens, tous les mêmes de toute façon, quand il s’agit de prendre le pouvoir et s’en mettre plein les poches, là il y a du monde, mais pour nous écouter, nous…

Satisfait d’avoir conscience des problèmes qui minent son si beau pays, il avale une dernière gorgée de vodka, se perd en borborygmes, et s’endort sur ses belles certitudes. La France dort tranquille.

Elections présidentielles de 2012. Et le vainqueur est … (5)

Classé dans : politique, présidentielles 2012 — lucmandret @ 09:30
19h50. La tension monte dans les QG des deux finalistes aux élections présidentielles de 2012. 19h55. Patrick Poivre d’Arvor et Claire Chazal annoncent un résultat inattendu à venir dans cinq minutes. 19h58. Les visages se figent et trahissent une certaine émotion. 19h59. Les journalistes prennent une grande inspiration. 5. 4. 3. 2. Il est 20h

la suite vue par Romain Blachier :

« Et merde, con de moi, j’ai trainé, j’ai fait le tour des bureaux de vote du 7e ce matin et là j’en suis à revenir à la mairie pour les résultats et c’est dans dix minutes ».

Bon c’est vrai qu’un peu de détente avant le résultat, ça fait du bien mais quand même…

La campagne a été intense et s’est bien passée mais (huuuuum son parfum…) il y a toujours une imprévision, un risque de surprise…

Il est vrai que l’incompétence du président Sarkozy en matière économique a fini par amener le pays sous tutelle du FMI. En étant cynique (tu me manques, j’ai envie de toi…), j’aurais pu dire que le social-démocrate que je suis avait toutes les raisons d’être ravi d’une direction des affaires du pays par DSK et ses équipes mais bon…

La présidentielle avait commencé avec quelques décisions spectaculaires (et son corps qui fait monter le désir en moi et ses cheveux…) . Ainsi François Bayrou avait renoncé à la vie politique pour devenir président d’E-Bay France, un métier où il connaissait une certaine réussite, Sarkozy avait décidé de se retirer pour devenir courtier à la Société Générale et Ségolène Royal avait préféré se lancer dans la campagne pour la présidence européenne à laquelle s’était récemment joint l’Egypte et la Turquie, ouverte au suffrage universel par le traité de Eisleben. Celui-ci avait triomphé (et moi sur toi et toi sur moi, enchevêtrés….) par plus de 60% des voix malgré la diversité du non, de Mélenchon au FN, en passant par Besancenot, Dieudonné ou Boutin. Les proches du président de la République avaient pour leur part fait discrètement campagne contre un traité peut-être pas assez atlantiste à leur sens (oh sa peau sur moi…).

La campagne de la personne que je soutenais, issue au deuxième tour, d’une alliance de différents partis de la gauche et du centre s’était fort bien passée face à un candidat conservateur (j’ai envie de me sentir avec toi, en toi…) qui avait montré son incompétence sociale et économique…

L’envie de savoir, l’envie de joie, l’envie de toi est trop forte. Le résultat attendra. Viens à moi. Je viens vers toi.

29 avril 2008

Elections présidentielles de 2012. Et le vainqueur est … (4)

Classé dans : politique, présidentielles 2012 — lucmandret @ 01:00

19h50. La tension monte dans les QG des deux finalistes aux élections présidentielles de 2012. 19h55. Patrick Poivre d’Arvor et Claire Chazal annoncent un résultat inattendu à venir dans cinq minutes. 19h58. Les visages se figent et trahissent une certaine émotion. 19h59. Les journalistes prennent une grande inspiration. 5. 4. 3. 2. Il est 20h

la suite vue par Loris Guémart :

Poivre annonce : et le président serait d’après les estimations Dell/Ipsos/CSA : le visage de Nicolas Sarkozy apparaît, avec 50,1% ! Grand blanc de quelques secondes sur la chaîne, plan sur Claire Chazal, décomposée. Effectivement, la surprise est de taille pour tous les médias qui le donnaient vainqueur à plus de 60%.

