Dégoté pour vous “LE” scoop de l’année 2008. Non, pas de révélation sur la grossesse de Carla Bruni ? Je m’en tape … Le mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ? Petits joueurs … Le nouvel amant de Ségolène Royal ? Trop “terre à terre” … Les photos de Geneviève de Fontenay nue ? Bien trop vulgaire …
“LE” scoop de ce début 2008, c’est l’embauche d’Olivier Besancenot, le leader de la LCR, par Nicolas Sarkozy. Depuis quelques semaines en effet, l’Elysée a mis à disposition d’Olivier Besancenot un bureau à l’abris des regards pour enfin réaliser la politique dont Nicolas Sarkozy.
Car vous ne le saviez pas, mais Nicolas Sarkozy s’est joué de tous. On le croyait dangereux droitiste libéral. En fait notre président voue à Karl Marx, ce que Carla Bruni voue au Botox : une addiction suprême. Les livres de chevet de Nicolas Sarkozy ? Les ouvrages de Marx, Keynes et Blum.
On murmure même que Nicolas Sarkozy ferait son coming-out communiste lors du prochain remaniement ministériel, avec la promesse d’un ministère régalien pour Olivier Besancenot.
Preuve en est, les nouvelles mesures annoncée par le Président de la République. Je vous ai déjà parlé de la fin de la publicité sur France Télévisions : prendre l’argent au privé pour le redistribuer au public, faire fi des audiences télévisuelles, taxer l’économie de marché, quoi de plus gauchiste ?
Vous voulez une preuve de tournant de la politique de Nicolas Sarkozy ? Relisez bien le discours des voeux du Président de la République aux parlementaires et au Conseil de Paris. Voeux prononcés le 9 Janvier 2008, dont vous pouvez trouver la retranscription sur le site de l’Elysée.
Lors de ce discours, Nicolas Sarkozy déclare : “Un système où sur les profits des entreprises, il y aurait un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les salariés et un tiers pour l’investissement, c’est un système, permettez-moi de le dire, qui aurait une certaine cohérence et une certaine logique“. Vous avez bien lu : un tiers des profits des entreprises reversés aux salariés !
Un tiers des profits aux salariés. Le grand Capital qui partage les profits avec le Travail. Gauchiste, je vous disais. Du Besancenot dans le texte. Et en effet, quoi de mieux que cette mesure ? Bravo Nicolas Sarkozy. Je vous soutiens. Quoi de mieux pour donner du pouvoir d’achat aux français ?
Prenez les plus grosses sociétés du CAC 40. Sur le site du Figaro (journal bientôt sarko-gauchiste), on trouve cette information quant aux bénéfices des cinq plus grosses entreprises françaises : douze milliards pour Total, sept milliards pour BNP et Sanofi, cinq milliards pour EDF et Société générale.
Total donc emploie 95000 salariés environ. Un tiers des bénéfices, cela fait 3 milliards d’euros. A diviser par le nombre de salariés, cela fait plus de 40000 euros par salarié ! La BNP c’est 138000 employés, soit presque 17000 euros par tête. Sanofi, environ 100000 salariés, donc plus de 23000 euros par employés. Pour EDF, environ 160000 personnes recevraient ainsi plus de 10000 euros par an. Enfin la Société Générale, avec ses 120000 employés, verserait environ 14000 euros par personne.
Au total, et rien que pour les sociétés du CAC 40, ce serait un tiers des 100 milliards de bénéfices de ces 40 entreprises à reverser. Imaginez : plus de 30 milliards dans les poches des salariés de ces entreprises. Et ce n’est que la partie immergée de l’iceberg : la mesure annoncée par Nicolas Sarkozy serait valable pour toutes les entreprises. En France, grâce au gaucho-Sarko, le pouvoir d’achat va exploser !
Et ce n’est qu’un début : depuis que le pariso-sarkozysme s’est mué en besanceno-sarkozysme, depuis qu’Olivier Besancenot a remplacé Laurence Parisot dans le coeur de notre Président, il se murmure dans les milieux bien informés que de nouvelles grandes mesures sont en cours de préparation. Ainsi une politique de Grands Travaux devrait être annoncée dans les semaines à venir, avec la construction de milliers d’écoles, universités et centres de recherche. Le gouvernement travaillerait également à la privatisation de toutes les entreprises du secteur de l’énergie. Et la première mesure-clé qu’Olivier Besancenot annoncerait lors de son entrée au gouvernement serait le triplement du SMIC, du RMI et de tous les minima sociaux.