20h01. Patrick Poivre d’Arvor annonce : « Attention ce ne sont que des estimations, d’ailleurs le score semble extrêmement serré, que pouvez-vous nous en dire » à l’éternel sondeur, qui semble encore plus blanc que les deux présentateurs de la chaîne. Il n’en sait rien, les premiers dépouillements semblaient très favorable à Nicolas Sarkozy mais l’outsider Olivier Besancenot, qui a profité de la faiblesse chronique du PS et de la mort des autres formations d’extrême-gauche pour supplanter les socialistes au second tour, semble avoir une majorité écrasante dans les centre urbains qui commencent tout juste à être dépouillés. En fait, on comprend que ces 50,1% ne représentent rien tant le sondeur bafouille et farfouille dans ses petits papiers.
20h04. Patrick Poivre d’Arvor doit d’ailleurs reprendre ce dernier qui se perd en conjectures. « Bon, pour l’instant, Mr le Président est réélu, nous vous tiendrons bien sûr au courant. » Claire Chazal n’a toujours rien dit depuis vingt minutes, elle semble très absorbée par ce qu’on lui dit dans l’oreillette, en tout cas elle aussi est blême, on sent que le champagne déjà débouché va perdre son gaz avant que TF1 ne se décide à faire péter éventuellement les coupelles.
20h05. « Rendons-nous tout d’abord au QG de l’UMP, notre envoyé spécial Stéphane Guichard va pouvoir nous en dire plus. Alors Stéphane, ou en est on à l’UMP ? » Stéphane explique avec un sourire qu’on lui sent du mal à dissimuler que c’est le silence total à l’UMP, seuls les porteurs d’infos et d’estimations circulent, en tout cas pas de joie visible, en dehors des jeunes. Petit plan sur un QG qui semble comme une fourmilière, mais bien silencieuse.
20h08. « Voyons comment ça se passe de l’autre côté » dit enfin Claire Chazal, qui semble se reprendre à grand-peine. Et là, on comprend que quelque chose se passe, en effet l’envoyé spécial semble au milieu d’une immense foule, il a beaucoup de mal à parler, lui est devant le QG dans la rue envahie de gens, jeunes dans leur immense majorité. Une foule joyeuse, hurlant sa victoire.
20h10. Retour sur le plateau de TF1, ou règne un silence de mort. Panaoramique des invités : Jean-François Copé, Patrick Devedjian, Valérie Pécresse, Ségolène Royal, Julien Dray, Alain Krivine. Le dernier a un sourire ironique, tous les autres se taisent, on dirait un enterrement. Les deux présentateurs commencent à leur demander leurs réactions.
20h16. Devedjian, après avoir rappelé que pour l’instant Nicolas Sarkozy était réélu : « Les vrais français s’opposeront à une dictature communiste si jamais l’extrême-gauche gagne, je les enjoint à ne pas voter pour le totalitarisme dans trois semaines, la situation du pays est grave. » Lui, il a visiblement pas changé depuis ses vingt ans, et sa défaite dans le 92 face à Patrick Balkany ne lui a pas réussi.
20h20. Royal, candidate malheureuse aux primaires du PS face à Delanoë, choisi par le Bureau central et pas les militants : « Je ne peux me réjouir d’une situation intenable, si le candidat de la gauche démocratique n’avait pas été sélectionné sans le peuple, cela ne serait jamais arrivé, en tout cas je demande solennellement à Olivier Besancenot s’il est élu d’intégrer au plus vite le camp démocrate, je veux bien l’y aider personnellement. » Dray est consterné, Krivine se gondole et répond du tac au tac que « Merci mais on va se débrouiller, jusque là on ne s’en tire pas trop mal pour un parti de notre taille. Quand aux accusations de totalitarisme ou d’anti-démocratisme, au vu des 5 dernières années nombre d’entre vous sont très mal placés pour en parler »
20h24. Patrick Poivre d’Arvor, qui semble excédé, commence à houspiller le sondeur dont on vient d’ailleurs à se demander quelle va être sa couleur finale, là il passe du rouge au blanc voir jaune ! Notre pauvre homme du CSA répète que les résultats continuent d’arriver au compte-goutte et qu’il est très difficile de voir se dégager une majorité claire, mais qu’il nous tient au courant dès qu’il a de nouvelles informations. Il se fait prendre à parti et par les deux journalistes et par Copé et Devedjian qui trouvent ça inadmissible, on est au XXIè siècle quand même, si on n’avait pas interdit le vote électronique on n’en serait pas là, et blablabla…nous font chier les sondeurs, en gros.
20h27. Nicolas Sarkozy apparaît sur l ‘écran dans son QG; Chazal nous annonce en catastrophe qu’il va faire une déclaration importante. On attend quelques bonnes secondes que la foule hurlante des jeunes UMP se calme.
20h28. Nicolas Sarkozy se proclame vainqueur de l’élection présidentielle ! Il déclare qu’il a de nouveaux chiffres en sa possession, du ministère de l’Intérieur, qui lui donneraient une avance définitive. Il semble sacrément nerveux en le disant – on commence à le connaître après l’avoir vu pendant huit ans tous les soirs – , mais dans le QG de l’UMP on fait – enfin – péter le Champagne.
20h31. Retour plateau, si Devedjian, Copé et Pécresse semblent aller mieux, les autres semblent en flottement, Krivine se met à gueuler que c’est inadmissible, qu’on va descendre dans la rue, il se fait couper par Ppda qui sort de son rêve d’oreillette pour aller voir l’envoyé spécial à la LCR.
20h33.C’est le bordel ! Le type de TF1 est en train de se faire « remonter » par la foule vers le bureau dirigeant, il parle d’une « injustice qui révolte tout le monde ici. »
20h35. Retour plateau. Valérie Pécresse n’attend même pas le commentaire de Patrick Poivre d’Arvor pour fustiger ces criminels, et prévient que la démocratie c’est dans les urnes, pas dans la rue. Patrick Poivre d’Arvor la coupe brutalement pour annoncer qu’apparemment des milliers de gens, en tout cas à Paris selon les informations dont ils disposent – on entend le sondeur se faire interroger en douce par les politiques – , sont dans la rue et semblent converger vers le QG de l’UMP.
20h38. Le sondeur annonce qu’il a du nouveau ! Selon ses chiffres, qui sont actualisés à l’instant, il semble que le ministère de l’Intérieur se trompe vu que lui en est à Sarkozy 49,6 et Besancenot 50,4 aux derniers chiffres, que le vote des villes est dans certains cas massivement en faveur de Besancenot, que les bureaux de votes sont en train d’être dépouillés, il ne voit pas quelles réserves de voix aurait Mr le Président, en tout cas il estime lui qu’Olivier Besancenot a gagné.
20h41. Petit tour de France des envoyés spéciaux TF1, ça semble être de plus en plus le bordel dans la rue, d’ailleurs même en bas de chez moi j’entends les gens sortir de chez eux.
20h44. Les deux journalistes (sic) de TF1 ont toujours énormément de mal à se contenir, tandis que le plateau tourne à la lutte rangée entre d’un côté les trois UMP qui expliquent que si le ministère de l’Intérieur a les chiffres alors ils ne se trompent pas et Nicolas Sarkozy est réélu, les deux PS semblent un peu perdus, réclament de la démocratie et de la transparence, toujours aussi courageux quoi. Alain Krivine, lui, est rouge de colère, parle de révolution populaire et citoyenne.
20h49. Au QG de l’UMP on retrouve le gars de TF1 qui nous parle d’émeutes à l’extérieur, c’est sur q’avec un QG dans le 10è arrondissement on pouvait s’y attendre vu le discours sarkozien ! Pas d’images, tous les journalistes sont dedans. Poivre et Chazal, sur le plateau, n’arrivent plus à calmer le jeu, Copé et Devedjian sont en train de se lâcher et de réclamer qu’on fasse cesser ça, mais que fait la police, et on a bien la preuve que ces gauchistes sont contre la démocratie ; Krivine est seul pour se défendre, malgré les regards en coin Royal et Dray se taisent, forcément après l’appel du PS au second tour à voter contre la LCR ils ont violemment le cul entre deux chaises.
20h56. Alors que les envoyés spéciaux parlent à présent de « violents affrontements », Nicolas Sarkozy prend la parole dans son QG et devant la caméra admet à reculons sa défaite, blâme le ministère de l’Intérieur – très crédible – , enfin fustige les « criminels » dont on entend la colère de sa télé, dit de « l’autre candidat » qu’il n’a pas pris ses responsabilités en n’appelant pas au calme, et part de la tribune comme il est arrivé, en coup de vent. Un ange passe au QG de l’UMP.
21h02. Après un bref retour chez TF1, discours d’Olivier Besancenot, sous les hourras d’une foule nombreuse, beaucoup trop d’ailleurs pour le siège de la LCR, ça déborde ! Il commence par parler d’une grande victoire pour le peuple de gauche sur une droite haineuse qui n’aura renoncé devant aucun coup bas pour gagner, y compris « cette grossière tentative de manipulation médiatique orchestrée avec la complicité de l’Etat, dont les citoyens n’ont pas été dupes un instant. » Il déclare avoir attendu une certaine certitude dans les résultats pour s’exprimer, et enjoint effectivement au calme. Il souhaite que la même vague se produise aux législatives maintenant que le Parti Socialiste a montré son vrai visage : la droite. Tout cela sous les hourras, et dans une ambiance qui semble sacrément festive.
21h11. Retour plateau, Patrick Poivre d’Arvor fait état d’une diminution des affrontements, notamment dans Paris, nos amis de l’UMP sont jaunes, Royal est en train de parler mais ne dit rien, comme d’habitude, et on sent Krivine agité sur son siège, il semble vouloir se casser pour aller célébrer ça plutôt que de se taper la langue de bois de ces vieux routiers de la politique. Pour une fois qu’il remporte une élection, on comprend qu’il veuille pas se laisser bouffer son plaisir !
21h18. Claire Chazal annonce la pub et la seconde partie à venir de l’émission avec d’autres politiques, en arrière-plan Krivine est en train de débrancher son micro et de se casser, l’extrême-gauche est à l’Elysée ! Enfin…dans quelques jours, on se demande d’ailleurs comment va se passer la dernière semaine du règne de Nicolas « little big man » Sarkozy.

28 avril 2008

Elections présidentielles de 2012. Et le vainqueur est … (3)

Classé dans : politique, présidentielles 2012 — lucmandret @ 06:00

19h50. La tension monte dans les QG des deux finalistes aux élections présidentielles de 2012. 19h55. Patrick Poivre d’Arvor et Claire Chazal annoncent un résultat inattendu à venir dans cinq minutes. 19h58. Les visages se figent et trahissent une certaine émotion. 19h59. Les journalistes prennent une grande inspiration. 5. 4. 3. 2. Il est 20h

la suite vue par Yves Formentin :

En lisant sa fiche où sont notés les résultats, le visage de notre PPDA national trahit quelques signes non seulement de surprise mais aussi, oui, on dirait de crainte. Claire Chazal a l’air plus sereine au moment où son compère parle aux 8 ou 9 millions de téléspectateurs de la chaîne TFPE (Télévision Française Publique d’Etat).Elle prend la suite de Patrick. Nous sommes au QG du vainqueur, en Seine Saint Denis. Le reporter tente de prendre quelques mots de militants mais tous sont sous le choc de la surprise de cette victoire très nette, aussi nette qu’inattendue. Evidemment on entend des cris de joie, on voit des explosions d’émotions, aussi bien des militants que des personnalités présentes qu’elles soient politiques, peoples, des journalistes et anciens journalistes, etc. Le reporter a du mal à se faire entendre dans tout ce brouhaha, on peut lire sur ses lèvres que le nouveau président de la République prendra la parole assez vite.

De retour sur le plateau un plan large nous montre les invités politiques, peu nombreux encore, la plupart avec un large sourire au visage. PPDA reprend son trône de roi du journal, en annonçant une nouvelle fois les résultats, mais en insistant – ce qui est surprenant quand on y réfléchit – sur l’abstention qui apparaît bien forte pour ce scrutin. Jean-Marc Lech, président de IPSOS, corrige le chiffre donné « Après affinement le chiffre se rapproche plus de 46% d’abstention Patrick. ». Alors que Patrick Poivre d’Arvor souhaite, après avoir remercié le partenaire sondagié de TFPE, aller au siège de campagne du candidat déchu, Claire Chazal, qui semble se réveiller d’un coup, annonce que le président élu va bientôt prendre la parole…

La tension monte d’un coup sur le plateau. Il est 20h19. Le vainqueur va déjà parler. Presque aussi vite que Ségolène Royal en 2007 après sa défaite face au Président sortant Nicolas Sarkozy. Pour meubler un peu en attendant l’arrivée du nouveau patron, Claire nous retrace le scénario du premier tour. « Surprise de la non candidature de M. Sarkozy.», «Et un premier tour déjà surprenant, M. Bayrou très bas avec 6%, M. Besancenot très haut avec 17%». Les yeux de la présentatrice semblent s’affoler quand elle voit qu’elle doit poursuivre le blablatage. Heureusement PPDA prend le relais en appuyant sur la surprise, décidément, de la candidature du French doctor «qui a dû aspirer les électeurs de M. Bayrou, d’où son score de 9%». Alors que tout le monde croit que enfin celui qui doit fêter sa victoire inattendue, car parti de loin pour arriver à 54% et ainsi combler les 5 points de retard du premier tour sur son concurrent, va parler, on annonce une fausse alerte.

PPDA reprend sur le premier tour. «Le candidat du PS, M. Strauss Kahn, devant avec 32%, loin du candidat du parti présidentiel». Claire Chazal intervient à ce moment, avec une délectation visible : «En effet, même les efforts de Mme Royal de soutenir le candidat du PS après avoir soutenue M. Bayrou au premier tour n’auront pas suffit». Patrick coupe sa collègue qui allait poursuivre sur sa lancée. «On annonce que le Président de la République, je suppose qu’on veut dire le président élu, va monter sur la scène pour son intervention…»

Apparaît à l’image Nicolas Sarkozy, Président sortant, à la stupéfaction des deux présentateurs, et certainement de beaucoup de téléspectateurs. « Mes chers compatriotes, mes cher amis »

Nicolas fait de grands gestes de salut, puis des nerveux, à son habitude. « Je vais faire très court. Vous attendez toutes et tous mon successeur, je le sais. Mais ce soir je voulais fêter avec vous ma… notre victoire. Celle de la France ! Celle de la République ! » Ce soir nous avons fait face aux appels de ceux qui voulaient nous voire à terre. » Ce soir nous avons montré quel est le parti réellement populaire ! » Je sais que beaucoup avaient peur de la défaite et ne comprenaient pas mon retrait. » Rappelez vous ce que je vous avais dit : « N’ayez pas peur ! » » Aujourd’hui je vous le dis, « Nous n’avons pas peur ! » » Car aujourd’hui non seulement l’avenir de la France va vers la lumière, mais celui de l’Europe aussi ! » Oui, mes chers amis, oui… grâce à vous, grâce à nos amis du Royaume Uni, des pays de l’est de l’Europe et grâce à mon ami Silvio… oui je serai Président de l’Union Européenne. Et je dis aux citoyens de l’Europe, n’ayez pas peur ! N’écoutez pas les obscurantistes qui ce soir vont crier au diable ! ! ».

L’image sur la TV se coupe en deux. Nicolas Sarkozy sur la moitié gauche, et on retrouve le plateau sur la partie droite. Tout le monde a les yeux rivés sur l’écran géant. Un gros plan sur PPDA nous révèle son regard…malgré son âge on arrive à percevoir, dans le fond de ses yeux, une peur, une inquiétude sincère d’un homme, certes peu courageux dans ses opinions et son travail, mais un homme intelligent…

Retour en gros plan dans le QG de campagne de l’UMP. Nicolas Sarkozy profite des applaudissements pour boire un verre d’eau. Il savoure. Fait des signes des mains, des yeux. On aperçoit rapidement le visage de sa troisième femme.

Il reprend. « Mes chers amis, mes chers citoyens, vous allez avoir la chance d’avoir sur un même plateau le futur président de l’Union Européenne et le futur président de la République ! »

Veuillez accueillir notre vainqueur, notre homme de la soirée, veuillez accueillir le Président de la République ! » Sous un tonnerre d’applaudissement et de cris, Xavier Bertrand fait son entrée…

27 avril 2008

Elections présidentielles de 2012. Et le vainqueur est … (2)

Classé dans : politique, présidentielles 2012 — lucmandret @ 11:30
19h50. La tension monte dans les QG des deux finalistes aux élections présidentielles de 2012. 19h55. Patrick Poivre d’Arvor et Claire Chazal annoncent un résultat inattendu à venir dans cinq minutes. 19h58. Les visages se figent et trahissent une certaine émotion. 19h59. Les journalistes prennent une grande inspiration. 5. 4. 3. 2. Il est 20h

la suite vue par MC du Cabinet de Subversion :

Le logo de TF1 apparaît en énorme à l’écran sur une musique hyperstressante de générique de JT ; Claire Chazal, les yeux humides, regarde Poivre d’un air catastrophé – celui-ci toussote. Le visage qui s’affiche à l’écran n’est autre que celui du leader de la grande « Coalition de Libération », crédité de 50,6 % des voix, contre 49,4 % pour le candidat Sarkozy. D’une voix blanche, Chazal bafouille : « Comme comme vous le pouvez le voir, c’est donc euh Olivier Besancenot qui sera le septième président de la cinquième République, du moins euh s’il le souhaite ». « C’est une énorme surprise », précise d’Arvor sans même regarder la caméra, demandant des confirmations d’un œil atterré à Brice Teinturier. On distingue deux énormes auréoles de sueur au niveau de ses aisselles. Sur le plateau, la caméra fait un rapide balayage des politiques qui s’installent : Michel Onfray, porte-parole de la Coalition, jubile de toutes ses dents et de ses joues bouffies ; Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de la candidate Royal, est plus belle que jamais mais arbore un visage sombre. En face, Marine Le Pen sourit d’un air narquois et serein, Jean-François Copé a une mine pitoyable. Verdâtre, les yeux cernés, ridé comme une californienne liftée, il a l’air d’avoir passé une journée épuisante.

Brice Teinturier, dans un état de stress évident, prend immédiatement la parole sans que personne ne l’y ai convié. « Je voudrais tout de suite préciser que ce ne sont encore que des estimations, il reste des bulletins qui n’ont pas été dépouillé. Les gens peuvent encore, euh, il est encore possible d’aller voter ». Les joues rouges, il regarde Poivre et Chazal, qui, presque mécaniquement, se mettent à bêler en même temps « Il est encore possible d’aller voter ». « Notamment à Paris ! » s’écrie Teinturier. « A Paris et dans toutes les grandes villes où les machines éhm, les machines euh, à voter ont perturbé le vote », rajoute l’ex-femme de Philippe Torreton.

Poivre essaie de reprendre le contrôle de l’émission :

– Alors alors comme vous le voyez, les invités sont arrivés, alors on va peut-être demander à Michel Onfray, parce que les vainqueurs c’est eux, hein, c’est eux, alors Monsieur Onfray, c’est une grande joie ?

– Oui, c’est une joie profonde, nous vivons un moment historique, la France va ouvrir la voie, les citoyens ont choisi de se libérer, de faire confiance à la grande coalition de gouvernement, d’union de toute la gauche, que nous avons porté, et dont j’ai l’immense fierté d’être le porte-parole, tous ces gens qui se sont rangés derrière la candidature d’Olivier Besancenot nous ont permis de remporter une immense victoire.

Poivre, le sourcil froncé, réplique immédiatement :

– Alors il y a beaucoup de courants dans cette coalition, puisqu’il y a José Bové, une partie des communistes, une partie des verts, des dissidents socialistes, des libertaires, des alternatifs, des associatifs, des anarchistes, des syndicalistes, ça va être extrêmement compliqué, en tous cas je l’esp… En tous cas on peut s’interroger…

– Ne vous inquiétez pas pour nous, vous savez très bien que nous avons déjà présenté aux Français un organigramme précis du gouvernement que nous allons former, en attendant les élections pour former l’Assemblée Constituante.

– Selon cet organigramme, vous serez le ministre de l’Education Sociale, intervint la Chazal.

– Ouais.

Brice Teinturier, statisticien de la SOFRES (dont les sondages donnaient deux jours avant une nette victoire du Président sortant Sarkozy, l’alliance UMP-FN étant censée garantir de toute prise de pouvoir par la gauche) se redressa sur son siège et, agité, semble-t-il, par une fureur intérieure, donna la parole à Copé, dont les cheveux crépus et frisés formaient, sur le haut du crâne, une sorte de monticule capillaire des plus laids.

« Les Français sont en train de faire une énorme bêtise, ils le savent, ils expriment un mécontentement, un ras-le-bol, et il faut leur dire que l’extrémisme n’est pas une solution ; que Besancenot et sa coalition détestent la France et les Français, que le pays va à la ruine. Mais je crois, encore une fois, que les Français le savent, ils ont juste voulu envoyer un signal fort à la classe politique, et ce signal, nous le recevons ; nous leur proposons d’inverser ce message lors des législatives qui vont arriver, que M. Besancenot appelle des « constituantes », et bien nous allons présenter des candidats de front républicain partout, en formant des coalitions PS-MODEM-UDF-NC-UMP-MPF-FN, de façon à ce qu’on ait un gouvernement d’Union Nationale, mais pas l’extrême gauche, non, pas l’extrême gauche… »

La phrase de Copé, à bout de nerfs, se perdit dans un sanglot grotesque. La parole fut donnée à Najat Belkacem.

« Et bien je crois que pour nous, c’est très simple, nous allons voter, pour savoir si nous voulons participer à cette aventure, à ce gouvernement ; Ségolène Royal souhaite que les militants puissent voter pour déterminer la conduite que le PS doit avoir ; si on peut s’allier avec la Coalition de la libération. Il y a bien sûr de nombreux points de désaccord entre nous, mais il y a aussi des points de convergence, comme sur l’écologie, nous aussi on est pour l’écologie (« Ben nous aussi ! » beugla Marine Le Pen), on est pour certaines choses proposées par M. Besancenot, donc on peut peut-être travailler ensemble… »

« Quoiqu’il en soit, haleta la Chazal à la façon d’un Yorkshire passé au défibrillateur, notre président Sarkozy a d’ores et déjà annoncé qu’il quittait la France. »

President de la République intérimaire : Olivier Besancenot

Premier Ministre intérimaire : José Bové

Ministre du changement constitutionnel : Arnaud Montebourg

Ministre des solidarités économiques : Clémentine Autain

Ministre des solidarités sociales, de la transformation sociale et du dividende universel : Serge Halimi

Ministre des conditions de travail et des loisirs : Susan George

Ministre des Affaires étrangères, du codéveloppement, de la solidarité internationale et de l’accueil aux populations du monde : Alain Badiou

Ministre de l’Education Sociale, de l’enseignement supérieur et du temps libre : Michel Onfray

Ministre de la Justice et de la réforme judiciaire : Thierry Lévy

Ministre des luttes contre les insécurités sociales, de la réforme de la police et de la lutte contre la répression : Catherine Baker

Ministre de l’Egalité et de la Liberté : Marcela Iacub

Ministre de la pluralité médiatique et de la liberté d’expression : Christiane Restier-Melleray

Ministre de la Culture : Catherine Millet

Ministre de la décroissance, du développement durable, des finances et de l’aménagement du territoire : Cécile Duflot

Ministre de l’Ecologie, de l’agriculture verte et de la dépollution : Noël Mamère

Ministre de la Santé, de la Recherche, de la Science et de la Technologie : Aurélie Trouvé

Ministre du Logement : Yves Salesse

Secrétaire d’Etat aux questions militaires et au désarmement : Benoît Hamon

26 avril 2008

Elections présidentielles de 2012. Et le vainqueur est … (1)

Classé dans : blogs, politique, présidentielles 2012 — lucmandret @ 02:00
19h50. La tension monte dans les QG des deux finalistes aux élections présidentielles de 2012. 19h55. Patrick Poivre d’Arvor et Claire Chazal annoncent un résultat inattendu à venir dans cinq minutes. 19h58. Les visages se figent et trahissent une certaine émotion. 19h59. Les journalistes prennent une grande inspiration. 5. 4. 3. 2. Il est 20h

la suite vue par Chantal Portuese :

L’image arrive progressivement à l’écran, très légèrement floutée, pour s’offrir de plus en plus nettement à nos yeux ébahis!…

Deux paires de pavillons surgissent. De ces organes qui ne laissent jamais indifférents surtout quand ils offrent leur proéminence sans vergogne. De ces organes donc, qui perturbent le reluqueur pas forcément bon entendeur. Des feuilles de choux, des esgourdes qui pourraient en dire long sur leur capacité d’écoute. Est-ce à dire que les français, las de tous les discours politiques remâchés, remastégués durant des lustres, se sont tournés sur cet aspect physique de l’écoute dont nos dirigeants ont été largement déficitaires durant les cinq années écoulées? Sinon, quel autre point commun entre ces deux personnes dont on découvre les visages, largement garnis de ces atours auditifs qui les caractérise sur le plan physique ?

Les sondages étaient loin d’avoir prévu ce tandem !

Cette France partie en barigoule, diminuée, bushisée, aurait-elle fait, enfin, le choix de l’humanisme sans le dissocier de l’humour nécessaire pour redonner la joie de vivre à ses citoyens tenus en apnée durant un quinquennat en faillite, complètement escagassé par un président omnipotent?

Humanisme, humour, ces deux mots n’ayant pas d’étymologie commune, mais un début phonétique identique, se seraient-ils conjugués de façon naturelle au présent pour un futur définitivement tourné vers l’humain et son bonheur?

L’humanisme comme force de résistance? …On l’a tant espéré!

L’humour comme puissance d’opposition? …Coluche l’avait tenté!

A Sacha Guitry qui se demandait quand est-ce qu’on prendrait les comiques au sérieux, la réponse est là…si irréaliste fût-elle, il y a quelques jours encore, à en juger par les commentaires sans complaisance sur une telle candidature.

Les français ont-ils choisi de rompre avec les bonnes vieilles habitudes en ne votant pas dans le sens des sondages?

Inimaginable!

Ca y est l’image est nette, il n’y a plus aucun doute! Incroyable!

Les yeux de Poivre d’Arvoir bégayent de stupeur. Ses implants arrivent même à s’entrechoquer dans la secousse. Sa bouche remue dans le vide durant d’interminables secondes…

La tête et le regard penchés de Claire Chazal montent d’un cran, déplissant son cou pourtant si soigneusement mésolifté qui s’offre pitoyablement sur un décolleté abritant deux gants de toilette.

Le premier blabloute ce qu’il peut, la seconde avale péniblement sa salive bactérisée par le régime sarkozien tant vénéré. Ces deux complices d’une information largement aliénée et travestie à la seule gloire de leur maître, sont sous le choc.

Ils n’arrivent même plus à se couper la parole, c’est dire! On pourrait presque deviner la pâleur sub-maquillage de ces journalistes-vedettes, et même sentir l’odeur acide d’une transpiration venue du plus profond de leurs corps paniqués, sollicitant ainsi leurs glandes sudoripares émerveillées par ce surcroît d’activité inespéré, pouah!

Les français ont-ils pété les plombs?

Ou se sont-ils enfin réveillés ?

Il va bien falloir prononcer les noms de ces deux impensables gagants du premier tour.

Le premier…à la rigueur, le second…une hérésie!

C’est Poivre qui s’y colle :

« Donc, les finalistes sont ….sont….

…..

François Bayrou et …

Et … »

Eh eh !….

Eh Eh…

« Dany Boon !!!! »

On est en 2012, pour nous la vie va commencer…

Un ch’ti débat pour le deuxième tour ?

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